Erre
Restaurant

Erre

Un bon restaurant
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Bien peu d’indications pour atteindre sa destination, il faut évoluer dans un environnement bucolique avant d’accéder au domaine, 140 hectares avec golf, hôtel, restaurant et bistrot. Clément Vergeat et Marine Mateos s’y sont installés au printemps dernier, coup de foudre immédiat pour l’ancien relais de chasse. Les propriétaires, Jeanne Frangié et Thierry Garret, leur ont laissé carte blanche. À lui le salé, à elle le sucré, et le plaisir pour nous de retrouver la lauréat 2023 du « Lebey de la meilleure entrée » autour d’un menu aussi lisible que gourmand. Dès les amuse-bouches, Clément place la barre haute. La suite s’inscrit dans une succession d’assiettes originales, graphiques, toutes marquées en saveurs. Avec ces petites saillies qui font vibrer le plat, comme celui à base de canard. Les produits locaux inspirent le jeune chef, il les sublime dans des préparations épurées souvenirs du séjour au Danemark, ou les cajole dans des compositions plus généreuses, clins d’œil à ses origines cévenoles comme la bajana aux noix et foie gras. Les sauces ou jus rappellent le sérieux de sa formation (Guy Savoy, Toshitala Omiya), alliant puissance et précision. Marine joue d’une même virtuosité avec les desserts, fruits de saison, légèreté et irrésistible gourmandise. Un peu plus loin au bistrot, installé dans le château, le couple se révèle sous un autre registre, un brin canaille avec soupe à l’oignon, tourte d’agneau effiloché ou profiterole, craquelin cacao et sauce gianduja. Pierre-Yves Chupin


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Pochana
Bistrot

Pochana

Un très bon bistrot
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"Une adresse de poche", l'expression n'a ici rien de galvaudée : pas plus de dix personnes peuvent loger dans la salle, en sachant que la quinzaine de mètres carré de l'endroit inclut aussi la cuisine. Là, May, Thaïlandaise d'origine, concocte avec méthode, rigueur et subtilité une cuisine vivante inspirée de ses origines. Outre la prouesse technique, on reste ébaubi par les saveurs développées dans chacune des petites assiettes : raviolis farcis au porc et cébette que relève une heureuse association entre huile pimentée et vinaigre noir, poulet mariné juteux à souhait avec une sauce réconfortante ou épaule de porc servi en curry coco. Pour l'accueil, c'est Rémi, le mari, qui s'en charge. Amoureux des vins nature, il aime les faire découvrir. Une atmosphère aussi chaleureuse et une cuisine aussi aboutie dans un espace aussi riquiqui, le client se sent vite ici privilégié. Voire VIP. Arnaud Morisse 


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Tontons de Neuilly (Les)
Bistrot

Tontons de Neuilly (Les)

Un très bon bistrot

Au cœur des Sablons, la place Parmentier a bien changé, désormais ilôt de verdure et de bien-être où la terrasse de ces Tontons a pris ses quartiers depuis l'été 2025. Telle une parfaite brasserie parisienne, elle accueille tous les jours, chaleureuse et animée. La carte privilégie la simplicité et le beau produit, pas forcément le pari le plus simple pour satisfaire la clientèle. Les haricots verts juste croquants et d'une remarquable fraîcheur s'associent parfaitement aux noisettes torréfiées et à la mimolette ancienne qui aurait mérité d'être taillée en fins copeaux. L'agneau confit arrive telle une pièce maîtresse, portions généreuses, jus parfait et frites ou salades en accompagnement gourmand. La fin de repas suscite un même enthousiasme, une tarte aux figues comme dans les bonnes maisons, pâte fine et fruits comme caramélisés. Service sympathique, cave bien fournie qui montre que les Tontons en charge de cette adresse en devenir ont de la ressource. Pierre-Yves Chupin 


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Hébé
Restaurant

Hébé

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Hébé est une table conviviale pour les épicuriens. Le chef doublement étoilé Michel Portos signe la carte de ce restaurant chaleureux au cœur du Paris historique. Inspiré des saveurs méditerranéennes, Hébé propose une cuisine audacieuse, moderne et gourmande, renouvelée au grès des saisons. Dans un décor élégant et apaisant, il invite au partage avec des assiettes modernes et créatives. Plusieurs menus sont proposés entre 63 et 74 euros par personne, celui du midi (entrée, plat, dessert) à 35 euros est un excellent aperçu du talent du chef. La carte des vins, élaborée avec le vigneron-consultant Stéphane Derenoncourt, se déguste au verre ou à la bouteille.


