Traversée
Bistrot

Traversée

Un bon bistrot

Un bistrot inattendu puisque disposant de trois petites salles sur trois niveaux avec deux entrées sur deux rues différentes (d'où l'enseigne) qui a su rapidement trouver son public grâce à son service jeune et souriant et la qualité de sa cuisine. Laquelle est à deux vitesses, excellent menu au déjeuner à prix plancher (20 €) et petites assiettes, cependant copieuses au dîner. Bon choix de vins de propriété à tendance bio que l'on peut même découvrir sans nécessairement déjeuner ou dîner puisque la maison dispose d'une licence bar.


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Panda Panda
Restaurant

Panda Panda

Dans le cadre de la collaboration économique franco-chinoise, saluons cette création dont les deux jeunes boss sont français et le personnel en cuisine, asiatique. Ils ont lifté une ex-table italienne, poutres peintes en blanc, plantes vertes, dragon stylisé en néons multicolores (très réussis), arrière-salle sous verrière... et opté pour une courte carte de plats de Hong-Kong et Taïwan avec, en vedette, les modeux baos, sorte de brioches chinoises que l'on peut garnir de différentes farces. Pas de prise de commande par le personnel (uniquement français), mais une fiche que l'on remplit au crayon et service ultra-rapide car on sent bien que selon les principes du marketing il faut que la rotation de la clientèle soit rapide. Cela nous a valu de voir débarquer nos trois assiettes commandées en même temps. Mais l'ensemble se tient bien (excepté une sauce tamarin à la fois trop sucrée et trop salée), avec une cuisine sans glutamate (tant mieux), facturée un peu plus cher que dans un chinois de quartier tout en étant plutôt copieux. Comme le choix est cependant réduit, il faudra voir si la carte se renouvelle. Bon choix de boissons en prime, avec cocktails, sakés, thés, bières artisanales à la pression et vins de propriétaires parfaitement sélectionnés.


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Café du Coin
Bistrot

Café du Coin

Un très bon bistrot
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Plutôt que de chercher toujours la petite bête, autant le dire franchement : y’a pas mieux. Au déjeuner, à ce tarif provincial, on ne nous avait pas encore parlé d’un repas aussi copieux, sophistiqué, inventif, varié, moderne dans sa présentation et à la touche "vintage" dans son décor. Bon vins à partir de 4€, bonne bière pression Craig Allan ou Deck & Donohue, bonnes vibrations dans le service qui n’en rajoute pas (au vu de l’affluence, pas le temps !). Le soir et le week-end, les mêmes habitués, qui gardent pour eux le secret bien sûr, partagent des assiettes et parfois des barbecues. Le menu est remplacé par une carte proposant une fournée de pizzette croquantes et le choix entre deux propositions de pâtes et deux suggestions de desserts. Le soir, c’est grignotage. Comme on aime, on ose: c’est notre chouchou coin-coin!

 


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Caryatides (Les), Hôtel Alfred Sommier
Restaurant

Caryatides (Les), Hôtel Alfred Sommier

Richard de Warren a osé la cinquantaine passée transformé l'hôtel particulier de famille en hôtel de luxe. Il est vrai que l'immeuble s'y prête à merveille, sa porte cochère, ses salons en enfilade et ses chambres à l'étage donnant sur une cour aussi calme que reposante dans ce quartier central proche des grands magasins. Le joyau ?  Assurément le jardin logé dans la deuxième cour et qui abrite le restaurant durant les beaux jours. Et lorsque la pluie s'annonce, la salle à manger trouve ses aises à l'intérieur qu'illumine un bow-window donnant sur ce même jardin. L'heureux propriétaire a souhaité recevoir comme dans une maison de famille qu'elle est, assiettes en faïence de Gien, rond de serviette et couverts en argent, nappe damassée … Au menu, une même douce nostalgie mise en scène autour d'un registre classique, cuisine bourgeoise s'il en est, sauce beurre-blanc ou soubise en hiver, poissons nobles, millefeuille ou tarte bien évidemment maison. Rien de spectaculaire, certes des efforts encore à fournir dans le choix du pain, du café ou dans la sélection de vins, mais les assiettes jouent à leur façon l'atmosphère ou le décor empreints d'histoire. Les touristes auront eux aussi la chance de partager un Paris aujourd'hui souvent méconnu ou délaissé. 


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Grand Café d'Athènes
Restaurant

Grand Café d'Athènes

♥︎

Sans reproduire le traditionnel kafeneio ou kafeneia qui anime depuis toujours la vie sociale des villes ou villages grecs, ce café réussit en plein Faubourg Saint-Denis à distiller cet art de vivre qu'offrent si bien la Grèce et Athènes sur ses terrasses. Celle du Grand Café d'Athènes se montre confortable et élégante comme l'intérieur ne manque pas d'allure avec son bar en marbre blanc, son coin sofa pour les jours moins ensoleillés et son aménagement aux subtiles teintes vert céladon. Sur la carte, difficile de résister à l'appel de la grande bleue, avec toute une sélection de mezzedes, de sandwichs proposés dans un pain pita, de salades, de kebabs ou de desserts réalisés au dernier moment. Produits de premier choix en provenance de Profil grec, de Kalyos pour les olives et l'huile, comme de l'excellente boutique Kilikio (rue Notre Dame-de-Nazareth), ou saveurs vite enivrantes, menthe, coriandre ou origan frais qu'accompagnent souvent les plats à partager ou non, et ce de l'entrée jusqu'au dessert. Chloé Monchalin derrière le comptoir a l'œil sur tout et enchaîne dans la joie et la bonne humeur le service d'assiettes qui rencontrent depuis l'ouverture un succès mérité. Bref, voilà une adresse devenue en quelques semaines incontournable et indispensable au simple bonheur des Parisiens. 


