Oyat (L')
Bistrot

Oyat (L')

Un très bon bistrot

Pourquoi l’oyat, se demandera-t-on ? Pour raviver le souvenir de cette plante dunaire qui pousse dans le Nord natal du sympathique chef Jérémy Sergeant, tout simplement. Un chef qui a fait ses classes en France dans de bonnes maisons (Alain Senderens, Porte 12, Pages notamment), mais a également bourlingué en Afrique (du Sud) et en Europe (à Londres) avant de lancer sa propre adresse, ici dans le Haut-Marais, dans cette ex « jeune rue » qui en son temps voulut accueillir la fine fleur de la gastronomie parisienne. Il y a installé une jolie salle moderne, aux tons vert tendre et bois blond, avec petite terrasse pour les beaux jours. Il y propose une carte certes courte, mais nerveuse et maline, à base de produits frais et de qualité. Ses voyages lui ont laissé le goût des condiments exotiques qui savent en exaucer les saveurs parfois originales. Mais c’est en circuit court et francilien qu’il privilégie son approvisionnement en légumes. Il n’oublie pas pour autant son Nord qui lui prodigue certains produits choisis. Les assiettes aux dressages soignés de Jérémy accueillent sans complexes les produits les plus simples comme les plus nobles (turbot, ormeaux ou seriole Ikejime). Elles varient chaque semaine en fonction des arrivages et n’hésitent pas en soirée à viser haut. 


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Soces
Bistrot

Soces

Un bon bistrot
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L'image d'Épinal du bistrot parisien, parquet ancien en bois et zinc étincelant notamment. Une carte qui surprend, d'un côté huîtres (quatre origines différentes), coques, palourdes, oursins ou praires, et, de l'autre, quelques recettes souvent disparues. Comme la côte de veau Poljarski, véritable trompe-l'oeil à s'y méprendre, autrefois destinée aux chérubins rétifs aux plats de viande. Le veau est ici haché et complété avec de la farce, donnant à l'ensemble un moëlleux unique que vient trancher un jus corsé et qu'accompagnent de délicieuses pommes Dauphine pour saucer. Autre réjouissance canaille le jour de notre passage, de larges tranches de lard de porc noir gascon presque transparentes et posées sur de la seiche juste snackée. Des bonheurs aussi simples que directs et une sélection de vins plutôt nature pour fêter un aussi heureux quotidien. 


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Salicorne
Bistrot

Salicorne

Un bon bistrot
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Après avoir fait les belles heures de Mokoloco, la cheffe irlandaise Carol Pender continue de décliner avec bonheur sa cuisine portée sur le végétal dans une adresse de poche. Toute la journée sont proposés à la vente vins et produits d'épicerie fine. À l'heure du repas, quelques tables sont dressées dans la salle ou sur la petite terrasse. Avec le plaisir d'y retrouver la "Carol Pender touch" dans chaque assiette : des légumes de saison particulièrement bien choisis et mis en valeur grâce à des épices et autres herbes de manière magistrale et des protéines animales la plupart du temps bannies (à l'exception le jour de notre passage d'un bouillon thaï au poulet fermier). Ce registre végétarien aux saveurs intenses joue sur la légèreté, la fraîcheur et invite à la gourmandise. La cave à vin affiche de jolies références plutôt nature comme ce magnifique Pierre Vaïsse à un tarif très concurrentiel. 


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Brasserie Lutetia (La)
Restaurant

Brasserie Lutetia (La)

Ce Lutétia, plus qu'un hôtel, l'icône de tout Saint-Germain-des-Prés, a offert depuis les travaux engagés un nouvel espace à la brasserie, notamment la double hauteur sous plafond des origines. Avec sa terrasse idéalement située face au square Boucicaut, elle est redevenue un lieu incontournable et une table respectable depuis sa reprise en main par la cuisine et la salle. La carte oscille entre fruits de mer (tour de France des huîtres ou plateaux) et plats traditionnels sur un mode plus grignotage en bonne compagnie. Patrick Charvet ose glisser d'heureuses créations, tarama d'oursin bien crémé, salade d'artichaut qu'il rehausse de parmesan ou tartare de bar assaisonné au citron calamansi. Les cuissons des poissons (turbot) ou des viandes et volailles marquent le sérieux du chef et s'accompagnent de frites plutôt correctes qu'il reconnaît faire venir de l'extérieur. Le pâtissier parfait le registre en jouant sur les classiques, notamment une île flottante à peine sucrée et au demeurant délicieuse. Carte des vins bien pourvue mais les cocktails méritent ici toute l'attention : pour nous l'un des meilleurs gin & tonic de la capitale à base de Hendrick's, relevé d'une fine lamelle de concombre et jamais noyé de glaçons. Service aussi adorable qu'efficace. 


