Parcelles
Bistrot

Parcelles

Un très bon bistrot

Après l'ouverture de la cave juste sur le trottoir d'en face au printemps dernier, c'est au tour du bistrot de faire ses premiers pas. En lieu et place de l'ancien Taxi Jaune dont Sarah Michielsen, la nouvelle propriétaire des lieux, a eu l'heureuse idée de garder tout ou presque du mobilier et de la décoration. Les habitués apprécieront les tubes néon colorés au dessus du bar, ce dernier ayant gagné en confort et en visibilité. Quelle que soit la saison - notamment en été lorsqu'il est possible de créer des courants d'air entre la rue et la cour de la superbe demeure du XVIIIe siècle bâtie pour Charles Chuppin, conseiller secrétaire du Roi - on s'y sent bien, même très bien. À l'ardoise qui circule de table en table, quelques entrées, poissons, viandes ou volailles qui changent en fonction du marché et que complète chaque jour un plat végétarien. Belle maîtrise technique du chef avec une sauce gribiche bien relevée, une joue de bœuf servie dans un bouillon pour plus de légèreté et de puissance en goût et des desserts version ménagère très gourmande (remarquable clafoutis). Un bonheur évident à table que conforte la sélection de vins pointue et revendiquée par un jeune sommelier bien en verve lors de notre passage. Bonne idée ce chardonnay jurassien pour accueillir comme ce tour de France avec d'heureuses haltes en Loire ou Bourgogne. 


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Jugaad
Restaurant

Jugaad

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Manoj Sharma, déjà repéré au Shirvan Métisse Café puis au Sir Winton, vient d’ouvrir ce Jugaad qui signifie « détournement et créativité » en tamoul On y retrouve, modernisés, les goûts et les traditions de toutes les Indes mai aussi des créations marquées par une explosion de saveurs. Que ce soit en terrasse ou installé à la table du chef avec vue plongeante sur la cuisine et les deux rutilants fours tandoor en laiton doré, le choix d’un cocktail maison au gin s’impose. Pourquoi pas le Slumdog Tonic, un gin tonic à l’incroyable fraîcheur, aromatisé aux agrumes et à la rose et s’accordant avec tous les plats ? La carte joue à plein les saisons, seules les épices étant sourcées en Inde pour en restituer toutes les saveurs. Chaque ingrédient est cuit de manière traditionnelle (grill robata ou four tandoor) et assaisonné à la perfection. Pour démarrer, on se laisse tenter par le naan bar avec ses pains fourrés cuits minutes et par la multitude d’entrées à composer façon mezze dont le houmous au curry. On y découvre aussi une proposition de plats à partager, comme l’incontournable macher paturi, un filet de poisson blanc cuit avec graines de moutarde préparées sur place et lit d’herbes fraiches, le tout joliment empaqueté dans une feuille de bananier laissant découvrir une chair tendre et aromatique. Une table qui sait faire voyager et distiller son lot de surprises.


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Liquide
Bistrot

Liquide

Un très bon bistrot
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Rien n’a changé de l'ancienne cuisine du Racines 2, toujours ouverte et rutilante, sauf que la brigade menée par Gaylord Merlet s’y agite désormais sur fond sonore enlevé. Un jour viendra où le public ravi reprendra la play list particulièrement bien choisie. Si Matthias Marc occupé à son Substance laisse les fourneaux à Gaylord, ce dernier ne manque pas de métier. La carte a mis au placard les modes et tics de la jeune, ou moins jeune, restauration parisienne. Elle mise sur des produits parfaitement sourcés et préparés avec une technique irréprochable. Des plats plébiscités, les cromesquis de tête de veau à la fois croustillants et « régressifs », les huîtres à l'huile de verveine avec une subtile finale ou le pigeon farci à la saucisse de morteau et à l'œuf de caille mollet bien coulant à la découpe (bravo). On apprécie les assaisonnements francs et directs qui restent la marque de fabrique de la gastronomie française, le plateau de fromages défendu par la salle et réunissant quelques fleurons du Jura et les desserts construits avec tact. Rares sont les pâtissiers à faire comme ici du kiwi un objet de désir en fin de repas. La carte des vins privilégie les vignobles du Levant, alsace ou jura, et les meilleurs (Tissot, Deiss, La Pinte, Fumey-Chatelain notamment). Sans oublier la carte des cocktails, tout aussi réfléchie et convaincante. La preuve que la jeune génération peut avoir tout bon en restauration. 


