Rubis (Le)
Dans le quartier Montorgueil, celui des start-upers, on se bouscule au portillon pour le déjeuner. Tirant son épingle du jeu au sein d'un trop plein d'adresses fast-foodesques, le Rubis est de ceux chez qui l'on revient les yeux fermés depuis des années. Mise simple, carrelage, chaises bistrot, tables formica noir, murs et plafonds blancs parfois égayés d'expos photos, rien n'est tapageur tout comme le menu du midi, service détendu et sûr mené par Bastien Gabrie (ex-Quedubon), et assiettes verrouillées par Tommaso Brandini, toscan bon teint. Avec par exemple de fermes petits dés de tartare de bar égayées de ponzu en concurrence d'un puissant pâté en croûte au foie gras maison. On peut délaisser un classique cabillaud beurre blanc ou des joues de bœuf braisées pour, vivement recommandées, de délicieuses tripes de veau débitées en bâtonnets, longuement mijotées en bouillon au vin blanc et exaltées en finale de pecorino râpé au poivre et de moutarde. La pannacotta (onctueuse sans être gélatinesque) mangue et pistache en dessert ne donne pas envie de botter en touche. Comme souvent au dîner, ce type de bistrot abat ses cartes maitresses, paire de pigeon snacké et de Saint-Pierre aux pois chiches. En prime, une terrasse estivale en pleine zone piétonne à garder pour les beaux jours.
Tartare de bar de ligne, ponzu, radis, noisettes - Tripes cacio et pepe - Panna cotta mangue et pistache.




