Eme
Restaurant

Eme

Un bon restaurant
♥︎

Sous l'impulsion de Mauro Colagreco, l'Amérique du Sud s'affiche de mieux en mieux représentée parmi les chefs en place et en vue, souvent initiateurs d'une cuisine de haute volée. Passé par le Mirazur le jeune chef uruguayen développe ici une partition singulière, vite remarquable au cours d'un menu unique en neuf étapes. Dans ce lieu bien connu du guide Lebey - l'ancien Capitaine élu meilleur bistrot 2018 - l'aménagement s'affiche zen, l'ambiance jouant le soir de lumière tamisée. Le premier amuse-bouche plante bien le décor, un succulent et grassouillet bouillon de champignons, si accueillant, si savoureux. Vient ensuite une gourmande association entre shiso, ail noir et peau de poulet croustillante. Même réussite entre la saint-jacques cuite au barbecue, le terrien chou-fleur et le combava qui réveille de son acidulé. La flamme et la braise ne sont jamais loin : notes fumée du chou kale travaillé avec un praliné de graines de tournesol et pomme granny smith, ou merveilleux cabillaud avec foin et levure. Jusqu'aux desserts, on se laisse porter par tant de sapidité et d'intelligence. À en regretter l'absence de pain pour saucer chaque assiette. Côté vin, la cave affiche déjà de belles références - Fanny Sabre en Bourgogne par exemple.  Elle s'avère déjà bien en place bien que naissante. A l'image de la cuisine de ce chef dont a n'a pas fini de parler.


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Patsy
Bistrot

Patsy

Un très bon bistrot
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Ici, les gastronomies italiennes et françaises se croisent autour d'assiettes étonnantes. Pour le meilleur. La décoration se limite pourtant aux codes des "néo-bistrots" (murs bruts en béton, mobilier design et cuisine ouverte) quand les intitulés du menu misent sur la simplicité (poêlée de champignons, joue de bœuf, crudo de thon... ). Le chef fait pourtant preuve d'une personnalité forte, vite attachante. Chaque plat trouve sa singularité grâce à ces petites touches qui font à chaque fois mouche. Telles les girolles, shiitakés et pleurotes flanqués de baie de poivre vert et de noisettes. Ou la poire travaillée comme une pomme de terre sautée venant rafraîchir la joue de bœuf. La jolie carte des vins accompagne avec une certaine grâce des saveurs aussi percutantes. A noter qu'au sous-sol se cache une table d'hôtes accueillante, entourée des plus beaux flacons de l'établissement. Arnaud Morisse 


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Josie
Bistrot

Josie

Un très bon bistrot
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L'ambiance et la décoration à la fois chic et gentiment surannée façon seventies, seraient parfaits pour camper un film du gourmet Claude Chabrol. Quelques tables, un joli comptoir et surtout une superbe sélection de vins à tout petit prix (à partir de 25 euros) sont là pour ouvrir l'appétit. Aux fourneaux, Arthur Augy conçoit de petites assiettes sachant honorer les bouteilles judicieusement choisies par Irène (Meilleure apprentie de France sommellerie 2019) ou Camille. Toutes généreuses, joyeuses, un brin régressives. Le ris de veau en croquette s'accompagne d'un aïoli parfumé et léger quand les "Mozzasticks" à base de mozarella invitent à faire trempette dans une sauce tartare. Le rôti de cochon qu'assaisonnent des œufs de hareng signe un bel accord terre et mer. Les desserts mériteraient encore quelques réglages pour prolonger une partie salée aussi irrésistible. Arnaud Morisse


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Collonges (Les)
Bistrot

Collonges (Les)

