Bourse et la Vie (La)
Ce natif de Chicago possède un talent fou pour sublimer le patrimoine parisien, et notamment ses bistrots. De l'ancien rade, Daniel Rose en a tiré le meilleur avec de jolis clairs-obscurs signés Farrow & Ball (!) et des banquettes réunissant une clientèle souvent cosmopolite qui revendique ici ses habitudes. La carte a ses classiques auxquels il serait dommage de ne pas goûter : poireaux vinaigrette et noisettes du Piémont, pot-au-feu à la tête de veau accompagné d'une sauce ravigote bien relevée ou sorbet au thym à l'huile d'olive et chocolat. Au déjeuner, la formule fait le plein, débutant par des hors d'œuvre (exceptionnels poivrons mijotés plusieurs heures et assaisonnés avec une huile de menthe) avant le choix entre poisson du jour, tartare de bœuf et steack. Et, surtout, des frites que partagent toutes les tables et dont la recette a été mise au point à l'époque du Spring. Pommes de terre de variété Agria ou Marabel selon les saisons, taillées à la main, quelques heures voire jours entre les deux bains de cuisson, elles sont bien dorées et surtout croustillantes. Le chef nous a même avoué en préparer jusqu'à 10 kg par jour alors que le restaurant ne compte pas plus de 25 couverts. Certains chiffres se passent de commentaires.
Quelques hors d'œuvre (endives crémées, betterave, poivrons à l'huile de menthe) - Tartare de bœuf, condiments classiques - Sorbet thym huile d'olive, chocolat.