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Brass
Restaurant

Brass

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Commençons par la deuxième étape... la descente de cave. Poussez l'huis, au figuré, en demandant la carte des vins, presque un délit d'initiés (elle n'est pas proposée d'emblée), après avoir pris soin, au cas où, de capitonner votre carte bancaire: belle collec' de classés bordelais épanouis (Yquem 2005 à 500 euros), Trévallon, Terrebrune, Clos des Fées, Pacalet, Gangloff, Gauby, Rare de Piper-Heidsieck, Grange des Pères... et pour couronner le tout, une pepite, monthélie rouge 2022 de Coche-Dury (205 euros). Un parcours certes pavé d'incunables, mais qui, en dehors de ceux-ci, est balisé des flacons aux tarifs sans coups de fusil. C'est l'un des atouts de cette brasserie d'angle cossue au camaïeu de bruns et terrasse forcément bruyante (le boulevard ne fait pas de cadeau), qui pianote (il y a d'ailleurs un superbe demi-queue qui trône à l'entrée des lieux), sa gamme avec l'aisance de vieux briscards ayant pigé l'essence du moment: fournisseurs verrouillés (saucisson Ospital, tarama Petrossain, saucisse au couteau, bio...), semainier malin (tomates farcies, moules frites, navarin d'agneau printanier, poulet rôti du week-end, « comme à la maison, ou presque »), éclectisme bienvenu (saumon à l'oseille, foie de veau au vinaigre de framboise, lobster roll, salade caesar, T.bone pour deux...), accompagnements au choix (frites maison, haricots verts, riz basmati...). Pas de révolution certes, c'est le propre du genre, mais de quoi éveiller les appétits: œufs durs mayo aux graines de moutarde, rafraîchis de filaments de salade et de cébettes (bien vu), goujonnettes de sole en version académique, citron, sauce tartare, et persil frit, escortées d'une purée robuchonienne en diable, parfaite tarte aux framboises posées sur une mousseline vanille. On a raté (près de 10 minutes d'attente), la mousse au chocolat soufflée chaude, ce sera pour une autre fois. Gilles Dupuis

 


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Elbi
Bistrot

Elbi

Un des meilleurs bistrots de la ville

Des feuilles de vignes en tempura et condiment de pois chiches épicés, du poulpe en raviolis et jus d'un couscous, une cocotte de homard aux langues d'oiseau (petites pâtes), bisque aux graines de fenouil et nigelles... ça intrigue et ça réveille les appétits, non? Autant que la vingtaine de propositions-assiettes, qui cassent les codes entrées-plats-desserts, mises en scène par cinq types et températures de cuisson « Vapeur 85° C, Frit 180° C... ». Vous en voulez encore? Les hauts volumes de l'ancien Sapid de Ducasse, bouleversés par un matériau unique industriel, inox-alu, rutilant comme dans les seventie's. Maître d'œuvre, Omar Diab (avec Tour Eiffel dans le deuxième arrondissement) qui s'est offert une danseuse de haut vol, histoire de s'amuser avec ses racines égyptiennes et d'offrir ainsi un Levant qui flirte avec la gastronomie, sans sacrifier la noblesse des produits (pigeon de Racan laqué aux amandes frites). Plus frappant, c'est le côté ludique et insolite qui domine avec ce scotch egg travaillé comme un falafel et cette petite dose épicée qui vous rattrape en fin de bouche, cette volaille fermière désossée rôtie à 400° C, accompagnée d'une sauce hors norme à base de corète, feuilles séchées (plus ou moins proches de l'épinard, plébiscitées en Egypte et en Tunisie) cuites au bouillon de volaille et d'une étonnante couleur brune, ou même le combo pistache-praliné d'une crémeuse glace à l'italienne et ses atomisées graines de coriandre qui claquent sous la dent. Pas vraiment le temps de s'ennuyer avec ces surprises au bout de la fourchette. Gilles Dupuis


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Bar des Maillets d'Argent
Restaurant

