Écailler du Bistrot (L')
Bistrot

Écailler du Bistrot (L')

Un très bon bistrot

Les grands hôtels adressent ici leurs clients en quête de poissons et de fruits de mer. Ils peuvent ainsi communier avec les amateurs qui, venant de moins loin, partagent depuis plus de vingt ans leur amour des poissons nobles, homards et autres produits iodés. À condition d'y mettre le prix, bien sûr, qualité et quantité sont au rendez-vous, sans parler du service, impeccable. La carte des vins, qui semble plus ouverte que celles des autres adresses du même propriétaire, toute sises à proximité, est riche en rouge autant qu'en blanc. Comme chez les grands-parents le dimanche, il flotte aussi une atmosphère paisible et rassurante. Elle fait partie du charme suranné de cette maison qui manquerait si un investisseur plus tendance finissait par lui mettre le grappin dessus. Plateaux de fruits de mer à emporter.

 


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Clamato
Bistrot

Clamato

Un très bon bistrot

Au départ perçu comme l’annexe du prisé Septime voisin, dont il demeure une belle alternative lors des jours de fermeture de celui-ci, Clamato a vite gagné en stature et identité. Si la pâte et l’esprit sont assez similaires, Bertrand Grébaut et Théo Pourriat ont imaginé une table beaucoup plus décomplexée et résolument tournée vers les produits de la mer. Mais ici, aucune réservation possible, un service en continu le week-end, des plats à commander à la volée sans ordre précis et le plus souvent à partager, et désormais une ouverture 7 jours sur 7 pour mieux répondre aux attentes d’une clientèle métropolitaine. À la carte, une vingtaine d’assiettes aux saveurs iodées qui tournent en fonction des saisons et que l’on peut accompagner d’un verre ou d’une bouteille (vin, bière, saké, spiritueux…) tirée de la très abondante cave de Septime. Évidemment, l’adresse a trouvé son cercle d’inconditionnels et il faudra parfois prendre son mal en patience pour trouver une table.


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Biondi
Bistrot

Biondi

Un très bon bistrot

Biondi était un humoriste très connu au pays des gauchos. Mais l'autre star de cette table, c'est Violetta, la sœur du chef, Fernando De Tomaso. Violetta bichonne tout le monde, même quand on vient pour la première fois. Les Argentins n'ayant  pas leur pareil pour faire cuire la viande, Biondi est the place to be ( el lugar donde estar) pour tous ceux qui recherchent les plaisirs carnés et ont envie de sortir de la routine : vins d'Amérique latine, sauce chimichurri, chips de manioc, patate douce, citron vert, chocolat du Pérou, dulce de leche, le dépaysement est garanti. La salle se remplit vite, la plupart sont des habitués. Il est vrai que le menu trois plats du déjeuner à 16,50 € est sacrément compétitif dans le quartier.

 


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Astier
Bistrot

Astier

Un très bon bistrot

Ce bon bistrot s'est tellement installé dans le paysage gourmand qu'il en deviendrait presque une institution de la République - en tout cas du quartier de la République. Nappes à carreau, belles lampes en cuivre au-dessus du bar, en verre soufflé au-dessus des tables, ambiance joyeuse, assiettes généreuses... On aimerait en rester là mais on a tout de même relevé une certaine désinvolture lors de notre dernier passage. Les fameux harengs marinés, par exemple, ne l'étaient visiblement pas assez, et leur accompagnement classique (pommes rattes) était bien sec, un peu comme le serveur. Soyons justes, les autres assiettes, en particulier la fricassée de rognons de veau ou le saumon à l'oseille, nous ont comblés, de même que les desserts, quasi addictifs. 


