Petite chaise (La)
Bistrot

Petite chaise (La)

Un très bon bistrot

Cette adresse historique dont les premières traces remontent à 1680 et dont le nom renvoie au "casa" latin ou maison, vient de faire peau neuve. Avec beaucoup de tact et d'habileté, le nouveau propriétaire Jocelyn Léon-Dufour a recréé un décor authentique et bien inspiré dans le choix des matériaux, boiseries, mobilier et accessoires. Avec une même intelligence, il a demandé au chef Thibaut Repéto, jusque-là habitué à cuisiner pour les capitaines d'industrie ou autres décideurs, de proposer une carte qui réunit les classiques de la cuisine bourgeoise, céleri rémoulade, soupe à l'oignon, tourteau farci, magret de canard à l'orange, bar sauvage au beurre blanc ou tarte Tatin et savarin à l'armagnac. Les assiettes toutes de bonne tenue montraient à la fois générosité et gourmandise, assaisonnements et cuissons bien suivis. La carte des vins affiche de l'ambition, avec une sélection pointue. Le soir, à l'étage, le fond musical réunit une certaine jeunesse du quartier quand, au rez-de-chaussée, les touristes se délectent d'un repère aussi français dans un quartier qui ne rencontre aucun problème de sécurité. Belle et douce France ! Pierre-Yves Chupin 


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Amâlia
Restaurant

Amâlia

Un bon restaurant
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L’ancien restaurant Robert est devenu Amâlia avec à sa tête deux chefs italiens férus de (haute) gastronomie. Eugenio Anfuso pour la partie salée et Cecilia Spurio pour celle sucrée que nous avions récompensée d’un Lebey du « meilleur dessert en 2020 » lorsqu’elle officiait chez Guy Savoy. Dans ce décor à la fois confortable et apaisant, les deux proposent une version inédite d’un registre italien dans le choix des produits et plus français dans la technique. Beaucoup de soins apportés à chaque détail et de réelles trouvailles dans l’assiette comme ces gnocchis glacés d’une marinière, ce travail sur l’artichaut autour de la menthe et du chèvre ou ce pigeon avec infusion de la peau dans de l’anguille fumée. Le talent de ce duo ? Rien de maniéré ni de forcé dans les associations mais une certaine évidence ou spontanéité qui reste l’apanage des plus grands. La finale du dessert se déguste comme un hommage à un grand cru de Barsac ou de Sauternes avec une association raffinée et digeste entre fruits exotiques, safran, notes florales et agrumes. Pierre-Yves Chupin 


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Maju
Restaurant

Maju

Un bon restaurant

Nous l’avions connu aux fourneaux de l’excellent 3 V auprès de Denise et à côté du square Bergson à Paris … et nous le retrouvons sur le port de la Turballe. Julien Baradel a fait le grand saut et ouvert un 31 décembre ce Maju idéalement situé sur le quai Saint-Paul. Au choix, perspective sur l’imposante cuisine ouverte ou sur les chalutiers et l’océan à l’infini. Joli espace et un goût certain chez Marine, l'épouse du chef, pour rendre le repas agréable du début jusqu’à la fin. En cuisine, les manières et la technique apprises notamment auprès de Christophe Moret avec, à la clé, deux menus déjà très enthousiasmants à quelques semaines de l’ouverture. Foie gras poêlé au raifort et betterave, puis pigeon de Mesquer à la cuisson précise et assaisonné avec beaucoup de tact grâce au renfort de l’anchois présent dans l’assiette. Le dessert au chocolat à base d’algue et de lait ribot est un clin d’œil au « chocolat fumé » de Tess Evans, proche du chef, et que nous avions récompensée d’un Lebey du meilleur dessert au chocolat en 2020. Bref, des débuts plus que prometteurs qui devraient se confirmer lorsque le chef aura pleinement pris possession du patrimoine d’une Côte d’Amour qui, ne l’oublions pas, s'étend de l’estuaire de la Loire à celui de la Vilaine. C’est le coup de cœur du moment à seulement quelques kilomètres de la Baule ou de Pornichet.


