Petit Verdot (Le)
Hidé Ishizuka, ancien sommelier à Cordeillan-Bages époque Thierry Marx puis au Hiramatsu, reprenait cet établissement historique en 2005. « À l’époque, j’avais demandé à Jean-Michel Cazes si je devais changer d’enseigne, celui-ci me conseillant vivement de conserver le nom » précise Hidé. Un bon conseil rétrospectivement, vu le succès du lieu qui ne désemplit pas. Notre Petit Verdot reste avant tout un restaurant d’habitués, d’œnophiles et de bons vivants. Le genre de tables qui tendent à disparaitre au profit de sandwicheries. La devanture en bois ou le décor de la salle (préférez toutefois celle du premier étage) ont gardé la patine du temps. Un peu comme la cuisine, franche, sincère et ses plats goûteux à la présentation jamais faite pour épater la galerie. Bien que l’équipe, Hidé en tête et son chef Katsu Nitta, soit japonaise, le registre se veut plus que jamais français et traditionnel. Le ris de veau provenant de la boucherie Desnoyers, parfaitement cuit, moelleux, sans être trop rosé, constitue pour beaucoup la spécialité de la maison. Même si le jour de notre passage, le canard col vert était préparé avec tout autant d’aplomb et de dextérité. Les œnophiles trustent l’adresse pour sa carte des vins (300 références) à prix amicaux avec des coefficients tournant autour de 2 ou 2,5, plutôt que 3 ou 4 dans des établissements similaires. Il y a la carte des vins et puis tout ce qui n’y figure pas et que Hidé réserve à une clientèle à laquelle il entend faire plaisir. Il vous faudra montrer que vous méritez ces trésors cachés de la cave, ce qui n’est pas gagné d’avance, le patron étant difficile à convaincre.
Cromesquis de pied de porc - Ris de veau aux petits légumes - Assiette de fromages.


