Le Grand Véfour
Il a fallu Laurent de Courcuff et le groupe Paris Society pour que le Grand Véfour redevienne une adresse à partager. Avec un évident talent, le restaurant historique renoue avec son faste et décor légendaires. Mieux, en cuisine, il a retrouvé un peu la voix de son maître, le légendaire Raymond Oliver, dans une gastronomie plus proche de la bistronomie, à l'évidence plus accessible. Pas de menu imposé, mais une carte à laquelle Bruno Doucet redonne la magie des saisons et du bon produit. La simple salade de haricots verts, le pâté en croûte… un peu "comme à la Régalade", ou le pigeon parfaitement cuit et, si rare, farci, ont cette faconde qui réjouissent dans un tel lieu. Dès l'automne, lièvre à la royale et mijotés occuperont la place qu'ils méritent dans le registre d'un chef aussi technicien que bon vivant. La cave participe au même élan, en rien modeuse, juste à l'affût des pépites des terroirs français, même si la carte des cocktails n'oublie pas les sans-alcool. Le service, jeune et compétent, fait du repas ici un moment enjoué et festif.
Chair d’araignée de mer relevée au citron et piment d’Espelette, tomates et piquillos - Filet de bœuf rôti au sautoir, échalotes confites, jus d’une bordelaise et purée de pomme de terre légumes de printemps à la sauge - Grosse profiterole du Grand Véfour



