Mischief
Dans la vibrante rue des Gravilliers la cheffe Erica Paredes, tatouages vissés aux bras, joue avec les tendances actuelles de la restauration. Salle minimaliste mais à la déco léchée qui s'articule autour d'une cuisine ouverte, avec de nombreuses places au comptoir, et une brigade dynamique au service d'assiettes qui s’amusent à piocher dans des registres variés. En réussissant à afficher une certaine modernité et à maîtriser les bases classiques. Ainsi, les saint-jacques - à la cuisson nacrée parfaite - sont proposées dans leur coquille comme on faisait autrefois, quand le dashi japonais et le beurre de maïs apportent le pep’s nécessaire. Quant au steak de champignons sensé remplacé la viande, il se voit gratifié d'une traditionnelle sauce au poivre et de frites pour accompagnement. Les raviolis de langoustines jouent eux le contraste entre la bisque généreuse et le calamansi qui parfume et tonifie le plat. Jusqu'au dessert autour du maïs - mochi maïs, espuma caramel maïs et pop corn - on apprécie cette cuisine qui développe des saveurs en fait consensuelles. La carte des vins regorge de références sur un mode nature, mais bien choisies pour leur côté rarement déviant. Arnaud Morisse
Saint-Jacques dashi beurre de maïs (cuisson parfaite, assez savoureux) - Steak de champignons sauce au poivre frites (bonne sauce au poivre, très simple) - gâteau mochi maïs, espuma maïs caramel et pop-corn (très réconfortant)





