Auberge Bressane
La proximité des Invalides explique peut-être pourquoi cette auberge reste l'un des derniers établissements parisiens à servir une cuisine bourgeoise. Les deux salles en enfilade à la décoration historique ne désemplissent jamais, accueillant tout autant touristes en quête d'un registre bien français qu'habitants du quartier heureux de trouver ici un repère réconfortant. L'explication tient également à la personnalité des deux heureux propriétaires, les frères Dumant qui avouent d'emblée aimer et revendiquer un registre à l'évidence anachronique. L'ambiance est ici à la fête, tout le monde s'employant en salle comme en cuisine à magnifier des recettes ancestrales, bouchée à la reine, tête de veau sauce ravigote, pigeon à la périgourdine ou omelette norvégienne. La carte joue parfaitement les saisons, truffes, asperges ou morilles selon les mois, et fait grand cas des abats ou des recettes régionales. Rien à redire quant à l'exécution, même satisfaction quant aux portions d'une grande générosité, et la carte des vins visite avec beaucoup d'à propos le vignoble hexagonal, bourguignon notamment. À noter le menu paroissial du dimanche qui permet aux familles aussi de se pourlécher les babines.
Saladier de mesclun - Bouchée à la reine, sauce financière - Profiteroles (avec deux choux généreux).


