Scheffer
Bistrot

Scheffer

Un bon bistrot

C'est tout un quartier qui aime se retrouver ici, notamment au dîner. Car au déjeuner, ce vieux bistrot authentique fait le plein de cadres, artisans ou ouvriers, satisfaits de trouver à côté du Trocadéro une adresse préservée et restée accessible. Les tables bien espacées offrent assez de place pour se laisser aller aux confidences ou aux discussions plus intimes, comme l'absence de fond sonore apporte un confort réel. Chacun semble avoir ici ses habitudes sous la houlette d'un patron chaleureux qui veille scrupuleusement au confort de ses hôtes. La carte prometteuse avec les incontournables du registre bistrotier permet à chacun de trouver son bonheur. Pour nous, des poireaux tièdes parfaitement cuits décorés de la petite rondelle de tomate comme dans les années 70, la compotée de lapin à l'estragon à la chair délicate, maigre et pourtant disparue de la plupart des établissements, la tête de veau ravigote et ses petits légumes ou les profiteroles, généreuses avec trois beaux choux, à la pâte exemplaire et accompagnés d'un pot de chocolat chaud tout aussi généreux. Pierre-Yves Chupin 


Découvrir le Bistrot
Camelia
Bistrot

Camelia

Un très bon bistrot

Dans une allée perpendiculaire à l'artère principale de la station, l’établissement a ouvert début 2025 et peut surprendre dans cet environnement vite modeux. Des banquettes le long d'une salle plutôt cosy, un bar comptoir et une terrasse pour les beaux jours, le décor et l'aménagement reprennent les codes du bistrot en version contemporaine. L'accueil réservé par Stéphanie Grosdoigts qui a quitté le monde de l'entreprise pour ouvrir l'établissement, comme la cuisine de Laurent Chauvin s'inscrivent dans le meilleur de la tradition. Beaucoup de gentillesse dès l'entrée et une carte qui s’applique à faire vivre ou revivre des plats pour beaucoup oubliés sur la plus longue plage d’Europe. Le chef, formé notamment par le sérieux Jean-Pierre Biffi de Potel & Chabot, prépare et honore avec tact œuf mayo, soupe à l'oignon, bouchée à la reine, parmentier de canard ou profiteroles. Les frites confectionnées à base de graisse de bœuf témoignent du sérieux derrière les fourneaux. Notre chou farci à partir d’une recette de Siegler - maître d’apprentissage du chef (élégant clin d’œil) - révèle une farce relevée, juste épicée, à base de viandes hachées à la main, d’une grande légèreté et digeste. Le jarreton de porc, confit et fondant à souhait (12 heures de cuisson), s’accompagne de mogettes, haricots blancs de la Vendée voisine, servies presque croquantes et relevées d’ail discret et de fines herbes pour un bel équilibre de saveurs en bouche. Mousse au chocolat tout aussi respectueuse de la recette traditionnelle, puissante, aérienne et accompagnée de dentelles de copeaux de chocolat. Carte des vins assez réduite mais réunissant des vignerons réputés pour leur sérieux. À noter un menu réduit au déjeuner (belles omelettes) et comptoir à emporter pour les fainéants des fourneaux. La Baule, jusque-là monopolisée par les restaurants de plage souvent trop modeux pour être honnêtes, connait enfin son repère authentique et gourmand.  Pierre-Yves Chupin

 

 

 

 


Découvrir le Bistrot
Barbo
Bistrot

Barbo

Un des meilleurs bistrots de la ville
♥︎

Découvrir le Bistrot
Anne
Restaurant

Anne

Un bon restaurant

Il a beau avoir été finaliste de Top Chef, Thibault Sombardier n’a jamais cherché à suivre ou anticiper les modes. Ce Lyonnais d’origine vient de succéder à Mathieu Pacaud à la tête de la table du charmant mini-palace de la place des Vosges. La salle à manger ouverte sur la vie de l’hôtel, à la fois élégante, intimiste et décontractée et que prolonge en été une terrasse irrésistible, accueille déjà de nombreux étrangers qui apprécient de retrouver ici un tel condensé de la « douce France ». La cave réunit parmi les meilleurs faiseurs du vignoble hexagonal et le chef joue d’attentions auprès de clients si bien disposés du début jusqu’à la fin du repas. Ce saucier remarquable qui réussit au court d’un seul repas consommé de champignons, sauce maltaise ou puissant jus de veau, aime aussi remettre au goût du jour certains classiques, telle la soupe de moule Billy-By - création supposée d’un chef de chez Maxim’s, et devenue avec Thibault une sauce accompagnant la pêche du jour. Desserts et personnel également au service d'une gastronomie jamais ennuyeuse et toujours aussi réjouissante. Pierre-Yves Chupin