Bar des Maillets d'Argent

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Qu'on se le dise, la Tour est en grande forme ! Depuis la reprise des cuisines de la table gastronomique par le MOF Yannick Franques, l'ouverture de la boulangerie avec une sélection exigeante ( le meilleur flan parisien de Paris), le bar du rez-de-chaussée a été repensé pour proposer une offre du petit-déjeuner jusqu'à l'after de l'après-dîner. Le Bar des Maillets d'Argent propose aussi le dimanche de 11 à 16 heures 45 un brunch qui comprend le choix entre deux plats chauds et un buffet à volonté d'entrées, de fromages et de desserts. Dans les fauteuils chics et élégants et dans ce décor fidèle au meilleur du style français des années 50 ou 60, il est heureux et confortable de prendre part au buffet qu'alimentent les cuisines du gastronomique ou de la boulangerie. À la différence des brunchs de palace, l'atmosphère se veut plus douce et feutrée quand les plats sont préparés par une brigade plus habituée au service en salle qu'au room service. Soit dans l'assiette, des préparations cuisinées avec un incontestable sérieux, un bel assortiment de poissons fumées, clin d'œil peut-être aux origines finlandaises de Tarja Terrail, et des desserts jouant à la fois sur le registre boutique ou à l'assiette, notamment un entremets au chocolat avec un appareil entre crème brûlée et mousse, puissamment cacaotée. Irrésistible. Pierre-Yves Chupin 


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Restaurant Mosaic
Restaurant

Restaurant Mosaic

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L’ouverture de ce nouvel établissement comblerait tout livre des records mais se raconte plus comme une belle histoire de famille. Les Dartnall-du-Plessis décident voilà quelques années de quitter l’Afrique-du-Sud qui les accueillit lors des guerres de religion pour retrouver leur berceau familial. Direction la Bretagne et, après quatre ans de travaux, le Château des Tesnières retrouve toute sa splendeur. Les meilleurs artisans des deux pays travaillent pour créer une atmosphère entre Loti et Viollet-Le-Duc, des chambres si civilisées telle une invitation au voyage, des toiles impressionnistes sud-africaines un peu partout prélevées du fond des deux musées familiaux, plus de mille magnolias plantés et, surtout, 25 000 bouteilles sur les 84 000 que possède Cobus du Plessis, le père de Chantel et collectionneur avisé, précautionneusement ici rapatriées. Le livre de cave fait rêver, environ 8 000 bouteilles en Champagne, des bouteilles sélectionnées pour être servies à leur apogée et des tarifs si doux, si inhabituels en restauration. En cuisine, à visiter absolument car si chic, Chantel - fille et propriétaire du lieu, dont le restaurant Mosaic à Pretoria était classé parmi les 10 meilleurs d’Afrique du Sud -, propose un registre voyageur. Parfois surprenant avec une touche sucrée en filigrane et de réelles réussites dans les associations entre des produits sélectionnés avec talent. La sommelière René Veldhuizen comble ses hôtes avec les exceptionnels grands crus français et sud-africains proposés, sans oublier les accords à base d’infusions si inédits.  Pierre-Yves Chupin


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Ti’Corail
Restaurant

Ti’Corail

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Un lagon aux eaux turquoises où fraient parfois tortues marines, raies, tarpons et autres poissons tropicaux et cinq tables dressées sur la plage de Grand Cul de Sac pour déjeuner les pieds dans le sable. L’ouragan Irma a détruit l’ancien O’Corail et obligé les nouveaux propriétaires à improviser un restaurant de fortune avec cuisine installée dans une caravane. À chaque service, le sable est ratissé pour en faire le cadre le plus soyeux où déguster la cuisine de Yann Vinsot. L’ancien directeur de la restauration du Cheval Blanc ne travaille que des produits frais (pas de congélation) et privilégie la pêche locale. Dans les assiettes en carton mais verres œnologiques, le déjeuner sur le sable devient festif. Accras végétarien à la friture arachnéenne, crabe et langouste servis dans un petit pain au lait du boulanger du coin avec sauce cocktail épicée et qu’accompagnent quelques frites croustillantes avant une mousse au chocolat puissante et à peine sucrée. Tarifs raisonnables, service attentionné et, pour une fois sur l’île, une bouteille de rosé à moins de cinquante euros ! Bref, le paradis. Pierre-Yves Chupin


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Almanach Montmartre (L')
Bistrot

Almanach Montmartre (L')

Un bon bistrot

L'ancien Polissons auquel nous avions remis le prix du meilleur bistrot en 2017 vient d'être repris par un jeune chef. Léo Giorgis a revu l'aménagement et sait chaque mois accueillir un artiste différent qui fait de son bistrot un antre agréable. La cuisine s'inspire d'un registre ménager, bien de saison, avec une volonté de bien faire et des assiettes plutôt généreuses. Pierre-Yves Chupin  


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