228 Litres
Bar à vins. Enseigne mi-codée (étalonnage du fût bourguignon). Comptoir ? De poche, juste pour verre de contact (sans rapport, sous-entendu fripon, avec le Pigalle d'antan). Et cave (500 références) à manger. Au dîner, assuré par le sous-chef de l'ex-Abri (ex-gloire destroy nippone bistronomique). Donc, formellement, d'ascendance Soleil Levant. Accessoirement de talent, CQFD. Ce que Naohisa Hiwatashi démontre sans peine (en live derrière le comptoir). Confirmé en assiettes, petites zou pas, tapassées ou pas. Bûchées d'arrache-mains : tartare de mulet noir, sabayon à l'ail des ours, œufs de truite, citron cédrat ; carbonara d'asperges blanches, anguille fumée, œuf parfait ; tortelli de veau et coques, bouillon de talons de jambon, fenouil sec et estragon, cinglant ; apothéose, un ravageur feuilleté de lapin et foie gras, digne d'une Tour Eiffel. Personnel ? Ultra-compétent-souriant. Le cadre ? Petite salle chapeautée de lierre, éclairage tamisée. Inconvénient ? Les places sont chères car l’adresse déjà courue. Autre ? Le chef est en CDD jusqu'en février prochain. Courez-y vite. Gilles Dupuis
Tatin de salsifis, crème morilles, café et cacao - Feuilleté de lapin et foie gras, carottes caramélisées et estragon - Blanc-manger de litchis, granité de thé oblong épicé, glace tonka.