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Casimir (Chez)
Bistrot

Casimir (Chez)

Un bon bistrot

Seconde jeunesse pour ce bistrot qui fut le repaire canaille de Thierry Breton. L'équipe qui a repris la maison et exploite déjà plusieurs enseignes à Paris (Bonvivant, Grandcoeur...) a eu la bonne idée d'élargir les horaires (dès 9 heures le matin) pour vivre au rythme d'un vrai café de quartier, peinardement logé au chevet de l'église Saint-Vincent-de-Paul, avec terrasse en zone piétonne. Hors cette agréable privilégiature, le bistrot a repris intérieurement du poil de la bête grâce à un bon coup de peinture qui redonne de la luminosité à l'ensemble et affiche open 7 jours sur 7. Pas vraiment de révolution à la carte quoique appétente, rillettes de canard maison, panisse à la ricotta, aile de raie meunière, côte de cochon du Perche panée, mousse chocolat... si  ce n'est de mettre en avant des pièces à partager, canette de Challans au foin, carré d'agneau de Sisteron ou, sorti des limbes gastros, un bœuf Wellington (comptez de 80 à 90 euros). A l'usage, les croquettes de jambon au coulis de piquillos sonnent juste, un peu plus que le quasi de veau basque au poivre manquant de moelleux, sans trop s'attarder sur les bonnes grosses frites maison <à la peau>, non épluchées, que nous qualifierons méchamment de <à la feignasse>. Fin de parcours avec le paris-brest, dessert « égérique » de Casimir, au bon chou mais à la mousseline au praliné bien timide en pralin. Un p'tit coup de réglage serait bienvenu. Gilles Dupuis


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Monsieur (Chez)
Bistrot

Monsieur (Chez)

Un des meilleurs bistrots de la ville

Tout près de la Madeleine, un bistrot chic avec sa frise de bonnes bouteilles et ses serveurs en chemise blanche, cravate et tablier rayé. Des nappes au blanc impeccable, de la moquette, et des illustrations de l'époque où la pub s'appelait réclame. Quelques tables en terrasse dans la rue. Le nouveau chef, Jonathan Hamel, semble s'adapter à merveille au registre quasi immuable de cette adresse historique du quartier. Il a repris la version maison de la blanquette, à savoir sans accompagnement de riz mais avec pommes terre cuites et servies dans la cocotte. En revanche, son œuf mayo surprend et même déçoit : l'œuf  est ici proposé entier avec un jaune hélas plus que figé et, ce, malgré la macédoine de légumes qui relève et tonifie l'assiette. Ce sérieux cuisinier se révèle pourtant à l'aise dans le sucré comme dans le salé. De la bonne cuisine française, avec escargots, bourguignon, sole meunière, crêpe suzette... et, last but not least,  une belle carte des vins où l'on sent la pâte des pères fondateurs, Carole Colin et Denis Jamet, à la tête du restaurant Les Climats, le temple parisien des vins de Bourgogne. On regrettera seulement l'absence de menu, qui fait vite grimper l'addition, mais le plaisir a son prix.

 

 


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Lazu
Bistrot

Lazu

Un très bon bistrot

Marc Favier, ex-bras droit de Piège, qui a fait le succès de cette adresse, a laissé les clés de la maison à un ancien second de Bruno Doucet (Régalade), Bruno Lazurowicz. Lequel, tout en gardant le dispositif d'ensemble (dominante bleue, mur-miroirs, chaises cannées et bistrots, table d'hôtes centrale...) a ajouté le grain de sel d'un jeu de clichés noir et blanc de la tribu Gainsbourg! Et opté pour une formule de menu-carte (42 euros) au choix large (six plats) avec quelques suppléments justifiés pour les produits plus nobles (ris de veau, pigeon...). Le métier est bien présent, la générosité, quasi légendaire de la bande de la Régalade est au rendez-vous et les plats très gourmands à l'instar de notre poisson dont nous n'avons pas perdu une once de bouillon. Peut-être notre dessert aurait-il du être un poil plus beurré (la crème praliné) pour que nous soyons enthousiastes. Carte de vins d'une très belle ampleur pour ce type d'établissement, qui doit frôler les 250 références, et particulièrement riche en bourgognes.