Un très bon bistrot
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En mixant les bruns, crème, bois et marbre, à peine relevés de quelques toiles et d'appliques façon art-déco, ce bistrot d'angle affiche retenue et une élégance certaine. Bien en phase d'ailleurs avec les assiettes de Pierre-Etienne Leseute, récemment encore second du Petrelle, après un parcours très à saute-adresses (Jourdain, Ledeuil...) et surtout Comice. Le propos est ramassé, équilibré, très actuel (sashimi de mulet noir, échine de porc aux herbes, sauce romanesco et petit épeautre, voire complexe comme ces cannellonis maison à la feuille de figuier, aubergines, ricotta et shiso...) et parfaitement maîtrisé : vitello (du quasi, cuit à basse température) tonnato qui n'oublie pas, à l'italienne, les petites miettes de pain frites ponctuant l'ensemble ; un limpide rectangle de lieu noir de ligne, reposant sur un très court beurre blanc aux moules et coques, cocos de Paimpol de saison ; enfin une coupe glacée maison à la sauge, chocolat, pistaches et noisettes caramélisées, qui glisse comme un souffle. Bien sûr, et comme il est d'usage désormais un peu partout, les prix prennent de l'altitude au dîner avec une offre plus conséquente et des produits un peu plus nobles. Mais déjà, ne serait-ce qu'au menu déjeuner, la maison est convaincante. Gilles Dupuis


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Collonges (Les)
Bistrot

Collonges (Les)

Un très bon bistrot
♥︎

En mixant les bruns, crème, bois et marbre, à peine relevés de quelques toiles et d'appliques façon art-déco, ce bistrot d'angle affiche retenue et une élégance certaine. Bien en phase d'ailleurs avec les assiettes de Pierre-Etienne Leseute, récemment encore second du Petrelle, après un parcours très à saute-adresses (Jourdain, Ledeuil...) et surtout Comice. Le propos est ramassé, équilibré, très actuel (sashimi de mulet noir, échine de porc aux herbes, sauce romanesco et petit épeautre, voire complexe comme ces cannellonis maison à la feuille de figuier, aubergines, ricotta et shiso...) et parfaitement maîtrisé : vitello (du quasi, cuit à basse température) tonnato qui n'oublie pas, à l'italienne, les petites miettes de pain frites ponctuant l'ensemble ; un limpide rectangle de lieu noir de ligne, reposant sur un très court beurre blanc aux moules et coques, cocos de Paimpol de saison ; enfin une coupe glacée maison à la sauge, chocolat, pistaches et noisettes caramélisées, qui glisse comme un souffle. Bien sûr, et comme il est d'usage désormais un peu partout, les prix prennent de l'altitude au dîner avec une offre plus conséquente et des produits un peu plus nobles. Mais déjà, ne serait-ce qu'au menu déjeuner, la maison est convaincante. Gilles Dupuis


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Pochana
Bistrot

Pochana

Un très bon bistrot
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"Une adresse de poche", l'expression n'a ici rien de galvaudée : pas plus de dix personnes peuvent loger dans la salle, en sachant que la quinzaine de mètres carré de l'endroit inclut aussi la cuisine. Là, May, Thaïlandaise d'origine, concocte avec méthode, rigueur et subtilité une cuisine vivante inspirée de ses origines. Outre la prouesse technique, on reste ébaubi par les saveurs développées dans chacune des petites assiettes : raviolis farcis au porc et cébette que relève une heureuse association entre huile pimentée et vinaigre noir, poulet mariné juteux à souhait avec une sauce réconfortante ou épaule de porc servi en curry coco. Pour l'accueil, c'est Rémi, le mari, qui s'en charge. Amoureux des vins nature, il aime les faire découvrir. Une atmosphère aussi chaleureuse et une cuisine aussi aboutie dans un espace aussi riquiqui, le client se sent vite ici privilégié. Voire VIP. Arnaud Morisse 


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Confidences (Les)
Restaurant

Confidences (Les)