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Maquis (Le)
Bistrot

Maquis (Le)

Un très bon bistrot
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Ne pas se fier au nom de l'établissement (malgré quelques incursions méditerranéennes, les plats n'ont ici rien de corse) ni même à la façade rouge basque dont l'enseigne s'annonce trompeuse (Cave de la Villa, est-il indiqué). En revanche, pas de tromperie dans l'assiette : on confirme ainsi sans retenue toutes les louanges récoltées par ce sympathique bistrot de quartier dont la renommée a largement dépassé les frontières d'un XVIIIe arrondissement de plus en plus gourmand. Dans un décor resté dans son jus - chaises Baumann, banquettes en skaï rouge et appliques rétro, Paul Boudier et Albert Touton, passés par le Chateaubriand (XIe), font merveille à l'heure du déjeuner. La "faute" à leur irrésistible menu à 18 euros (deux entrées, plats et desserts au choix) qui, de harengs escortés de chou rouge et d'une crème de raifort à un crumble aux pommes, en passant par une savoureuse poitrine de cochon à la moutarde, enchantent dans un joyeux brouhaha les vieux habitués comme les jeunes branchés. La belle sélection de vins nature, elle, ne gâche rien. Il faudra maintenant revenir le samedi midi ou à l'heure du dîner pour découvrir une carte plus étoffée et aux tarifs forcément plus élevés (compter une quarantaine d'euros).

 


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Pastore
Restaurant

Pastore

♥︎

Dans une ambiance bien dans le vent avec murs bruts, mobilier vintage (superbe luminaire-globe industriel) et vestiges comme cette vieille porte condamnée, cette adresse réjouit les Parisiens depuis son ouverture. Le chef italien passé notamment chez Osteria Ferrara (tout comme la responsable et sommelière), propose une version modernisée de la gastronomie de la Botte. La spécialité des lieux, les spaghettonne au homard, comblent les palais difficiles, tandis que le reste de la carte verse plutôt dans un registre aux saveurs précises et contrastées, et aux ingrédients de choix qui vont jusqu'au café déniché chez un petit torréfacteur romain. C'est l'endroit idéal pour découvrir au mieux les vins italiens avec une belle carte spécialisée.


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Faham (Le)
Restaurant

Faham (Le)

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Après l'école Ferrandi puis le Saint-James à Bouillac où elle a rencontré son mari pâtissier, Kelly Rangama a participé à Top Chef puis à l'animation d'une émission culinaire sur France O pour mettre en avant les épices et les techniques de sa Réunion natale et des DOM-TOM. Ils ont ouvert en juin 2019 un établissement à la charnière de la bistronomie et de la restauration classique dans le quartier des Batignolles. Ils y font découvrir avec enthousiasme une cuisine au goût du jour, en évolution, où les épices toujours présentes ne sont jamais envahissantes. Pavé de légine parfaitement cuit qui joue avec les agrumes et la texture du riz soufflé, pré-dessert délicieux où l'ananas et le sorbet coriandre s'associent délicatement. Le restaurant fait le plein chaque soir de la vingtaine de couverts de la grande salle cosy, moderne et un espace permet d'accueillir une tablée de huit personnes à côté de la petite cave dédiée à des vins judicieusement choisis, bien inscrits dans les tendances nouvelles revendiquées ici. 

 


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So Nat
Bistrot

So Nat

On ne va pas discuter ici du sexe des anges ni de l’origine du nom Buddha bowl (spirituel pour les uns, évocation du ventre rond des statues pour les autres) dont So Nat s’est fait la spécialité sous la houlette de Zohra Levacher. Architecte renégate, elle et son équipe proposent des bols -deux tailles au choix- réunissant légumes crus et cuits, céréales et légumineuses. C’est coloré (comme les ardoises murales détaillant les différents bols  à coup de craies multicolores) et très goûteux. À défaut d’une conversion miraculeuse immédiate au veganisme, c’est une bonne adresse pour flexitarien. Brunch le samedi (20€). Autre adresse: 9 rue de la Borde, 8e. Ouvert de 11 h 30 à 15 h.

 


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Anona
Restaurant

Anona

Un bon restaurant

Thibaut Spiwack s'inscrit bien dans son époque. Ce jeune chef qui a fait ses armes au George V, au One O One à Londres, au Lucas Carton auprès de Jérôme Banctel puis au Jules Verne, a monté son projet de restaurant en veillant à son impact écologique et social. La salle lumineuse et aux murs bleu canard affiche un chic contemporain. À la carte ou dans les menus, des plats qui jouent avec les codes du moment et mettent en avant des produits parfaitement "sourcés" avec quelques propositions vegans bienvenues. Dans les assiettes, un travail de grande précision dans les présentations comme dans les associations de saveur. Les desserts restent tout aussi bien inspirés avec, notamment, une truffe d'été bien gérée, nullement anecdotique et saupoudrée sur un entremets au puissant chocolat. Cette cuisine technique mériterait un peu plus de recherches dans le service du vin. 


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