Petit Bleu
Bistrot

Petit Bleu

Un bon bistrot

À deux pas de la place du marché de Dinard, Sélène et Enzo ont transformé l'ancien Balafon en un Petit Bleu qui leur va si bien. La maison de ville lumineuse en pierre avec les touches bleues nécessaires fait l'animation d'un quartier aussi central avec sa terrasse quand l'intérieur, lui, accueille avec un accrochage réunissant les dessins ou toiles signés du jeune couple. Ils se sont rencontrés à l'institut Paul Bocuse (désormais institut Lyfe), partagent un même sens du bonheur et de l'hospitalité, même s'ils ne possèdent pas forcément les codes de la profession… Si Dinard et toute sa côte multiplient les bonnes adresses avec des chefs dument reconnus, il est rare dans cette Bretagne chic et distinguée de rencontrer comme ici un tel sens de l'accueil. Voire de se sentir un peu à la maison. En cuisine, Enzo propose chaque semaine une nouvelle carte autour d'un poisson, d'une viande ou d'un plat végétarien. Quelques inspirations bien de l'époque pour les entrées avec des épices dont la région est devenue ambassadrice, et des produits d'une réelle fraîcheur travaillés avec sincérité et surtout générosité. Des portions conséquentes donc et réjouissantes pour les filets de rouget qu'accompagne une comptée d'endives et un beurre rouge bienvenu avec échalotes et vin rouge. Les desserts mériteraient peut-être plus de concision et la carte des vins choisis par le couple au fur et à mesure de leur pérégrination dans le vignoble s'affiche sympathique avec pas moins d'une centaine de références. Pierre-Yves Chupin


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Scheffer
Bistrot

Scheffer

Un bon bistrot

C'est tout un quartier qui aime se retrouver ici, notamment au dîner. Car au déjeuner, ce vieux bistrot authentique fait le plein de cadres, artisans ou ouvriers, satisfaits de trouver à côté du Trocadéro une adresse préservée et restée accessible. Les tables bien espacées offrent assez de place pour se laisser aller aux confidences ou aux discussions plus intimes, comme l'absence de fond sonore apporte un confort réel. Chacun semble avoir ici ses habitudes sous la houlette d'un patron chaleureux qui veille scrupuleusement au confort de ses hôtes. La carte prometteuse avec les incontournables du registre bistrotier permet à chacun de trouver son bonheur. Pour nous, des poireaux tièdes parfaitement cuits décorés de la petite rondelle de tomate comme dans les années 70, la compotée de lapin à l'estragon à la chair délicate, maigre et pourtant disparue de la plupart des établissements, la tête de veau ravigote et ses petits légumes ou les profiteroles, généreuses avec trois beaux choux, à la pâte exemplaire et accompagnés d'un pot de chocolat chaud tout aussi généreux. Pierre-Yves Chupin 


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Camelia
Bistrot

Camelia

Un très bon bistrot

Dans une allée perpendiculaire à l'artère principale de la station, l’établissement a ouvert début 2025 et peut surprendre dans cet environnement vite modeux. Des banquettes le long d'une salle plutôt cosy, un bar comptoir et une terrasse pour les beaux jours, le décor et l'aménagement reprennent les codes du bistrot en version contemporaine. L'accueil réservé par Stéphanie Grosdoigts qui a quitté le monde de l'entreprise pour ouvrir l'établissement, comme la cuisine de Laurent Chauvin s'inscrivent dans le meilleur de la tradition. Beaucoup de gentillesse dès l'entrée et une carte qui s’applique à faire vivre ou revivre des plats pour beaucoup oubliés sur la plus longue plage d’Europe. Le chef, formé notamment par le sérieux Jean-Pierre Biffi de Potel & Chabot, prépare et honore avec tact œuf mayo, soupe à l'oignon, bouchée à la reine, parmentier de canard ou profiteroles. Les frites confectionnées à base de graisse de bœuf témoignent du sérieux derrière les fourneaux. Notre chou farci à partir d’une recette de Siegler - maître d’apprentissage du chef (élégant clin d’œil) - révèle une farce relevée, juste épicée, à base de viandes hachées à la main, d’une grande légèreté et digeste. Le jarreton de porc, confit et fondant à souhait (12 heures de cuisson), s’accompagne de mogettes, haricots blancs de la Vendée voisine, servies presque croquantes et relevées d’ail discret et de fines herbes pour un bel équilibre de saveurs en bouche. Mousse au chocolat tout aussi respectueuse de la recette traditionnelle, puissante, aérienne et accompagnée de dentelles de copeaux de chocolat. Carte des vins assez réduite mais réunissant des vignerons réputés pour leur sérieux. À noter un menu réduit au déjeuner (belles omelettes) et comptoir à emporter pour les fainéants des fourneaux. La Baule, jusque-là monopolisée par les restaurants de plage souvent trop modeux pour être honnêtes, connait enfin son repère authentique et gourmand.  Pierre-Yves Chupin

