Cotte Rôti (Le)
Restaurant

Cotte Rôti (Le)

Un bon restaurant

Ce restaurant avait une âme, celle de son fondateur Nicolas Michel, passé chez Marc Meneau, Guy Martin et Bernard Pacaud. Depuis qu'il a cédé son affaire à son chef et son pâtissier, trois caractères s'expriment au lieu d'un seul. En salle, la figure tutélaire continue de mimer chaque plat, entrant dans les détails, racontant les fournisseurs et leurs paysages, le processus créatif qui justifient cette cuisson nacrée, ce condiment, cette émulsion, ce pickle. Quoique plus discrets, les nouveaux gérants ne se contentent pas d'exécuter en silence des plats variés et d'une grande précisions : ils sourient, s'enquièrent des attentes, sollicitent les jugements, bref, ils communiquent eux aussi le plaisir d'être là. Au déjeuner, l'expérience mérite le voyage. Le soir, les prix sont ceux d'une très bonne table qui ne veut rogner ni sur la qualité, ni sur les quantité. Notre risotto était grandiose et les voisins, au coude à coude hélas, se régalaient de chaque plat  La carte des vins, superbe, présentait lors de notre venue des manques, augurant un renouvellement à la hauteur.


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Amis de Messina (Les)
Restaurant

Amis de Messina (Les)

Adresse engageante avec sa terrasse estivale, sa cuisine ouverte et son service à l’italienne qui expédie dans la joie et la bonne humeur des assiettes d'inspiration siciliennes: antipasti de produits frais et bien sourcés, pâtes du jour (clin d'oeil à la cucina povera lors de notre passage avec maquereaux, tomates fraîches, ail et chapelure). Au coin desserts, ne pas passer à côté de la Torta Mamma Lina, gâteau à la ricotta et aux courgettes héritée de la grand-mère du propriétaire, comme des glaces artisanales servies avec brioches maison tièdes. 


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Unico Paul Bert
Restaurant

Unico Paul Bert

C’est bien évidemment dans une ancienne boucherie, désormais colorée seventies (carrelage orange sanguine et papier peint pomme verte et jaune citron), que s’est installé ce restaurant de viande argentine. De fait, la viande y est de premier ordre et la cuisson parfaite. Mais, à moins d’être un viandard affamé de bœuf, il y manque un geste cuisinier susceptible de vous emporter au delà d’un simple steak frites, fût-il incomparable. À regretter aussi le service pour le moins désinvolte de deux jeunes femmes, certes aimables et sympathiques, mais passant leur temps à papoter ou à jouer avec leur smartphone. Ainsi que la tonitruante musique d’ambiance sud-américaine, à même de vous faire croire que vous déjeunez au milieu d’un dancing. Enfin il y a, à l’exception du menu à prix serré, les tarifs pour le moins vigoureux de la carte, en dépit de l’indéniable qualité des produits proposés. Amateurs de viande et musique sud-américaines au portefeuille bien garni, ce lieu est pour vous. Pour les autres… 


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Tagine (Le)
Restaurant

Tagine (Le)

♥︎

Marie-José Mimoun accueille avec toujours autant de chaleur ses clients auxquels elle propose des couscous, tagines et autres pastillas parmi les meilleurs de la capitale. Les légumes sont bio, la semoule aérienne et tous les produits de qualité. Ne surtout pas négliger les propositions du moment comme cet excellent tagine de pigeonneau aux raisins secs, oignons, miels et amandes. Le couscous méchoui avec son épaule d’agneau croustillante fait à juste titre parti des incontournables. Délicieuses pâtisseries orientales.Important, il vaut mieux réserver car ce restaurant affiche souvent complet.


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Septime
Restaurant

Septime

Un bon restaurant

Le parcours du combattant pour obtenir une table au Septime a été géré au printemps 2019 par une révision musclée des tarifs. Le menu obligatoire du déjeuner est passé de 42 à 60 € et le seul dîner possible en sept services, rien de moins, a vu son prix progresser de 80 à 95 € auquel il conviendra de rajouter désormais 60 €pour l'accord vins. Le rapport qualité-prix en souffre forcément mais la fréquentation demeure assidue. Il faut réserver trois semaines à l'avance, jour pour jour, par net ou téléphone (dans deux plages horaires strictes) et croiser les doigts. Autour de tables en bois brut, la clientèle de foodies était plutôt internationale le soir de notre visite. Elle était venue se plonger dans l'ambiance néo-rétro qui évoque les ateliers d'artisans de ce quartier du début du siècle précédent. La cuisine est moderne, branchée et l'innovation va bon train, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Si aucun des sept plats du menu d'été ne nous a déclenché le grand frisson, les cuissons étaient parfaites et les matières irréprochables. La dominante acide de certains plats et quelques associations nous ont interrogés, tel ce caviar largement servi mais perdu dans ses haricots coco montés sur un beurre au vin jaune ou encore la finesse du tourteau de Roscoff soumise à la domination d'un jaune d'oeuf fumé. Plus consensuelles, les tomates cerises jouaient avec le lait de bufflonne et la bouillabaisse se combinait volontiers à l'aubergine frite et ses herbes marines. La carte des vins assez chère mais bien ouverte sur l'international est résolument orientée vers les vins nature. La qualité de la matière première ravira mais les déviances liées à l'absence de protection de ce type de vin pourront désorienter. En salle le personnel jeune et prévenant fait tout pour que le moment passé au Septime soit agréable.


