Éclipses
Restaurant

Éclipses

Au croisement de deux rues historiques, un espace baigné de lumière et aménagé par un architecte au goût certain. Un chef passé par des maisons respectées et à la technique irréprochable comme au talent indéniable qui se retrouvent dans les nombreuses attentions qui ponctuent le repas du début jusqu'à la fin : remarquable feuillantine format taille XL, beurre et assortiment de pains maison, nombreuses tartelettes en guide de mignardises. Tout irait pour le mieux dans cette nouvelle adresse si la composition ou la présentation des plats ne venaient à gâcher trop souvent le plaisir. Comme ce foie gras aux saveurs parfaitement équilibrées et à la texture presque suave que vient perturber un accompagnement maniéré et daté. La clientèle du quartier, souvent gâtée et habituée au meilleur, privilégie un registre plus porté sur l'excellence dans la pureté ou la simplicité. Défaut de jeunesse à quelques mois seulement de l'ouverture et on se réjouit d'ailleurs de l'ouverture prochaine d'un coin boutique qui permettra, notamment,  de commander ce foie gras parmi l'un des meilleurs de Paris pour ses seules saveurs. 


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Drouant
Restaurant

Drouant

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Peu de restaurants racontent aussi bien la vie culturelle que le Drouant. L’attribution du prix Goncourt chaque début novembre devient l’occasion d’un mémorable déjeuner. Le menu reste aussi secret que le nom du lauréat, obéissant à un strict protocole : obligatoirement crustacés selon une tradition instaurée par Colette et gibier, à plumes les années paires et à poil celles impaires. Le repas servi en 2025 incarne à la lettre l’esprit de la maison, comme son attachement aux beaux produits : caviar, gelée de cèpes et crème de cresson, suivent langoustines avec tartare et consommé rafraîchi, puis queue de homard confite au beurre d’algue, lièvre à la royale et langue d’oursins, charolais en guise de fromage avant des pommes flétries rôties, poire crue, crème fouettée et noix fraîches. Proposé jusqu’à la mi-décembre aux clients du restaurant, le festin du Goncourt a ses habitués. Une seule préoccupation semble animer la maison, le bien-être du client, tous les jours de la semaine, dimanche inclus. Le directeur, James Ney, impose son style et une dynamique en salle qui font plaisir à voir. Le chef, Romain Van Thienen, excelle dans les classiques parisiens ou envies de saison. Le lièvre à la royale, le pâté en croûte aux trois viandes, le vol-au-vent sauce Albuféra constituent autant de traces d’un héritage culinaire dont les Gardinier, propriétaires de l’endroit, se veulent les exigeants récipiendaires. Lors de notre passage, le poireau vinaigrette trouvait grâce dans l’exercice toujours périlleux que constitue la remise au jour d’un classique bistrotier : travaillé tel un sushi et, surtout, nappé d’une sauce à base de pois chiches à la texture parfaite, puissamment parfumée grâce à l’ajout d’huile du légume et d’un soupçon de balsamique blanc. Même bonheur avec la profiterole, remarquable de justesse. Le magret de canard ne suscitait pas autant de curiosité, même s’il trouvait dans le côtes-du-rhône recommandé par le chef-sommelier Guillaume Sicsic son meilleur faire-valoir. Car, l'autre raison de venir ici, reste la cave, passionnante à parcourir, toujours à dominante de rhônes comme à l'époque l’avait élaborée Antoine Pétrus. Impressionnante et tellement juste dans ses choix qu'elle reste pour nous un modèle du genre, méritant plus que jamais son "Lebey de la meilleure carte des vins" décerné en 2020. Pierre-Yves Chupin


