Basique
Bistrot

Basique

Un bon bistrot

Tout ce qui est petit, est-il vraiment mignon? Dans une salle de quelques mètres carré au parquet en bois et aux murs décorés de carrelages et peints en bleu façon IKB, on déguste des mini-portions. La promesse du lieu - cuisine du monde à partager - s'avère remplie pleinement pour sa première partie. Houmous, linguine, pulled pork, poulet Panko, tartine aux escargots se retrouvent ainsi au choix parmi la vingtaine de propositions. Par contre, les portions relèvent plus de la "tapas" que du plat. Commande passée, tout arrive en même temps sur la table pour répondre à la fin du slogan et ainsi tout partager (même quand on est seul...) dans une ambiance musicale marquée. Mais dans les assiettes on voyage et on s'amuse dans une certaine insouciance. Jamais dans la complexité. Pour le vin, on ne chasse ici que du naturel qui arrive au goulot, avec des références en la matière. 


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Nico
Bistrot

Nico

Un bon bistrot

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Qasti
Bistrot

Qasti

Un très bon bistrot
♥︎

On connaît Alan Geaam et son restaurant gastronomique qui aime enrichir son registre de quelques clins d'oeil à ses origines libanaises. Cette nouvelle adresse de ce chef autodidacte lui offre désormais toute latitude pour raconter son histoire (Qasti en libanais) et, sur des bases bien françaises, retravailler les plats de son enfance libanaise. Dans un cadre réussi avec des touches de bleu majorelle et un esprit bistrot assumé, on se régale de ces assiettes multiples et généreuses qui invitent naturellement à la convivialité. 


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Gypse
Bistrot

Gypse

Un bon bistrot

Ouvert en juillet 2019 par Julien Le Cloarec, ancien chef de La Rallonge dans le dix-huitième arrondissement de Paris, Gypse est le restaurant que les bons vivants de Montreuil attendaient. Le cadre, contemporain et chaleureux, associe béton, bois brut et végétaux dans une salle haute de plafond offrant une vue dégagée sur la cuisine et les petites mains qui s'y affairent. Les tables, grandes et espacées, permettent de manger tranquillement sans subir la conversation des voisins, même si l'espace s’avère un tantinet bruyant une fois rempli. La carte des vins, franco-française, est équilibrée et laisse leur place aux vins nature et biodynamiques, sans toutefois les laisser envahir la sélection. La cuisine ne revendique nulle folie créative. Cuissons maîtrisées, jus flatteurs, du croustillant, du moelleux, on est dans la quintessence de la cuisine de bistrot, qui plus est, aussi sérieuse dans le registre sucré que salé. Service souriant et efficace, et succès mérité pour cette adresse qui ne désemplit pas depuis son ouverture.


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Séoul Mama
Restaurant

Séoul Mama

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Bienvenue dans cette cantine coréenne ouverte en septembre 2018 par le chef d’origine indienne Manoj Sharma, ancien du Shirvan Métisse Café d'Akrame Benallal, et par sa femme coréenne Sangmi Lee. La décoration est pensée dans le style années cinquante avec chaises en formica, cassettes, cafetières italiennes. Quant à la courte carte, elle propose des produits ultra frais cuisinés chaque jour dans la petite cuisine derrière le comptoir. En entrée, on recommande vivement d'opter pour les cinq assiettes à déguster façon mezze pour découvrir les saveurs de la maison. Difficile ensuite de faire un choix, car tous les plats proposés témoignent d'un même engagement du chef et d'un même souci de qualité : kimchi ball interprété de façon gourmande avec crevette, riz, mozzarella et une touche de wasabi; mi mandu (dumplings) d’exception car à la pâte réalisée maison et pliée à la main ; dup map aussi généreux que soigné avec ses légumes marinés; ou alléchant curry proposé avec des légumes sautés. Quant aux desserts, ils sont toujours maison et imaginés avec une touche asiatique : matcha ou sakura notamment. Au final, une cuisine fraîche et équilibrée qui assaisonne savamment la cuisine coréenne d’une touche indienne avec, à la clé, des assiettes mordantes et pleines de parfums. Service en salle avenant, on y parle français mais souvent anglais aussi. Petit conseil : pour être totalement dans l’ambiance, il ne faut pas hésiter à demander des baguettes, elles ne sont pas mises d’office sur la table.