Découvrir le Restaurant
Ébène
Restaurant

Ébène

Un bon restaurant
♥︎

On pourrait s'interroger sur le sens de l'enseigne (nous n'avons demandé aucun éclairage à ce sujet, soit!) qui ne définit aucunement l'environnement de cette table, murs et nappage blancs, lambris raffinés associant bois de rose et de frêne, cuisine-comptoir ouverte (sans convives), et juste 15 couverts. En résumé, zen et lumineux. Avec ce souci de sérénité studieuse qui anime le couple Jihyun Kim au piano et Simon Plantrou au « salon » à manger, qui se sont connus chez Alain Passard et ont grandi lentement, durant six ans et demi, dans la hiérarchie et à l'ombre de leur grand maître. De là à reproduire sa philosophie, il y a une marge, non franchie, puisque, en dépit de référents légumiers (velouté de courge bleue de Hongrie, vol-au-vent de légumes d'hiver, poireaux nains aux algues...), belle place est faite aux produits de la terre (colvert rôti et sauce au porto Tawny, magret de canard...) et de la mer (turbot à la rôtissoire, oursin violet de Bretagne, entre autres). D'où une certaine volupté dans l'assiette, alliée à une grande générosité, tant tout est en place, pensé, phosphoré et réalisé dans le moindre détail sans que cela tourne à la confusion. Pour preuve ce carré d'agneau de lait de Sisteron, quatre côtes servies rosées, sur un lit de dés de légumes du moment (chou, céleri, radis), en mariage terre-mer au jus de moules et petites coques explosant d'iode. Ou encore, ce foie gras poêlé associant radicchio nature et tiges en ragoût aux graines de grenade, où le croquant, l'amer et le fondant fusionnent. Bref, de la belle ouvrage dans l'optique d'une gastronomie d'obédience classique, mais avec ce petit plus qui fait la différence. Gilles Dupuis


Découvrir le Restaurant
Vertueux
Bistrot

Vertueux

♥︎

À quelques mètres du canal Saint-Martin, cette nouvelle adresse accueille sur plusieurs étages et tous les jours de la semaine. L'atmosphère se montre à la fois chaleureuse et festive, propice à un voyage dans l'assiette que promettent notamment les origines équatoriennes du chef. Formé auprès de chefs réputés - Nicolas Baumann du restaurant Michel Rostang ou Alan Taudon de l'Orangerie au George V notamment - , il joue de bases sérieuses pour oser faire venir les épices ou condiments de sa région d'origine dans ses créations. Ses tacos à l'effilochée de bœuf sont d'une redoutable gourmandise comme le dessert choco-banane de son enfance où le fruit joue de sa texture et devient une base idéale pour apprécier les pépites de chocolat. En revanche, le mille-feuille d'avocat ou le lieu jaune réunissaient trop d'éléments dans l'assiette pour construire une certaine harmonie et susciter l'envie. Le menu et surtout la carte offrent cette chance de pouvoir choisir et d'éviter toute déception. Cave en devenir et service à la fois efficace et souriant. Pierre-Yves Chupin


Découvrir le Bistrot
Erre
Restaurant

Erre

Un bon restaurant
♥︎

Bien peu d’indications pour atteindre sa destination, il faut évoluer dans un environnement bucolique avant d’accéder au domaine, 140 hectares avec golf, hôtel, restaurant et bistrot. Clément Vergeat et Marine Mateos s’y sont installés au printemps dernier, coup de foudre immédiat pour l’ancien relais de chasse. Les propriétaires, Jeanne Frangié et Thierry Garret, leur ont laissé carte blanche. À lui le salé, à elle le sucré, et le plaisir pour nous de retrouver la lauréat 2023 du « Lebey de la meilleure entrée » autour d’un menu aussi lisible que gourmand. Dès les amuse-bouches, Clément place la barre haute. La suite s’inscrit dans une succession d’assiettes originales, graphiques, toutes marquées en saveurs. Avec ces petites saillies qui font vibrer le plat, comme celui à base de canard. Les produits locaux inspirent le jeune chef, il les sublime dans des préparations épurées souvenirs du séjour au Danemark, ou les cajole dans des compositions plus généreuses, clins d’œil à ses origines cévenoles comme la bajana aux noix et foie gras. Les sauces ou jus rappellent le sérieux de sa formation (Guy Savoy, Toshitala Omiya), alliant puissance et précision. Marine joue d’une même virtuosité avec les desserts, fruits de saison, légèreté et irrésistible gourmandise. Un peu plus loin au bistrot, installé dans le château, le couple se révèle sous un autre registre, un brin canaille avec soupe à l’oignon, tourte d’agneau effiloché ou profiterole, craquelin cacao et sauce gianduja. Pierre-Yves Chupin