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Qui Plume la Lune
Restaurant

Qui Plume la Lune

Un bon restaurant

Ceux qui ont fréquenté le restaurant Qui Plume la Lune du temps de son fondateur, le chef Jacky Ribault, ne seront ni déçus, ni désorientés, par son offre actuelle. Certes, Ribault est parti ouvrir à Vincennes un autre établissement, mais il a confié piano et casseroles à son second, Jean-Christophe Rizet. Ce dernier restitue le même niveau d’élégance et de précision culinaire, tout en apportant une petite touche d’interprétation personnelle qui révèle une réelle sensibilité. Le disciple dépassera-t-il le maître ? Si les intitulés des plats sont complets (voire trop, car on aime conserver une petite part de mystère), l’exécution s’avère magistrale, les cuissons justes, les saveurs équilibrées. Les produits, notamment ceux de la mer, sont de premier choix. Le client devra toutefois faire une confiance aveugle au chef et à son inspiration : menu « Iphigénie » (entrée/plat/dessert à 50 € le midi), menu « Angèle » (4 plats et dessert à 90 €), menu « Lucie » (5 plats et desserts pour 130 €). Belle sélection de bières gastronomiques artisanales et de vins de niche au verre (pas donnés toutefois). Seul petit bémol en ces années de canicule à répétition : la salle n’est pas encore climatisée.


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Pierre Sang on Gambey
Restaurant

Pierre Sang on Gambey

♥︎

Très belle deuxième adresse de Pierre Sang qu'on ne présente plus. Dans un décor de comptoir moderne (longues tables hautes, mur en brique rouge, cuisine ouverte donnant à voir les prouesses du chef), c'est une cuisine gastronomique pleine de surprises mais toujours juste qui se décline au fil des plats (dont les serveurs ne donnent l'intitulé qu'après la dégustation pour aiguiser les papilles). Mets de qualité travaillés avec finesse et même audace et, ce soir-là, la douceur du poisson à la chaire blanche posé sur un riz cuit façon bibimbap est contrebalancée par l'acidité de haricots verts façon pickles et par la chaleur de la sauce au sésame et soja. On se régale et on en redemande.


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Pierre Sang in Oberkampf
Restaurant

Pierre Sang in Oberkampf

Il est de ces restaurants dont l'indigence du cadre ne saurait masquer la pertinence de la cuisine. Chez Pierre Sang in Oberkampf, première des trois tables du très cathodique chef franco-coréen, par exemple, il faudra faire abstraction de l'absence d'enseigne, de l'unique comptoir en bois et des chaises aussi hautes qu'inconfortables. A touche-touche avec ses voisins, donc, on s'enthousiasmera davantage pour la dégustation à l'aveugle - un concept cher à l'enseigne - des plats (imposés) d'une formule déjeuner aux tarifs très démocratiques. Vives, colorées, pertinentes, les assiettes bistrotières de l'ancien participant à Top Chef se piquent d'accents coréens,  sauces ou agrumes de là-bas à l'appui. Bon point encore, la gentillesse de l'équipe fait vite oublier une carte des vins qui gagnerait à gagner en épaisseur.


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Chameleon Restaurant
Restaurant

Chameleon Restaurant

Du guéridon de bistrot à pied de fonte à la table de cuisine à rallonges bleu ciel en Formica, ce caméléon aime changer de couleurs et de forme. Une bibliothèque gourmande, un tableau non figuratif de bonne facture, une affiche de Roy Lichtenstein et surtout du volume, de l’espace entre chaque table pour mener une double vie. Au déjeuner, des formules à prix tenus en laisse mais bien représentatives du travail du chef; le soir une carte plus étoffée, aux plats plus travaillés (garniture et dressage). Choix de vins correct avec une petite trentaine proposés au verre ou en carafe (à partir de 5€).

 


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Louis
Restaurant

Louis

Un bon restaurant

Quelques tables dans une salle aux camaïeux de gris et de bleu et que prolonge la cuisine où s'active une brigade presqu'aussi nombreuse que la clientèle. Stéphane Pitré se montre un technicien hors pair qui soigne tous les détails de ses menus, jusqu'au service du fromage auquel il serait regrettable de renoncer. Il aime mettre en scène les produits de saison en jouant de textures et de couleurs, avec quelques effets de salle vite spectaculaires comme les vapeurs accompagnant les asperges ou l'émulsion le poisson. La carte des vins comporte une heureuse sélection de vins au verre, tous parfaitement choisis pour accompagner un registre culinaire aux saveurs parfois originales et bien tranchées. Service exemplaire, à la fois discret et efficace dans ses conseils. À noter, depuis cette année, l'ouverture juste à côté du « Cellier » qui propose une version plus accessible et bistronomique du registre du chef. 


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