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Ryuji Teshima, dit Teshi, aperçu (et aimé) chez Alain Senderens, au 53 (Passage des Panoramas), chez Hugo Denoyer (où il apprenait la viande), au Terroir d’Avenir (où il se perfectionnait sur les poissons) anime avec son second Kenichi Hamda cette belle salle créée par Shinku Noda: tables très espacées impeccablement dressées, haut plafond, murs de moellons blancs, luminaires modernes et cuisine totalement ouverte (où s’active en silence toute la brigade, depuis les pluches, avec une extraction parfaite). Pas de carte, mais des menus (55 et 85€ au déjeuner, 105€ le soir) non affichés mais verbalement (et calmement) expliqués. La cuisine repose essentiellement sur la qualité des produits (verdures d’Annie Bertin), la justesse des cuissons, les contrastes de texture, la sapidité des jus et sauces, sans jamais afficher sa grande technicité. Elaboré par le nouveau sommelier (Matthieu Plantier, venu de Vigato), un grand livre de cave classique avec des vins au verre servis avec présentation de l’étiquette et dégustation (y compris de grandes bouteilles protégées de l’oxydation par le système Coravin). Service parfait, présent sans être pesant.
Chips de patate douce et pomme de terre agria ; pizzettina montanara (compotée d’oignons, balsamique et parmesan) ; ceviche de lieu jaune et coriandre, artichaut et chèvre frais, tagète et mizuna (en amuse-bouches) - Carpaccio de tomates et thon rouge de la Méditerranée, oignons rouges, lait ribot, huile aux herbes, burrata, gelée de veau - Cabillaud confit sur un lit de haricots verts sautés, sauce haddock fumé, tomates, câpres, olives noires, chou rave glacé, poudre d’herbes et palourde bretonne - Poulette de Pascal Cosnet ( à Coulant-sur-Gée), cuite à basse température et terminée au grill bincho, jaune d’œuf mariné dans un bouillon, écume de foin, maïs blanc, chorizo, cèpe bouchon, jus de volaille - Trio de pêches (nectarine, de vigne et blanche), granité verveine.