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Atelier Joël Robuchon Etoile
Restaurant

Atelier Joël Robuchon Etoile

Un bon restaurant
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Pas de doute, l’âme du maître plane toujours en ces lieux. La disparition du « chef des chefs » Joël Robuchon en 2018, n’a pas empêché ses tables, comme celle-ci de ressusciter après la pandémie et de raviver la flamme d’une cuisine exceptionnelle. Le convive y accède par l’entresol sous le drugstore Publicis pour rejoindre un superbe comptoir. Une décoration « stendhalienne » toute de rouge et de noir, dans une ambiance élégante et feutrée mais accueillante. C’est le comptoir qui est ici en vedette, offrant une vue superbe sur la brigade au travail et invitant à la convivialité, voire au partage quand les voisins le permettent. Une clientèle tout à la fois issue des bureaux voisins du triangle d’or et de touristes amateurs de Champs-Elysées comme de haute gastronomie française. Oui, l’esprit Robuchon souffle bien ici ! Le chef Thierry Karakachian y veille, attentif à la tradition maison en ressuscitant par exemple cette fameuse gelée de caviar à la mousse de chou-fleur, plat culte servi dans les années 80 chez Jamin.  Précision des cuissons, excellence des produits (toujours de saison), perfection des dressages, simplicité des assemblages qui ne comportent que les ingrédients nécessaires, sans esbrouffe ni fioritures inutiles. Sommellerie dans un esprit de grand professionnalisme qui n’exclue ni l’audace (comme cet accord entre la tendreté d’une superbe côte de veau cuite à basse température et la fraîcheur étonnante d’un collioure) ni la générosité (vins au verre tous servis en magnums). Nombreux menus malins (dont un végétarien sans gluten) à des prix qui restent accessibles, surtout si l’on tient compte de l’adresse (élyséenne) et de l’ambition (gastronomique). Service aussi précis que chaleureux.


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Chantoiseau
Bistrot

Chantoiseau

Un bon bistrot
♥︎

Deux frères ont décidé de rendre hommage à l'inventeur du restaurant en la personne de Mathurin Roze de Chantoiseau qui, en 1765, a eu cette idée joyeuse de faire la cuisine pour des "invités" qui choisiraient leur plat et paieraient. Mais c'est bien là la seule référence historique de ce lieu particulièrement impersonnel. Pourtant, les assiettes ne manquent ni de caractère, ni de générosité. Nicolas Durand, passé chez Servan puis Capitaine, maîtrise à la perfection les techniques culinaires qui lui permettent de proposer dans l'assiette une magnifique poularde du Perche en cuisson douce, qui a conservé une tendreté rare. Remarquable entrée aussi ces gnocchis baignés dans un bouillon à la saucisse de Morteau et accompagnés d'un œuf de poule mollet. L'accueil souriant de Julia, le service efficace et la jolie sélection de vins complètent un tableau prometteur pour une jeune adresse à suivre.


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Mokko
Bistrot

Mokko

Un très bon bistrot

Sésame, safran, fruits de la passion, combava, shiso, cardamome... Derrière la façade turquoise de ce bistrot de poche façon atelier (doté aussi d'un adorable salon particulier), ça carbure sec à l'exotisme, au végétal, et de façon originale sous la houlette d'un chef qui ne manque pas de métier. En témoigne l'ardoise du jour, trois entrées, deux plats et deux desserts. Comme starter, le combiné haddock en salade, mousse de pommes de terre ratte et cresson, détendu d'un œuf parfait, s'avère tout en muscles. Puis, après avoir fait l'impasse sur le concubinage d'un merlu vapeur et du racinaire du moment à savoir la betterave, le canard s'impose en appeau. Las, décédé, désossé puis compressé, Coin-Coin subit les derniers outrages d'une cuisson à basse température, transformant sa chair en purée. Et ce n'est pas le remarquable travail du chef sur les légumes, carottes et navets glacés à la citronnelle, qui empêche le hors-sujet d'un coulis de mangue au piment scellant la préparation en partition un poil écœurante. Un souffle d'acidité aurait pu sauver la peau du volatile. Heureux sorbet ananas-céleri et eau de pomme verte en final, bienvenu pour détendre les papilles d’un dîner dynamisant. Gilles Dupuis