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Café Verlet
Restaurant

Café Verlet

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Les travaux engagés voici trois ans ont certes presque doublé la surface de cette boutique historique, mais le charme opère toujours et l'atmosphère restée surannée en fait un lieu à fréquenter et à savourer tout au long de la journée. Dès le petit matin pour déguster la sélection la plus pointue de Paris de cafés comme l'après-midi pour apprécier aussi le choix de thés plutôt réussi et choisir une pâtisserie sur plateau. À l'heure du déjeuner, la carte se limite à un grignotage de qualité, soupe ou tarte salée maison, assiette végétarienne, de poissons fumés ou de fromages. Le simple éventail de fruits secs (quelle bonne idée pour accompagner le café), les gaufres au chocolat ou le fontainebleau caramel beurre salé et noisettes permettent de terminer en beauté, à moins de succomber aux réalisations de l'un des meilleurs pâtissiers de Paris, à savoir Carl Marletti. On apprécie l'absence de fond sonore, les tables aménagées avec goût et l'on fait de ce café un repère vite égoïste pour savourer en toute intimité un art de vivre d'un raffinement exemplaire. Bon à savoir aussi, sont proposés aussi à la vente les fruits confits de Lillamand ou les confitures de Stéphane Perrotte (Champion du Monde de la Confiture et Meilleur confiturier de France)


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FIEF
Restaurant

FIEF

Un bon restaurant

Avec son FIEF (Fait Ici En France), Victor Mercier réalise un tour de force en proposant une cuisine originale et audacieuse exclusivement produite à partir de produits made in France (métropolitaine) et bio bien entendu. Exit donc la vanille, remplacée par le mélilot, adieu le café en fin de repas qui cède sa place à une décoction à base d'orge, sarrasin et chicorée, finis la banane et autres produits exotiques. Même le poivre du Sichuan vient du Gers. Restent des plats portés sur le végétal, les beaux produits et les goûts fermentés. Ce jeune chef découvert dans Top Chef doute, essaye, goûte, écoute les retours et … doute encore. Installé au comptoir il est plaisant de participer à ses recherches et à ses compositions. Sa cuisine audacieuse et percutante donne parfois naissance à de vrais trésors gustatifs comme cette courge spaghetti travaillée avec des coques, du basilic et une sauce au homard qu'il est recommandé de saucer avec l'excellent pain. En salle, les convives profitent d'une ambiance détendue, quoiqu'un peu branchouille. Les excellents cocktails raffinés participent aussi à l'expérience avec des accords culottés. 


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Candide
Bistrot

Candide

Un bon bistrot

Cette adresse qui se dédouble - un coquet restaurant en face d'une cave à manger - est surtout connue pour son poulet rôti fermier, à partager chaque mercredi midi avec une bonne assiette de frites. Au déjeuner, on choisit les tables près de la baie vitrée, dont le bois brut est baigné de lumière. Malgré un service plutôt longuet, les assiettes sont généreuses et sans chichi, à l'instar des orecchiette enrobées d'une sauce onctueuse à la courge, surmontées d'une stracciatella crémeuse. Le soir, ce sont de belles pièces de viande qui crépitent dans l'imposante rôtissoire. Côté boissons, la carte est courte et efficace, faisant la part belle aux vins vivants. 


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Mova
Bistrot

Mova

Un bon bistrot
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Située en haut de la commerçante rue des Dames en lieu et place d'un restaurant de sushis qui n'aura laissé que comme traces sa déco faite de briquettes en bois dans une atmosphère un rien lugubre, l'adresse ne paie pas de mine. La bonne surprise tient à la cuisine ciselée du chef François Merle qui joue à la perfection avec les textures et les saveurs pour des assiettes pleines de relief et de niaque. La joue de bœuf en salade y va mezzo sur le végétal tandis que la vinaigrette saisit par sa vivacité. Du risotto parfaitement maîtrisé qui, avec ce supplément de jus de cèpe jouit d'une insondable gourmandise, jusqu'au dessert équilibré et frais, chaque plat épate dans la morne pièce que cherche à égayer un fond de jazz. En salle, Charlotte Lin cadence un service rapide et souriant.