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Crus de Bourgogne (Aux)
Bistrot

Crus de Bourgogne (Aux)

Un très bon bistrot
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On remercie la famille Dumant d'avoir repris voici deux ans cette institution du quartier Montorgueil. L'adresse ouverte en 1902 et qu'affectionnait particulièrement André Malraux a retrouvé son lustre et sa patte. Murs éclaircis, sol mis en valeur et banquettes redevenues confortables, le charme opère jusqu'à la terrasse qui n'a jamais été aussi accueillante malgré une météo hésitante lors de notre passage. Service en salle à l'élégance toute italienne avec veste blanche, cravate verte et écusson brodé, nappes amidonnées et typographie à l'ancienne sur le menu du jour, la nostalgie est bien à son comble sans être pesante ni ennuyante. La cuisine, elle aussi refaite, a remis les classiques au goût du jour, pâté en croûte, œuf mayo ou en meurette, vol au vent, ris de veau, civet, profiterole ou omelette norvégienne. Tout est fait maison, à l'exception de la pâte feuilletée comme aime l'indiquer Margaux Dumant. La pomme de ris de veau est servie entière quand les frites ou plutôt les pommes allumettes sont proposées à discrétion. Sans oublier, attention aujourd'hui souvent disparue à Paris, le radis beurre avec baguette bien fraîche pour faire patienter. La cave fait honneur à la Bourgogne mais s'attarde avec un même discernement dans la Vallée-du-Rhône ou dans le Bordelais. La table a la chance ici d'être prise avec tout le sérieux nécessaire par ses propriétaires. 


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Bonne Aventure
Bistrot

Bonne Aventure

Un très bon bistrot
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On se presse pour venir s'attabler dans ce petit bistrot de Saint-Ouen. Pas forcément pour la déco car il n'y en a pas, ni pour la vue qui se limite à celle de la rue … Tout simplement pour la cuisine d'Alcidia Vulbeau qui se distingue par sa belle spontanéité. Avec beaucoup d'aplomb, elle travaille de beaux produits et joue d'assaisonnements toujours percutants comme pour notre tartare de veau aux noisettes. Et son menu du déjeuner à moins de 20€, a vite transformé son établissement en cantine pour épicuriens. Le soir, l'ambiance se veut différente avec des "petites assiettes à partager" qui sont aussi d'heureux prétextes pour découvrir les sérieuses références en vin (nature et biodynamie) que l'on peut également acheter à emporter.


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Audass'by Pierre Lambert
Bistrot

Audass'by Pierre Lambert

Un bon bistrot
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Pierre Lambert n'en finit pas de se démultiplier. Après son Bistrot de Pierre Lambert au registre de plus en plus gastronomique et son Pierro Ramen à Levallois-Perret, ce courbevoisien débordant d'idées et d'énergie a ouvert son bar à tapas, l'Audass. Concept oblige, ici pas de réservations ni de menus. Dans une ambiance "néo-industrielle", on choisit parmi une sélection de mets à l'intitulé souvent déroutant (le chef aime surprendre). Quand au monde d'emploi, la question se pose de savoir combien d'assiettes faut-il prendre pour organiser son repas… Bien difficile de répondre tant les portions peuvent varier d'un plat à l'autre. Bref, on y va un peu à l'aveugle même si l'on retrouve toujours et avec un plaisir évident les marqueurs du chef trublion, et notamment les influences issues de tous les continents. Comme cet œuf tortillas travaillé avec du chorizo et des chips qui s'avère délicieux ou, peut-être plus surprenant, ce naan au beurre et vanille. Bref, une expérience originale à partager bien volontiers. 