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 Cocotte, brasserie et rôtisserie
Bistrot

Cocotte, brasserie et rôtisserie

Un très bon bistrot
♥︎

Deauville, sa plage, ses champs de course, son festival et, depuis le début d’année, sa bonne adresse où se retrouver à table. Le Chef Sylvain d’Avico, assisté de son jeune fils Jaïro qui vient de remporter le championnat européen des produits tripiers, fait preuve d’un savoir-faire impressionnant dans le choix des produits. Volailles de Bresse ou locales à savoir d’Épaignes dans l’Eure mais aussi charcuteries (saucisse maison à l’estragon ou à la fraise de veau notamment), primeurs normands, la carte change souvent et joue le meilleur de la saison autour de l’impressionnante rôtisserie. Sous la véranda ou sur la terrasse, œuf fermier mayonnaise aux herbes, gravlax, tartare escargots, terrines ou riz au lait fondant caramélisé, île flottante, mousse liégeoise au chocolat remportent un réel succès, une gourmandise parfaitement réalisée et mise en scène, décontractée et accessible. Au bout des planches, un bonheur inespéré. Catherine Soulier


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Adami
Restaurant

Adami

Un bon restaurant
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Oubliez les ineptes tomates-mozza hivernales ou les tagliatelles à la carbonara à la crème hors sujet. Chez Adami, quitte à consulter un court glossaire de la cuisine italienne, c'est avant tout pour que celle-ci nous botte. Confiée aux pattes d'un duo doué, passé, excusez du peu, par le Royal Monceau et le George V, elle prend d'autant plus de relief qu'elle emprunte les voies de la trattoria refusant le sillon de la gastro. Proposées dans un espace lumineux tout en longueur et de blanc vêtu, avec un superbe comptoir en marbre face à la cuisine en live, les assiettes, certes caressent parfois le végétal dans le sens du poil (petits pois, fraises et guanciale; chou-fleur maraîcher, réglisse et noisettes..), mais reposent sur des bases solides puisque pâtes (spaghettis <à la guitare>, en version française, myrtille, ail et rare gambero rosso di Mazara del Vallo) et gnocchis (de ricotta à la Nerano) sont maison. Ce qui donne des fondations sérieuses pour les caramelle (raviolis rectangulaires) farcis au lapin à la Cacciatora (tomates, olives) dont le résonance en bouche perdure longtemps. Rustique mais imparable, alors que le veau (rosé, cuit à basse température) se pare d'un raffinement indéniable, marié d'une purée d'artichaut et d'une crème d'ail noir. Petit bémol, les portions un peu minces des plats principaux qui gagneraient davantage en générosité en s'affichant avec quelques euros de plus (les additions sont douces). Ou, joker, débuter par une focaccia maison lard de colonnata. Quoique... la qualité des produits et leur indéniable force dans leur combinaison  n'ont pas engendré chez nous un sentiment de frustration. Ou précipité dans une boulangerie à l'heure du goûter (cela nous arrive de temps en temps) parce que nous avions l'estomac dans les talons. Gilles Dupuis


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Matka
Restaurant

Matka

C'est toujours un grand bonheur quand un jeune chef de talent s'empare de ses racines - ici polonaises - pour s'exprimer en cuisine en modernisant ses bases. Paris ne connaît pas bien cette gastronomie qui mêle accents du nord et de l'est tout comme le salé et le sucré. C'est donc avec douceur et inventivité que Piotr Korzen introduit ces aspects dans son registre semi-gastronomique adapté à nos palais. Ambiance cosy et pierres brutes aux murs dans un environnement élégant baigné par une douce musique jazzy. Des blinis plats? Pas ici, comme la Terre, ils sont sphériques, servis avec une belle truite fumée des Pyrénées et une sauce au lait ribot. La soupe de betterave traditionnelle, Chlodnik, s'habille d'atours gastronomiques grâce à un léger voile de gelée rouge qui la surplombe. Le fromage de tête - Salceson - se pare lui de couleurs de tomates cerises pimpantes, prêtes à poser pour la photo. Heureusement, le goût savoureux accompagne très bien la charcuterie. Le roulé de poulette pour sa part régale intégralement, et les notes abricotées et légèrement sucrées s'avèrent suffisamment subtiles et mesurées pour se marier à merveille avec les carottes et la chaire tendre et juteuse de la volaille. On regrettera tout de même la simplicité des Pierogis (raviolis à la pomme de terre) qui conservent leur côté rustique sans nous emmener dans un voyage gastronomique. Pour les vins, le chef a la bonne idée de se cantonner à trois pays exclusivement : Autriche, Hongrie et la Pologne dont on ne connaît que trop peu leur tradition viticole. Sébastien Morisse


