Salina
Salina, c'est l'une des Iles Éoliennes, et volcaniques, ancrées au large de la Sicile. Enseigne idoine pour cette table de poche au coude-à-coude qui se la joue <C'est nous les gars de la Marine> avec ses tapas iodés délivrées en console centrale et sur tablettes et guéridons hauts, baignées d'un bain turquoise du plus bel effet. Mais ce petit navire enchante surtout par son environnement carrément chavirant: de géantes faïences de Sarreguemines millésimées 1892 (classées Monument Historique) grimpant jusqu'au plafond, et ses scènes de genre (pêche, coquillages et crustacés...) époustouflantes. De quoi booster l'inspiration du capitaine à la barre, Fabien Chivot, également proprio d'un bistrot (in)carné dans le VIème arrondissement, en des déclinaisons océanes où le cru et quelques tropismes Soleil Levant s'imposent: filet de maquereau à la flamme et betteraves, ceviche ou tataki de thon blanc, riz à la japonaise, moules en bouillon dashi, carpaccio de dorade... Avec un réel coup de patte, comme en témoignent cette séraphique friture d'éperlans où les rejetons ont de la chair et du croustillant, ou ces accras à faire pâlir quelques thuriféraires des recettes portugaise ou antillaise. Les allergiques à l'iode pourront eux voguer vers le demi-magret de canard et le sashImi de bœuf au tamarin, en s'accrochant à la bouée des frites maison, tout bonnement extra.
Accras de morue sauce chien - Éperlans frits et mayonnaise à l'ail noir - Spaghettis artisanaux à l'encre de seiche, moules au bouillon dashi, coriandre et huile d'olive - Glaces sésame noir et litchee.





