Angelus du canal (L')
Exit Philou, repris par deux associés qui avaient dans les années 90 un bistrot dans le XIVe, puis se sont exilés pendant vingt ans à Singapour, en y multipliant et exploitant différents restaurants. L'adresse s'annonce "bistronomique", ce qu'elle n'est pas (c'est peut-être mieux), et présentait lors des fortes chaleurs, une ardoise assez costaude en propositions, plutôt à base de plats minute, avec certaines entrées en demi-portions. On sent que la maison se cherche encore un peu, mais nous avons été un peu estomaqué par l'incroyable tenue de spécialités venues de Nice, à savoir les frites de panisse offertes en amuse-bouche (jamais rien goûté d'aussi bon), la pissaladière et, dans une moindre mesure le thon à la niçoise. Le jeune chef ayant travaillé sur la Côte d'Azur ne mégote pas sur les anchois, ceci expliquant cela. Même constat du côté de la sélection de vins, pas réellement mature (malgré Crochet, Colinot et Chignard), mais qui l'est nettement plus dans le petit bar à vins que les deux hommes exploitent juste à côté et qui est vraiment séduisante. Une adresse à suivre donc.
Frites de pois chiches (panisses) offertes en amuse-bouche - Pissaladière du cours Saleya - Niçoise de thon (très riche en crudités) - Salade de poulpe (légèrement trop confit) - Glaces maison (mangue et abricot).