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Wagyu restaurant 1129
Restaurant

Wagyu restaurant 1129

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Avant même de pénétrer dans ce lieu, le ton est donné : faculté nous est offerte de contempler de la rue en vitrine réfrigérée les superbes et alléchantes pièces de Wagyu, cette viande de bœuf japonais de qualité superlative. L’expérience se poursuit en entrant dans une salle minimaliste aux briques anciennes enduites de teinte anthracite, qui ravira les admirateurs de Tanizaki et son « Éloge de l’ombre ». Nous sommes ici dans ce qui peut être considéré comme le Yakiniku (à traduire en français comme barbecue d’intérieur) par excellence en terre parisienne. Nous nous attablons donc devant une grille chauffante permettant de cuire à notre convenance chaque morceau de viande, sans risquer d’enfumer vêtements ou chevelure grâce à un judicieux dispositif d’aération. Après une brève formation à la cuisson personnalisée, la dégustation peut commencer sur un mode ludique. Une large variété de pièces (bavette, aiguillette, entrecôte, filet, contre-filet, basse-côte, etc.) au persillage exceptionnel et au degré de maturation selon son choix est alors proposée. Tendreté, douceur et intensité gustative sont au rendez-vous, les trois condiments servis (sel aromatisé au thym, pate miso et wasabi) se révélant presque superflus. Le secret de cette rigoureuse sélection tient à l’importation des viandes en direct de la province de Gunma (ville natale du maître des lieux) par le restaurant lui-même. Que rêver de mieux pour accompagner ces merveilles qu’une carte soignée d’excellents Sakés (sans oublier quelques flacons de vins bien sûr). Où l’on comprend clairement qu’il fallait un terme nippon, « Umami » (goût savoureux), pour qualifier cette cinquième saveur de base. 


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L'Envolée
Restaurant

L'Envolée

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Situé au rez-de-chaussée du plus petit hôtel 5 étoiles de Paris - La Demeure Montaigne - ce restaurant cultive le calme, l'élégance et la discrétion, à l'image de son chef pourtant passé dans les cuisines de prestigieux établissements. La salle se divise en deux espaces : l'un situé sous une magnifique verrière aux murs couleur bleu nuit, l'autre dans une ambiance plus chaleureuse avec une décoration soignée mais sans lumière du jour. A l'heure du déjeuner les repas d'affaires s'y mènent bon train. Des jolis produits - poissons fumés de l'Île de Groix, jambon noir de la vallée des Aldudes jusqu'au plus chic caviar osciètre de la maison Kaviari sont proposés toute la journée. À l'heure des repas, la carte ramassée décline une cuisine bourgeoise, jamais ampouléee ni chichiteuse : solide tranche de pâté en croûte de volaille et pintade, ravioles de langoustine et asperge verte qu'accompagne une généreuse bisque "pour saucer" ou encore le pigeon farci devenu la signature du lieu. Il est servi entier et désossé, garni d'une farce onctueuse et cuit à la perfection. Pour accompagner cette cuisine opulente, des flacons qui ont fait leur preuve comme le bourgogne de Jean-Christophe Garnier ou le saint-julien  du Château Talbot. Jusqu'au dessert tout aussi réussi, cette Envolée vole haut. 


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Jeanne-Aimée
Bistrot

Jeanne-Aimée

Un des meilleurs bistrots de la ville
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On aime le nom de ce bistrot, on apprécie ce clin d’œil à Jeanne-Aimée - la maman de l'un des associés décédée à l'âge de 104 ans le jour où débutaient les travaux -, et on salue le parti pris entre tradition et création de Sylvain Parisot, ce jeune chef formé notamment à l'Astrance de Pascal Barbot qui commande encore bœuf, veau ou cochon par pièce entière. L’espace et le volume dans lesquels prennent place la cuisine et la salle donnent à l’adresse une respiration inattendue dans un quartier en ébullition. Teintes couleur terracotta, verrière qui invite la lumière naturelle, bar dès l’accueil et tables espacées pour apprécier le menu du déjeuner ou la carte plus ambitieuse du dîner. Dans les assiettes, du caractère et un talent indéniable dès le premier amuse-bouche (sorbet asperge et œufs de truite, ou pâté en croûte artichaut et ail noir selon les jours) et que confirme la suite du repas. Truite confite des Yvelines fondante et accompagnée d'une purée de betterave que relèvent beurre noisette et radis poêlés. Puis médaillons d'une volaille savamment rôtie avec sa peau croustillante et dynamisée par des lentilles liées au beurre d'anchois ou, dans un registre canaille, vol au vent blanquette de grenouilles au beurre persillé. Ces saveurs se révèlent exacerbées grâce à des cuissons parfaites et des assaisonnements millimétrés. Même précision et audace pour les desserts, certains intégrant olives ou céleri rave avec un doigté certain ou revisitant les classiques comme la forêt noir. De son côté, Dan Humphris partage en salle sa passion des beaux produits et s’ingénue à proposer de jolis vins issus de petits producteurs souvent devenus amis. Il devient intarissable quand il s'agit de parler du pain que son père confectionne, croûte bien cuite et mie aérienne tel un gâteau salé. Heureux prétexte pour saucer tout au long du repas. 