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Drouant
Restaurant

Drouant

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Peu de restaurants racontent aussi bien la vie culturelle que le Drouant. L’attribution du prix Goncourt chaque début novembre devient l’occasion d’un mémorable déjeuner. Le menu reste aussi secret que le nom du lauréat, obéissant à un strict protocole : obligatoirement crustacés selon une tradition instaurée par Colette et gibier, à plumes les années paires et à poil celles impaires. Le repas servi en 2025 incarne à la lettre l’esprit de la maison, comme son attachement aux beaux produits : caviar, gelée de cèpes et crème de cresson, suivent langoustines avec tartare et consommé rafraîchi, puis queue de homard confite au beurre d’algue, lièvre à la royale et langue d’oursins, charolais en guise de fromage avant des pommes flétries rôties, poire crue, crème fouettée et noix fraîches. Proposé jusqu’à la mi-décembre aux clients du restaurant, le festin du Goncourt a ses habitués. Une seule préoccupation semble animer la maison, le bien-être du client, tous les jours de la semaine, dimanche inclus. Le directeur, James Ney, impose son style et une dynamique en salle qui font plaisir à voir. Le chef, Romain Van Thienen, excelle dans les classiques parisiens ou envies de saison. Le lièvre à la royale, le pâté en croûte aux trois viandes, le vol-au-vent sauce Albuféra constituent autant de traces d’un héritage culinaire dont les Gardinier, propriétaires de l’endroit, se veulent les exigeants récipiendaires. Lors de notre passage, le poireau vinaigrette trouvait grâce dans l’exercice toujours périlleux que constitue la remise au jour d’un classique bistrotier : travaillé tel un sushi et, surtout, nappé d’une sauce à base de pois chiches à la texture parfaite, puissamment parfumée grâce à l’ajout d’huile du légume et d’un soupçon de balsamique blanc. Même bonheur avec la profiterole, remarquable de justesse. Le magret de canard ne suscitait pas autant de curiosité, même s’il trouvait dans le côtes-du-rhône recommandé par le chef-sommelier Guillaume Sicsic son meilleur faire-valoir. Car, l'autre raison de venir ici, reste la cave, passionnante à parcourir, toujours à dominante de rhônes comme à l'époque l’avait élaborée Antoine Pétrus. Impressionnante et tellement juste dans ses choix qu'elle reste pour nous un modèle du genre, méritant plus que jamais son "Lebey de la meilleure carte des vins" décerné en 2020. Pierre-Yves Chupin


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Café Verlet
Restaurant

Café Verlet

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Les travaux engagés voici trois ans ont certes presque doublé la surface de cette boutique historique, mais le charme opère toujours et l'atmosphère restée surannée en fait un lieu à fréquenter et à savourer tout au long de la journée. Dès le petit matin pour déguster la sélection la plus pointue de Paris de cafés comme l'après-midi pour apprécier aussi le choix de thés plutôt réussi et choisir une pâtisserie sur plateau. À l'heure du déjeuner, la carte se limite à un grignotage de qualité, soupe ou tarte salée maison, assiette végétarienne, de poissons fumés ou de fromages. Le simple éventail de fruits secs (quelle bonne idée pour accompagner le café), les gaufres au chocolat ou le fontainebleau caramel beurre salé et noisettes permettent de terminer en beauté, à moins de succomber aux réalisations de l'un des meilleurs pâtissiers de Paris, à savoir Carl Marletti. On apprécie l'absence de fond sonore, les tables aménagées avec goût et l'on fait de ce café un repère vite égoïste pour savourer en toute intimité un art de vivre d'un raffinement exemplaire. Bon à savoir aussi, sont proposés aussi à la vente les fruits confits de Lillamand ou les confitures de Stéphane Perrotte (Champion du Monde de la Confiture et Meilleur confiturier de France)


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