 


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Ogata
Restaurant

Ogata

Dans ce Marais historique, l'entrée majestueuse du bel immeuble repensé par le designer Ogata Shinichiroe impressionne. À l'étage, le restaurant et son comptoir imposent une mise en scène toute japonaise, théâtralisée à la perfection. Rare quiétude, ambiance feutrée où l'on se sent obligé de chuchoter et vue prenante sur la brigade qui se meut aussi dans un silence exemplaire. Cuisine fine et traditionnelle avec, au déjeuner, huit petites préparations façon bento en guise d'entrée. Tout est posé, ciselé, fignolé  avec une minutie rare. Les classiques de la cuisine nippone participent au spectacle, telle cette omelette traditionnelle ou tamago yaki comme on en voit trop rarement à Paris. C'est la quintessence de l'art de vivre à la japonaise avec une sélection de sakés à faire rêver les amateurs, sans oublier le méconnu vin de riz.


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Panurge
Bistrot

Panurge

Un des meilleurs bistrots de la ville
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Jason Gouzy est un personnage immensément rabelaisien. Il vient de transformer son Pantagruel en Panurge avant d’installer son adresse historique en septembre prochain à côté de la Comédie-Française. Il a confié les cuisines du Panurge à Tomoyuki Uchida au parcours convaincant - ancien second de l’Arcane, de l’Ami Jean, du Beurre noisette ou de Narro. L'ambiance en cuisine reste à la fête, comme en salle également. Son Panurge est à l'image de la passion du propriétaire pour la gastronomie. Table nappée, accrochages personnels et objets chinés avec un goût bien assumé, l'adresse ne suit en rien les codes de la bistronomie régnants et impose ses références néo-bourgeoises avec un aplomb certain et une joie de vivre réelle. Les assiettes d’inspiration souvent régionale sont travaillées avec une exigence contemporaine pour un supplément de légèreté et, surtout, de gourmandise. Techniquement parfaites et généreuses, elles régalent de l’entrée jusqu’au dessert avec, notamment, des mini-babas au sureau d’une fraîcheur insoupçonnée. On apprécie un tel engagement aux fourneaux comme on apprécie les attentions distillées lors du repas. Pierre-Yves Chupin


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Miura
Restaurant

Miura

Un bon restaurant

Le Chef Nicolas Aujay (ex-Citrus Etoile) a été à la bonne école chez Gilles Epié et il a su recréer une cuisine élégante, précise et lisible, sans accumulation, aux produits de parfaite saisonnalité. La décoration est à l’image des restaurants de qualité sur l’exact pourtour de l'Arc de Triomphe : décor gainé de velours aux tons clairs qui rehaussent la lumière oblique du ciel parisien, banquettes à alanguir derechef la grande Odalisque d’Ingres, appliques surplombantes en laiton de style néo-art-déco. Ici le clair contrebalance le manque de lumière mais celle-ci vient d’ailleurs : dans l’accueil, aussi rayonnant que pétri d’énergie. Faire goûter les vins au verre, les remettre à niveau, offrir quelques centilitres du vin sur lequel on a hésité, décidément ce jeune sommelier, qui a officié chez Marso & Co anime parfaitement l’ensemble, tout en restant dans la juste mesure, celle du Miura.


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Table de Colette (La)
Restaurant

Table de Colette (La)

Un bon restaurant
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Nous avions connu Josselin Marie dans un palace jouxtant la place Vendôme avec des assiettes au dressage "haute-couture" pour le retrouver ici, à son compte, dans ce restaurant qui porte le nom de sa fille et qu'a aménagé avec un talent certain son épouse. Toute la brigade a suivi le chef et semble volontiers partager ses choix. Cuisine et salle s'intègrent dans un même espace - ce sont les cuisiniers qui viennent d'ailleurs vous servir - et l'engagement environnemental inspire tout autant l'accueil que l'assiette. Les menus au choix respectent à la lettre les saisons quand les compositions laissent la part belle au végétal comme ce travail autour du céleri et de la truffe avec, notamment, un risotto à se damner servi dans le légume excavé. Sur des bases classiques parfaitement maîtrisées, ce chef breton simplifie les préparations pour privilégier arômes ou saveurs de produits parfaitement choisis. La fin de repas ne mollit surtout pas, dessert au café percutent et d'une grande fraîcheur ou mignardises aussi efficaces que gourmandes. Bon à savoir, la table comprend une terrasse-jardin pour les beaux jours avec plus d'une trentaine de couverts. 


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