Découvrir le Restaurant
Eme
Restaurant

Eme

Un bon restaurant
♥︎

Sous l'impulsion de Mauro Colagreco, l'Amérique du Sud s'affiche de mieux en mieux représentée parmi les chefs en place et en vue, souvent initiateurs d'une cuisine de haute volée. Passé par le Mirazur le jeune chef uruguayen développe ici une partition singulière, vite remarquable au cours d'un menu unique en neuf étapes. Dans ce lieu bien connu du guide Lebey - l'ancien Capitaine élu meilleur bistrot 2018 - l'aménagement s'affiche zen, l'ambiance jouant le soir de lumière tamisée. Le premier amuse-bouche plante bien le décor, un succulent et grassouillet bouillon de champignons, si accueillant, si savoureux. Vient ensuite une gourmande association entre shiso, ail noir et peau de poulet croustillante. Même réussite entre la saint-jacques cuite au barbecue, le terrien chou-fleur et le combava qui réveille de son acidulé. La flamme et la braise ne sont jamais loin : notes fumée du chou kale travaillé avec un praliné de graines de tournesol et pomme granny smith, ou merveilleux cabillaud avec foin et levure. Jusqu'aux desserts, on se laisse porter par tant de sapidité et d'intelligence. À en regretter l'absence de pain pour saucer chaque assiette. Côté vin, la cave affiche déjà de belles références - Fanny Sabre en Bourgogne par exemple.  Elle s'avère déjà bien en place bien que naissante. A l'image de la cuisine de ce chef dont a n'a pas fini de parler.


Découvrir le Restaurant
Rêve (Au)
Bistrot

Rêve (Au)

Un bon bistrot
♥︎

La rue de Caulaincourt qui débute son ascension par le pont du même nom, constitue le passage obligé pour découvrir la butte. Avec arrêt obligatoire au numéro 89, Au Rêve le bien nommé. Ce bistrot créé en 1921 raconte à merveille l’histoire du quartier. Il suffit d’interroger Elyette Segard qui l’a dirigé pendant 48 ans jusqu’en 2008 avec son mari - dit Picsou car banquier de métier – et restée cliente assidue. À son époque, elle y accueillait Brel, Aznavour, Céline ou Cendras dans un décor resté immuable. Elle aime bien le nouveau propriétaire, il sait perpétuer l’ambiance populaire et joyeuse. C’est donc au tour de Mathieu Renucci de régaler les quelques couverts des deux petites salles ou de la terrasse. Il a limité l’ardoise, hors d’œuvre, plats du jour ou desserts de famille. Bon vivant et gourmand, il accueille avec le saucisson de la maison Conquet et un verre de blanc. Ou comment savourer le moment avant le pâté en croûte annoncé, fidèle à la recette du grand Ducloux de Tournus. Une gelée à base de pied de veau, clarifiée au blanc d’œuf, des morceaux généreux de viande et une pâte bien beurrée, encore croustillante. Pour faciliter la cuisine, le jour dudit pâté coïncide avec celui des mijotés et des viandes doucement parfumées. Le chou farci, généreux et pourtant digeste, Mathieu l’accompagne d’une sauce tomate, onctueuse. Viennent ensuite les fromages affinés et la partie sucrée, modeste et parfaitement exécutée (crème caramel, mousse au chocolat, tarte aux fruits de saison). La cave limitée à quelques références bien choisies ressemble plus à celle d’un connaisseur averti. Dommage que les verres ne soient pas à la hauteur de l’engagement du jeune patron. Le tête-à-tête ou la conversation feutrée ne sont pas l’apanage du lieu. Autant prévenir. Minuit bien passé, Mathieu tire le rideau même si les clients encore attablés reprendraient volontiers un petit verre ou un petit air de ce Montmartre inespéré. Pierre-Yves Chupin


Découvrir le Bistrot
Collonges (Les)
Bistrot

Collonges (Les)

Un très bon bistrot
♥︎

En mixant les bruns, crème, bois et marbre, à peine relevés de quelques toiles et d'appliques façon art-déco, ce bistrot d'angle affiche retenue et une élégance certaine. Bien en phase d'ailleurs avec les assiettes de Pierre-Etienne Leseute, récemment encore second du Petrelle, après un parcours très à saute-adresses (Jourdain, Ledeuil...) et surtout Comice. Le propos est ramassé, équilibré, très actuel (sashimi de mulet noir, échine de porc aux herbes, sauce romanesco et petit épeautre, voire complexe comme ces cannellonis maison à la feuille de figuier, aubergines, ricotta et shiso...) et parfaitement maîtrisé : vitello (du quasi, cuit à basse température) tonnato qui n'oublie pas, à l'italienne, les petites miettes de pain frites ponctuant l'ensemble ; un limpide rectangle de lieu noir de ligne, reposant sur un très court beurre blanc aux moules et coques, cocos de Paimpol de saison ; enfin une coupe glacée maison à la sauge, chocolat, pistaches et noisettes caramélisées, qui glisse comme un souffle. Bien sûr, et comme il est d'usage désormais un peu partout, les prix prennent de l'altitude au dîner avec une offre plus conséquente et des produits un peu plus nobles. Mais déjà, ne serait-ce qu'au menu déjeuner, la maison est convaincante. Gilles Dupuis


Découvrir le Bistrot

Pages

S'abonner à RSS - le samedi au déjeuner