Maquis (Le)
Ne pas se fier au nom de l'établissement (malgré quelques incursions méditerranéennes, les plats n'ont ici rien de corse) ni même à la façade rouge basque dont l'enseigne s'annonce trompeuse (Cave de la Villa, est-il indiqué). En revanche, pas de tromperie dans l'assiette : on confirme ainsi sans retenue toutes les louanges récoltées par ce sympathique bistrot de quartier dont la renommée a largement dépassé les frontières d'un XVIIIe arrondissement de plus en plus gourmand. Dans un décor resté dans son jus - chaises Baumann, banquettes en skaï rouge et appliques rétro, Paul Boudier et Albert Touton, passés par le Chateaubriand (XIe), font merveille à l'heure du déjeuner. La "faute" à leur irrésistible menu à 18 euros (deux entrées, plats et desserts au choix) qui, de harengs escortés de chou rouge et d'une crème de raifort à un crumble aux pommes, en passant par une savoureuse poitrine de cochon à la moutarde, enchantent dans un joyeux brouhaha les vieux habitués comme les jeunes branchés. La belle sélection de vins nature, elle, ne gâche rien. Il faudra maintenant revenir le samedi midi ou à l'heure du dîner pour découvrir une carte plus étoffée et aux tarifs forcément plus élevés (compter une quarantaine d'euros).
Harengs, chou rouge et raifort - Poitrine de cochon à la moutarde, lentilles - Crumble aux pommes.