 

 

 

 


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Noé
Bistrot

Noé

Un très bon bistrot
♥︎

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Barbo
Bistrot

Barbo

Un des meilleurs bistrots de la ville
♥︎

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Anne
Restaurant

Anne

Un bon restaurant

Il a beau avoir été finaliste de Top Chef, Thibault Sombardier n’a jamais cherché à suivre ou anticiper les modes. Ce Lyonnais d’origine vient de succéder à Mathieu Pacaud à la tête de la table du charmant mini-palace de la place des Vosges. La salle à manger ouverte sur la vie de l’hôtel, à la fois élégante, intimiste et décontractée et que prolonge en été une terrasse irrésistible, accueille déjà de nombreux étrangers qui apprécient de retrouver ici un tel condensé de la « douce France ». La cave réunit parmi les meilleurs faiseurs du vignoble hexagonal et le chef joue d’attentions auprès de clients si bien disposés du début jusqu’à la fin du repas. Ce saucier remarquable qui réussit au court d’un seul repas consommé de champignons, sauce maltaise ou puissant jus de veau, aime aussi remettre au goût du jour certains classiques, telle la soupe de moule Billy-By - création supposée d’un chef de chez Maxim’s, et devenue avec Thibault une sauce accompagnant la pêche du jour. Desserts et personnel également au service d'une gastronomie jamais ennuyeuse et toujours aussi réjouissante. Pierre-Yves Chupin


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Maison Ruggieri
Restaurant

Maison Ruggieri

Un très bon restaurant
♥︎

L’installation de Martino Ruggieri dans l’enceinte du Palais Royal marque l’aboutissement d’un projet rondement mené. Le chef originaire de Martina Franca dans les Pouilles n’a pas perdu de temps, Bocuse d’Or d’Italie en 2017, bras droit de Yannick Alleno au Ledoyen avant d’ouvrir sa première maison rue Treilhard voici trois ans. Il défend avec une sincère passion la rencontre entre la haute gastronomie française, sa technique imparable et son ordonnancement légendaire, et une générosité toute italienne dans des saveurs souvent exacerbées par des assaisonnements enlevés et pointus. Les intitulés des plats, rédigés par son épouse elle-aussi italienne, utilisent les codes de la poésie : « le riz croustillant vibre de marée, les couteaux ouvrent une brèche saline ». Quelques jours après son ouverture, des plats déjà impressionnent, signent la personnalité du registre : foie gras cru sur lequel est versé un bouillant brûlant à base de têtes de crevettes et que réveillent pamplemousse brûlé et oursins. Le turbot cuit à la perfection sous la salamandre et nourri de beurre est proposé recouvert de truffes blanches. L’apport maritime participe à l’assaisonnement, salicorne et fruits de mer avec le poisson, voire anguille ou couteaux avec le bœuf que le chef fait venir de Galice. De la haute couture dans l’assiette, jamais conceptuelle mais construite autour d’une gourmandise insolite, solaire et surtout évidente. Quelques réglages encore à prévoir sur la partie sucrée, même si notre meringue aux fruits rouges jouait une légèreté bienvenue. Loin d’un exercice cérébral, le geste culinaire de Martino s’inscrit dans une générosité qui va droit au cœur. Pierre-Yves Chupin


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Ébène
Restaurant

Ébène

Un bon restaurant
♥︎

On pourrait s'interroger sur le sens de l'enseigne (nous n'avons demandé aucun éclairage à ce sujet, soit!) qui ne définit aucunement l'environnement de cette table, murs et nappage blancs, lambris raffinés associant bois de rose et de frêne, cuisine-comptoir ouverte (sans convives), et juste 15 couverts. En résumé, zen et lumineux. Avec ce souci de sérénité studieuse qui anime le couple Jihyun Kim au piano et Simon Plantrou au « salon » à manger, qui se sont connus chez Alain Passard et ont grandi lentement, durant six ans et demi, dans la hiérarchie et à l'ombre de leur grand maître. De là à reproduire sa philosophie, il y a une marge, non franchie, puisque, en dépit de référents légumiers (velouté de courge bleue de Hongrie, vol-au-vent de légumes d'hiver, poireaux nains aux algues...), belle place est faite aux produits de la terre (colvert rôti et sauce au porto Tawny, magret de canard...) et de la mer (turbot à la rôtissoire, oursin violet de Bretagne, entre autres). D'où une certaine volupté dans l'assiette, alliée à une grande générosité, tant tout est en place, pensé, phosphoré et réalisé dans le moindre détail sans que cela tourne à la confusion. Pour preuve ce carré d'agneau de lait de Sisteron, quatre côtes servies rosées, sur un lit de dés de légumes du moment (chou, céleri, radis), en mariage terre-mer au jus de moules et petites coques explosant d'iode. Ou encore, ce foie gras poêlé associant radicchio nature et tiges en ragoût aux graines de grenade, où le croquant, l'amer et le fondant fusionnent. Bref, de la belle ouvrage dans l'optique d'une gastronomie d'obédience classique, mais avec ce petit plus qui fait la différence. Gilles Dupuis