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Tosca
Restaurant

Tosca

Un bon restaurant
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À quelques pas du palais de l'Élysée, l'hôtel de charme entouré d'établissements prestigieux a eu la bonne idée de confier sa table au chef Raffaele de Mase. Ce napolitain d'origine, passé par de grandes tables transalpines, propose une cuisine de saison à la fois personnelle et inspirée des grands classiques du répertoire avec, par exemple, un remarquable travail autour de l'artichaut (farci, croustillant et crémeux) ou des fettucine au homard et courgettes puissamment relevées. Il a su également s'entourer d'une pâtissière talentueuse Teresa Colangelo avec un surprenant mais très cohérent "crémeux et gel de mangue, crumble d’amandes émulsion au champagne et caviar Kaviari". On recommande vivement le menu du déjeuner ou celui du dîner qu'accompagnera parfaitement le livre de caves totalement dédié aux vins italiens. Ambiance feutrée et attentions soignées tout au long du repas. 


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Chakaiseki Akiyoshi
Restaurant

Chakaiseki Akiyoshi

Un bon restaurant
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La devanture se fait discrète quand l’intérieur reprend les codes d’une authentique maison de thé. La promesse du voyage se décline dans les moindres détails : matériaux en bois venus directement du Japon, pénombre au déjeuner comme au dîner, comptoir ou table au choix avec jamais plus de seize couverts et vaisselle constituée de céramiques de la région d’origine du chef. Yuichiro Akiyoshi a officié dix ans dans un trois étoiles de chakaiseki à Kyoto jusqu’à vouloir reproduire ce registre ici inconnu. L’appellation kaiseki désigne un menu composé de petits plats, servis selon un ordre précis et se clôturant par la dégustation d’un thé matcha. En sachant que le repas ne commence pas sans que chacun trouve sa place, soit une arrivée demandée à 12 ou 20 heures précises au déjeuner ou au dîner. La cérémonie débute par une tasse d’eau chaude supposée réveillée les cinq sens que suit un plateau avec riz, soupe miso et poisson cru. Puis viennent les mijotés qui respectent les saisons - la cuisine japonaise en compte 24 - le mets grillé (truite), la préparation à base de légumes avec pas moins de 25 variétés traitées de façons différentes, le maquereau que le chef fait venir de Norvège pour son gras et qu’il saisit au charbon avant de l’envelopper d’une feuille d’algue nori et, enfin, le riz aux petits pois. À ce moment, le gong impose un silence qui sonne la transition entre le temps du repas et celui du thé, plus méditatif, durant lequel le dessert est servi, soit un gâteau fourré à la pâte d’haricots rouges et de fraise. Pour ceux qui renoncent au thé, le chef Akiyoshi, diplômé de sommellerie au Japon, montre une même passion pour le saké ou le vin, notamment bourguignon. De la première jusqu’à la dernière bouchée, le restaurant de Yuichiro Akiyoshi invite à partager une expérience inégalée. Et d’un luxe inouï dans son cérémonial, comme dans sa succession de textures ou d’arômes. Pierre-Yves Chupin


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Matré (Le)
Bistrot

Matré (Le)

Un très bon bistrot

Du curriculum pro du duo mixte (féminin au service, masculin au piano) présidant aux destinées de ce récent troquet, on retiendra simplement qu'il est issu de l'écurie Camdeborde, roi des bistrots malicieux. Et basta ! Bien dans ses meubles, murs blancs et en pierres apparentes, dominante bois (parquet et tables) et cuisine en fond de salle, soit un gentil déploiement du bistrot moderne. L'ardoise navigue dans les eaux d'un judicieux équilibre, du cru (tartare de thon kalamansi), du iodé (coques sauvages à l'estragon et poivre du Penja), du canaille (terrine de campagne maison), de la grillade (pluma de porc à la plancha et ragoût d'artichaut), du no-viande-land (blanquette végétarienne et riz pilaf) ... En bref, de quoi satisfaire toutes les envies et les appétits, alors que pas mal de bistrotiers se réfugient par paresse dans le menu unique. La patte est sérieuse, avec prime au traitement légumier (superbe fricassée de chou romanesco et d'asperges vertes), et le service plus qu'efficace et compétent. Manque peut-être un poil de générosité dans les portions, comme pour notre entrée. Simple péché de jeunesse... Gilles Dupuis


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