Prix Staub Lebey du Meilleur bistrot 2023 sous le patronage du champagne Palmer & Co 


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Diplomate (Le)
Bistrot

Diplomate (Le)

Un très bon bistrot
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Ici on aime son métier. Et cela se voit. Les produits sont sourcés avec talent. L’équipe sympathique arbore de beaux sourires. L’établissement se montre confortable, chaleureusement habillé de bois. On navigue entre une ambiance Art Déco subtile et une touche coloniale rythmée par des ventilateurs au plafond. Rénové en 2021, ce bistrot ouvre désormais tous les midis et soirs (à l’exception du week-end où il reste fermé). La cuisine gourmande s'apprécie dans des assiettes joliment dressées. En plus de la carte, les plats du jours ne manquent pas. Une terrasse d’angle pour les beaux jours parachève le tout.


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Mâche
Restaurant

Mâche

Un bon restaurant

Largeur, hauteur, profondeur... Chez Mâche, la plongée en 3D fait bonne impression. L'immersion dans cette belle amplitude offre confort et quiétude aux convives, laissant présager que l'assiette sera en phase. Avant de fixer en bout de ligne de mire la cuisine vitrée, très space-lab', l'œil se réjouit du ping-pong blanc-crème entre briques et pierres apparentes, scandé par un jeu de longs triangles traités en à plat ou en relief, aux coloris vifs et ludiques. Le décorateur a puisé avec talent dans l'univers pop des années 60 (tendance Vasarely), en optant en sus pour des luminaires, blancs et noirs, de même décennie inspiratrice. Bref, une réussite. Côté piano, ça se décarcasse dur, jouant sur des compositions esthétiques aux éléments marqués par l'exhaustivité, au risque du bavardage (feuille de chou de Bruxelles, sommités de céleri italien...), voire de l'incongru (pickles de mirabelles égarés avec le poisson). Microscopiques scories en regard d'une harmonie bien présente dans le remarquable second amuse-bouche ou dans l'entrée (tarama, haddock, etc.), d'autant plus vite balayées que l'on sait aussi maîtriser les contrastes (formidable barbue mariée à un beurre blanc acidifié au ponzu). La surprise et la découverte étant toujours de mise, elle viendra d'un inusité freekeh, « fricassée » de blé vert de saveur originale et affirmée, allant comme un gant au quasi de veau, rose de plaisir. Bref, on flirte avec la haute-goûture, où tout est d'aplomb, décor, cuisine et service (ultra pointu) compris. Gilles Dupuis


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Ortensia
Restaurant

Ortensia

Un bon restaurant
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D'une fleur à l'autre, l'astrance devenue ortensia depuis le départ de Pascal Barbot et l'arrivée de Terumitsu Saito. La salle est méconnaissable, désormais dans tes teintes claires et lumineuses que met en scène un éclairage particulièrement ingénieux le long des plinthes. Pas plus de vingt couverts et un menu unique qui change entre le déjeuner et le dîner. Dès les amuse-bouches, beaucoup de travail de la part du chef et de sa brigade. La pression ne baissera quasiment pas pendant tout le repas avec tataki de sériole, saint-jacques et truffe noire en tempura - que dessert plus que ne sublime le bandol rosé servi en accompagnement - , avant un turbot et un pigeon à la cuisson impressionnante. Desserts également d'orfèvre, minutieux dans leur présentation et précis dans l'équilibre des saveurs, et que prolongent les  mignardises présentées dans un élégant coffre à couture. Un sans-faute pour ce dîner. On souhaite tout simplement à la nouvelle brigade de réussir à maintenir un tel engagement dans la durée. Service de grande maison assuré par Romain Simon. Réservations directement et uniquement via le site.


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