Café du Coin
Bistrot

Café du Coin

Un très bon bistrot
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Plutôt que de chercher toujours la petite bête, autant le dire franchement : y’a pas mieux. Au déjeuner, à ce tarif provincial, on ne nous avait pas encore parlé d’un repas aussi copieux, sophistiqué, inventif, varié, moderne dans sa présentation et à la touche "vintage" dans son décor. Bon vins à partir de 4€, bonne bière pression Craig Allan ou Deck & Donohue, bonnes vibrations dans le service qui n’en rajoute pas (au vu de l’affluence, pas le temps !). Le soir et le week-end, les mêmes habitués, qui gardent pour eux le secret bien sûr, partagent des assiettes et parfois des barbecues. Le menu est remplacé par une carte proposant une fournée de pizzette croquantes et le choix entre deux propositions de pâtes et deux suggestions de desserts. Le soir, c’est grignotage. Comme on aime, on ose: c’est notre chouchou coin-coin!

 


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Caryatides (Les), Hôtel Alfred Sommier
Restaurant

Caryatides (Les), Hôtel Alfred Sommier

Richard de Warren a osé la cinquantaine passée transformé l'hôtel particulier de famille en hôtel de luxe. Il est vrai que l'immeuble s'y prête à merveille, sa porte cochère, ses salons en enfilade et ses chambres à l'étage donnant sur une cour aussi calme que reposante dans ce quartier central proche des grands magasins. Le joyau ?  Assurément le jardin logé dans la deuxième cour et qui abrite le restaurant durant les beaux jours. Et lorsque la pluie s'annonce, la salle à manger trouve ses aises à l'intérieur qu'illumine un bow-window donnant sur ce même jardin. L'heureux propriétaire a souhaité recevoir comme dans une maison de famille qu'elle est, assiettes en faïence de Gien, rond de serviette et couverts en argent, nappe damassée … Au menu, une même douce nostalgie mise en scène autour d'un registre classique, cuisine bourgeoise s'il en est, sauce beurre-blanc ou soubise en hiver, poissons nobles, millefeuille ou tarte bien évidemment maison. Rien de spectaculaire, certes des efforts encore à fournir dans le choix du pain, du café ou dans la sélection de vins, mais les assiettes jouent à leur façon l'atmosphère ou le décor empreints d'histoire. Les touristes auront eux aussi la chance de partager un Paris aujourd'hui souvent méconnu ou délaissé. 


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Grand Café d'Athènes
Restaurant

Grand Café d'Athènes

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Sans reproduire le traditionnel kafeneio ou kafeneia qui anime depuis toujours la vie sociale des villes ou villages grecs, ce café réussit en plein Faubourg Saint-Denis à distiller cet art de vivre qu'offrent si bien la Grèce et Athènes sur ses terrasses. Celle du Grand Café d'Athènes se montre confortable et élégante comme l'intérieur ne manque pas d'allure avec son bar en marbre blanc, son coin sofa pour les jours moins ensoleillés et son aménagement aux subtiles teintes vert céladon. Sur la carte, difficile de résister à l'appel de la grande bleue, avec toute une sélection de mezzedes, de sandwichs proposés dans un pain pita, de salades, de kebabs ou de desserts réalisés au dernier moment. Produits de premier choix en provenance de Profil grec, de Kalyos pour les olives et l'huile, comme de l'excellente boutique Kilikio (rue Notre Dame-de-Nazareth), ou saveurs vite enivrantes, menthe, coriandre ou origan frais qu'accompagnent souvent les plats à partager ou non, et ce de l'entrée jusqu'au dessert. Chloé Monchalin derrière le comptoir a l'œil sur tout et enchaîne dans la joie et la bonne humeur le service d'assiettes qui rencontrent depuis l'ouverture un succès mérité. Bref, voilà une adresse devenue en quelques semaines incontournable et indispensable au simple bonheur des Parisiens. 


