Gemellus
Dans le sillon de son maître à cuisiner, Jean-Pierre Vigato, Maxime Le Meur peut se réjouir d'être désormais à la tête de sa propre affaire après être passé par les fourneaux d'Apicius, du Georges V ou de L'Affable. Lustre imposant, moquette au sol, moulures peintes au plafond et toile contemporaine au mur composent un cadre cossu et agréable pour accueillir un registre qui s'inscrit dans la défense et la mise en valeur d'une gastronomie bien française. Dans les assiettes, une prédilection pour les produits nobles - truffes en saison, foie gras, langoustines, caviar... - magnifiés par de petites touches tour à tour acidulées, sucrées, amères afin d'en tirer le meilleur parti. C'est futé et d'une réjouissance rare. Le cabillaud nacré à la cuisson parfaite développe toute une panoplie de saveur, caviar, coques gorgées d'iode ou condiment citronné. Coup de coeur également pour l'œuf parfait à la consistance crémeuse qui est fumé minute au bois d'olivier et servi avec une effilochée de joue de bœuf confite au vin et des dés de haddock. Il reste à cette jeune adresse de construire une carte des vins à la hauteur de sa cuisine, mais d'ores et déjà elle mérite amplement d'y réserver.
Raviole langoustine et crabe (parfait amuse-bouche plein de saveurs) - Pressé de foie gras, céleri rave et truffe (assaisonnement de caractère) - Œuf parfait fumé au bois d'olivier, joue de bœuf confite au vin, émulsion de parmesan et haddock (un rêve) - Cabillaud marbré à la feuille de nori juste nacré, caviar, coquillages et cresson (touches agrumées qui viennent équilibrer le tout, délice) - Tourte canard et foie gras et truffe - Poire pochée au curry, crémeux pistache, sorbet fruit de la passion (frais et léger) - Clémentines confites, meringue, sorbet champagne (joli contraste sucré-amer)