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Mantra
Restaurant

Mantra

Un bon restaurant
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Un p'tit tour, s'en va, et puis revient. Pour Jonathan Caron, Restaurateur majuscule, le parcours, celui que l'on connait, débute par l'Innocence, boudoir gastro, à deux pas de sa nouvelle adresse, qu'il porte haut, avant de se laisser tirer par la Manche, à Mers-les-Bains. Une charmante station balné-air (celui-ci y est dopant) picarde, où il reprend un hôtel restaurant, l'Itinérance, avec de semblables ambitions qualitatives, en compagnie d'un <toqué> malaisien, Monogeran Shasitaran, passé par quelques bonnes maisons (Meneau, Lorain...). Et s'il conserve son havre de l'orée de la baie de Somme, drivé par un jeune chef prometteur, le voilà, signant désormais son retour en duo au Mantra, annoncé par ses soins comme « Table passerelle » entre France et Malaisie. Une promesse d'insolite, qu'ils promeuvent par la scansion d'une dizaine de petites assiettes délivrées dans une atmosphère intimiste pour moins de 20 couverts et cuisine ouverte, logés dans un « black is black « surprenant, les tables étant juste éclairées par une focale tubulaire. Rien n'y est anodin, hors l'absence de viande (sauf une exception peu notable), avec règne du tout poisson et crustacé (seiche, vernis, Saint-Jacques, mulet, homard, gamberone...)., l'essentiel étant de se laisser porter par des saveurs venues d'un ailleurs. Elles se logent dans la mise en œuvre d'ingrédients peu ou prou inconnus, principalement d'obédience asiate tropicalisée (goraka, tamarin, pâte de crevette fermentée, datte Medjool...), secondés parfois par réductions et/ou bouillons (soupe de poisson, prune et noix de cajou...), osant même des apprêts à la limite du clivant (mulet sambal belacan en condiment marié à une soupe de mouton inspirée « comme sur les rues nocturnes de Malaisie »), du bluffant de simplicité tranchante (Saint-Jacques à la vinaigrette subtilement infusée à la fleur de rose), du renversant (filet de rouget cru qui prend des notes racinaires au contact de feuilles de curry) et de l'extrêmement complexe (chou-rave, pomme et cacahouète, mousse de coco à la prune fermentée, le légume en fines tagliatelles, et mini-crevettes séchées). Rien ne laisse indifférent, le produit initial étant toujours respecté en dépit de la puissance de certains condiments. Une belle escapade en terra incognita. Gilles Dupuis 


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Rennequin (Le)
Bistrot

Rennequin (Le)

Un bon bistrot

L'ouverture de ce Rennequin annonce et confirme le retour des classiques ou fondamentaux. Sans prétention aucune, cette nouvelle adresse défend une cuisine à la fois simple et réconfortante, à l'exécution précise, voire millimétrée. Peu de changements dans la déco qui reprend celle de l'ancien Petit Gris, le minimalisme reste de mise avec des murs immaculés, un petit bar et plancher en bois. L'essentiel se joue en fait dans l'assiette, bistrotière à souhait et bien tenue dans ses cuissons ou assaisonnements : œufs mayo remarquables dans le respect de la technique (jaune presque coulant, sauce nappante), rumsteak au poivre bien choisi avec des pommes dauphine qui méritent à elles seules le déplacement, blanquette de veau généreuse et dessert de cuisinier rusé qui sait associer à son riz au lait de l'ananas pour plus de légèreté et de saveurs. Les habitués ont vite trouvé leur place jusqu'à en faire leur refuge chaleureux et amical. Dans une atmosphère aussi détendue, on a vite fait de liquider quelques - bons - verres de vin et de songer à ranger son rond de serviette avant la prochaine fois. Arnaud Morisse


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