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Galopin (Le)
Restaurant

Galopin (Le)

Un bon restaurant
♥︎

En moins de cinq ans, Julien Simmonet n'a pas perdu de temps : rachat de l'ancienne adresse des frères Tischenko et refonte totale de la carte. Ce charmant restaurant ouvert sur la place Sainte-Marthe - la sainte patronne des cuisiniers - n'ouvre désormais qu'au dîner, à l'exception du samedi et bientôt du dimanche sous la forme d’un brunch. Le chef souhaite prendre le temps de soigner et de bien accueillir ses clients, souvent aidé par sa sœur ou sa maman, soit un seul service et un menu unique organisé autour de cinq plats que complète une proposition d'accords mets et vins. Son récent séjour de deux ans auprès de Zaiyu Hasegawa, le chef du réputé Den, marque de son empreinte japonaise le menu : travail sur les transitions entre les plats, utilisation du bœuf Wagyu, poisson selon la méthode ikejime, recours aux algues ou à l'huile de sésame notamment. Un registre qui reste toutefois bien personnel et qui, d'emblée, séduit dès la première bouchée autour d'une tartelette réunissant oignon, œuf de truite, poutargue et mimolette dans un camaïeu de tonalités orangées plaisantes à l’œil. Jusqu'au dessert et sa mise en scène réussie de légumes comme, par exemple, la courge servie avec un crumble maïs sarrasin et une réduction de pommes au caramel, ce jeune chef réussit un équilibre entre saveurs et arômes, entre harmonie et légèreté. Chaque détail du repas est pensé, choix du pain servi avec un beurre maison ou biscuit aux noisettes de sa Creuse natale en accompagnement du café. Il a la tête bien faite et une maturité impressionnante, à trente ans à peine. À suivre de très près, selon la formule … 


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Verre Volé (Le)
Bistrot

Verre Volé (Le)

Un très bon bistrot

À la souche de l’arbre généalogique des caves à manger, avec un fond d’un bon millier de vins « nature » tournant sur la carte et une sélection réduite de vins au verre à prix doux (6,50€). Le mobilier est multicolore, les murs couverts de bouteilles au garde-à-vous, les produits de qualité (avec sourcing, comme on dit dans la nova langue du nouveau monde), les cuissons parfaites. Le Verre gagnerait à corriger les détails (présenter les bouteilles des vins servis au verre, faire goûter les vins, changer les verres entre le blanc et le rouge, ne pas servir une viande à peine tiède sur une assiette complément froide…). Service vite chaotique.

 


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Angelus du canal (L')
Bistrot

Angelus du canal (L')

Un bon bistrot

Exit Philou, repris par deux associés qui avaient dans les années 90 un bistrot dans le XIVe, puis se sont exilés pendant vingt ans à Singapour, en y multipliant et exploitant différents restaurants. L'adresse s'annonce "bistronomique", ce qu'elle n'est pas (c'est peut-être mieux), et présentait lors des fortes chaleurs, une ardoise assez costaude en propositions, plutôt à base de plats minute, avec certaines entrées en demi-portions. On sent que la maison se cherche encore un peu, mais nous avons été un peu estomaqué par l'incroyable tenue de spécialités venues de Nice, à savoir les frites de panisse offertes en amuse-bouche (jamais rien goûté d'aussi bon), la pissaladière et, dans une moindre mesure le thon à la niçoise. Le jeune chef ayant travaillé sur la Côte d'Azur ne mégote pas sur les anchois, ceci expliquant cela. Même constat du côté de la sélection de vins, pas réellement mature (malgré Crochet, Colinot et Chignard), mais qui l'est nettement plus dans le petit bar à vins que les deux hommes exploitent juste à côté et qui est vraiment séduisante. Une adresse à suivre donc.


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