Eels
Les places sont chères au déjeuner dans cette table du faubourg, ample, logée dans de hauts volumes contemporains (et le niveau sonore élevé qui en découle) traités de sobre manière, blanc, pierres et poutres des murs porteurs. Si le succès est au rendez-vous, cherchez du côté des apprêts d'Adrien Ferrand issu de la matrice William Ledeuil: des assiettes joliment esthétiques, mais surtout surprenantes (aucun énoncé ne vous laissera indifférent), complexes, audacieuses et harmonieuses. Ne serait-ce que pour ces ravioles de lapin où la chair de l'animal est respectée ou cette anguille (Eels) d'une finesse sans pareille. Petit bémol, une présence relativement intrusive, de vinaigre, sans doute un hommage aux Troisgros qui en ont fait leur signature.
Ravioles de lapin, poireaux et oignons grillés, pruneaux, moutarde, estragon - Anguille fumée Eels, réglisse, vierge, pommes, noisette - Tartelette feuilletée, crémeuse, vanille-coco, pamplemousse blanc, marmelade banane-noisette.