 


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Coquin
Restaurant

Coquin

A la question quelle cuisine trouve-t-on chez Coquin? La réponse est "toute". Pas vraiment rassurant surtout si on se plonge dans la grande carte au format A3 réunissant  pêle-mêle registres du monde entier, foie gras maison, burgers, lasagnes ou bobuns... L'établissement, plutôt vaste avec ses deux grandes salles, affiche une décoration moderne et soignée et soigne son accueil, toujours chaleureux et professionnel. Mais la (bonne) surprise vient en fait des plats, car avec une telle diversité de cuisine, on pourrait s'attendre au pire… Le jour de notre passage, des chicharrons généreux et réussis (le chef est d'origine sud-américaine), un carré d'agneau passé à la rôtissoire et juste bluffant. Seul le dessert laissait à désirer, car trop sucré. Sélection habile de petits vins passe-partout et pas chers du tout qui permettent de passer un bon moment. 


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Signature Montmartre
Restaurant

Signature Montmartre

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Le jeune couple franco-coréen aux manettes de ce petit restaurant confidentiel a réussi l'impossible, imposer dans cette rue riche en attrape-touristes une singulière cuisine, à savoir née de la fusion entre le registre français et coréen. Victor en salle, très précis et attentionné, transmet sa passion de produits sérieusement sourcés (remarquable pigeonneau de Pornic de Marie-Samuelle Bourreau) et conseille idéalement les vins. Les deux cheffes (salé et sucré), toutes deux originaires du Pays du matin calme, maîtrisent une carte élégante et subtile dans les associations jusqu'à garder le meilleur des deux cultures. Les bouillons et jus sont ainsi marqués par leur justesse et servent parfaitement la composition soignée des plats. A moins de cinquante euros le menu du dîner au cœur de Montmartre, on signe tous les jours pour y retourner.

 


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Mosuké
Restaurant

Mosuké

Un bon restaurant
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L’enfance du chef, son franc sourire, sa formation chez Thierry Marx, sa médiatisation et les mois de patience pour décrocher une table ne comptent pour rien, face à l’assiette. Or, Mory Sacko est un extrémiste. À prendre, ou à laisser. En sept plats, précédés de quatre bouchées qui mettent en condition et concluent d’un adieu gourmand à la hauteur du repas, le cuisinier impose une puissance, une carrure. Au palais, sur la langue, dans le cortex profond, la surprise surgit derrière des intitulés familiers —« jamais sans mon poulpe », « je vous salue mon poulpe », « mon poulpe et moi », tel est le mantra 2021 auquel on n’échappe pas ce soir-là. Sans même avoir quitté Paris, chacun connaît les exubérances pimentées ou acides de l’Afrique et les fadeurs du Japon… On les retrouve ici, sur une tentacule coriace puis, un maigre, un bœuf ou sur ce sublime homard bleu, mais... autrement. Pas de quête d’équilibre, des fulgurances. La chair du crustacé breton est grillée dehors au charbon japonais et nacrée dedans, pure. Le dressage tout en couleur, tel que le conçoit le chef à chaque étape, impose les rencontres sensorielles : plutôt que les trop fréquentes cohabitations entre des goûts sans affinités qui pratiquent une collocation dans l’assiette, Mory Sacko célèbre des mariages. La technique des grands toqués est au rendez-vous, dans les condiments et les jus corsés en particulier, au service de l’audace. Revenu des excentricités de la cuisine moléculaire, le jeune homme invente un nouveau classicisme, expliqué avec enthousiasme et sans jargon par un service attentif. En phase avec le chef, Mathieu Guerin a composé une carte des vins rusée, selon ses penchants, évitant les grands appellations sans trop verser dans le nature. L’accord mets-vins est une suite de suggestions, qui égare du côté d’Orléans pour un sauvignon au poil et de l’Afrique du Sud (dominante syrah sur terroir granitique).

 


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Bistrot des Plantes (Le)
Bistrot

Bistrot des Plantes (Le)

Un bon bistrot
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Un charmant bistrot qui, aux premiers rayons de soleil venus, voit sa terrasse prise d'assaut par une clientèle essentiellement de quartier. La salle ressemble par certains côtés à un cabinet de curiosités et la vaisselle signée Digoin et datée années 30 apporte un supplément de panache. Des conditions agréables pour apprécier les plats bistrotiers, roboratifs et sérieusement exécutés du chef. Œuf mimosa, salade César au poulet croustillant, tartare de bœuf, coquillettes au jambon et au comté (avec même un peu de truffe) ont le bon goût de la simplicité. Sélection de vins sympathique et restée accessible.


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