
Petit Gris
Le jeune chef qui avait fait une première apparition médiatique éphémère dans l'émission Top Chef en 2015 a depuis roulé sa bosse. A seulement 25 ans, Jean-Baptiste Ascione a œuvré à La Machine à coudes à Boulogne puis au Kube avant de se retrouver ici seul aux manettes. Un peu à l'écart de la porte de Champerret, ce Petit Gris démarre sur les chapeaux de roue. Dans une ambiance rappelant une campagne idéalisée, bien propre et végétalisée, avec des tables en bois brut, le concept des petites assiettes à partager est exploité à fond tant au dîner qu'au déjeuner. Même si à midi un menu plus classique en deux ou trois temps est aussi disponible. Il faut faire son choix parmi seize propositions classées par type (viande, poisson, végétarien et dessert), servies dans un format tapas et qui, toutes, relèvent d'un sourcing soigné : porc du Tarn, tomates de Bruno Cayron ou bonite de Saint-Jean-de-Luz notamment. Saveurs percutantes, audaces maîtrisées et plaisir bien réel pour une expérience à renouveler. Un bémol cependant avec des desserts moins aboutis que le reste. Carte des vins encore sage dans ses propositions et qui devrait afficher à l'avenir un peu plus d'engagement.
Tartare de veau basque axuria, anguille fumée de Péloponèse de chez Kalios, et jaune d'œuf confit - Poitrine de porc croustillante du Tarn pak choï et sauce barbecue maison (délicieux !) - Maquereau mariné et fumé au Josper, condiment provençal et herbes au vinaigre (remarquable complexité des arômes) - Tomates de chez Bruno Cayron cuites six heures, anchois de Cantabrie et macadamia - Pavlova aux fruits rouges et crème gourmande (moins soigné que le reste).