Ce petit palace reste méconnu des Parisiens. La belle demeure du Triangle d'or devient hôtel en 1923 à la faveur de la famille Terrail, également à la tête de la Tour d'Argent. Après la guerre, la vente du George V permet au San Régis d'en récupérer une partie du précieux mobilier. La famille Georges, désormais propriétaire, cultive l'intimité et l'élégance qu'apprécie une certaine élite. Le goûter mis en place en 2023 pour célébrer les 100 ans de l'adresse par Jessica Prepalto - « Meilleure cheffe pâtissière du monde 2019 " - reste incontournable, l'un des plus réussis comme nous avions pu l'écrire à l'époque. Désormais c'est à Erwan Ledru, ancien chef du Contraste, de faire vivre le restaurant. Quelques tables seulement, accueil à la fois policé et chaleureux, formule attractive et semainier au déjeuner (joue de bœuf de 12 heures, risotto d’épeautre, citron confit et herbes fraîches le mercredi par exemple). Le soir, la carte se montre plus étoffée : entrées de saison (salade de cocos de Paimpol bien assaisonnée) et plat principal qu'accompagne parmi une liste fournie pommes Darphin et caviar de la maison Pétrossian, ravioles de ricotta fraîche et jeunes pousses d’épinard ou risotto d’épeautre au vieux comté notamment. Desserts de cuisinier souvent autour du fruit, cave étoffée rarement ruineuse et le plaisir de pouvoir converser ou donner rendez-vous dans ce qui se rapproche si bien du luxe, calme et volupté. 


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Tontons de Neuilly (Les)
Bistrot

Tontons de Neuilly (Les)

Un très bon bistrot

Au cœur des Sablons, la place Parmentier a bien changé, désormais ilôt de verdure et de bien-être où la terrasse de ces Tontons a pris ses quartiers depuis l'été 2025. Telle une parfaite brasserie parisienne, elle accueille tous les jours, chaleureuse et animée. La carte privilégie la simplicité et le beau produit, pas forcément le pari le plus simple pour satisfaire la clientèle. Les haricots verts juste croquants et d'une remarquable fraîcheur s'associent parfaitement aux noisettes torréfiées et à la mimolette ancienne qui aurait mérité d'être taillée en fins copeaux. L'agneau confit arrive telle une pièce maîtresse, portions généreuses, jus parfait et frites ou salades en accompagnement gourmand. La fin de repas suscite un même enthousiasme, une tarte aux figues comme dans les bonnes maisons, pâte fine et fruits comme caramélisés. Service sympathique, cave bien fournie qui montre que les Tontons en charge de cette adresse en devenir ont de la ressource. Pierre-Yves Chupin 


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Hébé
Restaurant

Hébé

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Hébé est une table conviviale pour les épicuriens. Le chef doublement étoilé Michel Portos signe la carte de ce restaurant chaleureux au cœur du Paris historique. Inspiré des saveurs méditerranéennes, Hébé propose une cuisine audacieuse, moderne et gourmande, renouvelée au grès des saisons. Dans un décor élégant et apaisant, il invite au partage avec des assiettes modernes et créatives. Plusieurs menus sont proposés entre 63 et 74 euros par personne, celui du midi (entrée, plat, dessert) à 35 euros est un excellent aperçu du talent du chef. La carte des vins, élaborée avec le vigneron-consultant Stéphane Derenoncourt, se déguste au verre ou à la bouteille.


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Belles Aires (Les)
Bistrot

Belles Aires (Les)

Un bon bistrot

Ancienne dépendance du Château de Bel Air, construite à la fin du XIXe siècle, cette élégante bâtisse bien connue des promeneurs du parc du Château, est depuis début décembre 2024, un restaurant très élégant aménagé d’un mobilier dominé par le blanc, le moutarde et le bleu. Si la partie « maison » a son charme, l’extérieur pour les beaux jours, façon guinguette devrait devenir incontournable et la réservation indispensable. Du temps qui devrait permettre à l’équipe en place de se rôder car pour le moment, c’est là que le bât blesse. Si l’offre culinaire est aussi variée que classique avec une intelligente proposition d’entrées et de plats à partager dont certaines sonnent bon l’Aubrac et l’Aveyron, une carte des vins bien pensée et un personnel avenant, il reste cependant quelques ajustements à prévoir sur des cuissons ou des assaisonnements. En témoignent cette côte de veau annoncée doucement braisée, commandée rosée, servie simplement snackée et retournée en cuisine pour quelques minutes de cuisson supplémentaires ou ce risotto crémeux au parmesan qui manque cruellement de parmesan, d’assaisonnement et d’un bouillon parfumé. Deux fautes de goût qui ne remettent pas en cause la bonne volonté affichée mais qui soulignent l’importance de veiller à tout dès les premières semaines d’ouverture. La beauté du site mérite une table de qualité. Elle l’est mais elle peut faire beaucoup mieux. Philippe Toinard

 


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