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Maquis (Le)
Bistrot

Maquis (Le)

Un très bon bistrot
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Ne pas se fier au nom de l'établissement (malgré quelques incursions méditerranéennes, les plats n'ont ici rien de corse) ni même à la façade rouge basque dont l'enseigne s'annonce trompeuse (Cave de la Villa, est-il indiqué). En revanche, pas de tromperie dans l'assiette : on confirme ainsi sans retenue toutes les louanges récoltées par ce sympathique bistrot de quartier dont la renommée a largement dépassé les frontières d'un XVIIIe arrondissement de plus en plus gourmand. Dans un décor resté dans son jus - chaises Baumann, banquettes en skaï rouge et appliques rétro, Paul Boudier et Albert Touton, passés par le Chateaubriand (XIe), font merveille à l'heure du déjeuner. La "faute" à leur irrésistible menu à 18 euros (deux entrées, plats et desserts au choix) qui, de harengs escortés de chou rouge et d'une crème de raifort à un crumble aux pommes, en passant par une savoureuse poitrine de cochon à la moutarde, enchantent dans un joyeux brouhaha les vieux habitués comme les jeunes branchés. La belle sélection de vins nature, elle, ne gâche rien. Il faudra maintenant revenir le samedi midi ou à l'heure du dîner pour découvrir une carte plus étoffée et aux tarifs forcément plus élevés (compter une quarantaine d'euros).

 


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Faham (Le)
Restaurant

Faham (Le)

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Après l'école Ferrandi puis le Saint-James à Bouillac où elle a rencontré son mari pâtissier, Kelly Rangama a participé à Top Chef puis à l'animation d'une émission culinaire sur France O pour mettre en avant les épices et les techniques de sa Réunion natale et des DOM-TOM. Ils ont ouvert en juin 2019 un établissement à la charnière de la bistronomie et de la restauration classique dans le quartier des Batignolles. Ils y font découvrir avec enthousiasme une cuisine au goût du jour, en évolution, où les épices toujours présentes ne sont jamais envahissantes. Pavé de légine parfaitement cuit qui joue avec les agrumes et la texture du riz soufflé, pré-dessert délicieux où l'ananas et le sorbet coriandre s'associent délicatement. Le restaurant fait le plein chaque soir de la vingtaine de couverts de la grande salle cosy, moderne et un espace permet d'accueillir une tablée de huit personnes à côté de la petite cave dédiée à des vins judicieusement choisis, bien inscrits dans les tendances nouvelles revendiquées ici. 

 


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So Nat
Bistrot

So Nat

On ne va pas discuter ici du sexe des anges ni de l’origine du nom Buddha bowl (spirituel pour les uns, évocation du ventre rond des statues pour les autres) dont So Nat s’est fait la spécialité sous la houlette de Zohra Levacher. Architecte renégate, elle et son équipe proposent des bols -deux tailles au choix- réunissant légumes crus et cuits, céréales et légumineuses. C’est coloré (comme les ardoises murales détaillant les différents bols  à coup de craies multicolores) et très goûteux. À défaut d’une conversion miraculeuse immédiate au veganisme, c’est une bonne adresse pour flexitarien. Brunch le samedi (20€). Autre adresse: 9 rue de la Borde, 8e. Ouvert de 11 h 30 à 15 h.

 


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Oui Mon Général
Bistrot

Oui Mon Général

Un des meilleurs bistrots de la ville
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Bistrot de quartier convivial, chaleureux où l'on vient pour boire comme pour manger. Un endroit à la fois moderne et traditionnel, intemporel et habité par une équipe qui a déjà sévi à plusieurs reprises (Nicolas Bessière et Stéphane Reynaud). La quête du bon produit comme la préparation au service de la seule gourmandise, voilà bien deux principes pour lesquels ce général s'engage à être inflexible : un carpaccio de tête de veau avec ses petits légumes, un lapin à la moutarde bien relevé à l'estragon ou des pruneaux avec orange confite et travaillés comme un crumble lors de notre passage. La carte des vins se montre à la hauteur de l'ambition réunissant grands noms (Dauvissat, Pinard, Minchin, Rayas) et petits nouveaux, faisant part belle à la culture raisonnée ou à la biodynamie. Bon à savoir, l'adresse donne rendez-vous le jeudi et le samedi autour d'un machon matinal (salade de pieds de veau, charcuteries, saint marcellin, tarte à la praline). En fait un petit-déjeuner pour adultes, de préférence consentants. 


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Perroquet vert (Le)
Bistrot

Perroquet vert (Le)

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À l'écart des modes, l'adresse du chef Didier Guy cultive service après service, un goût de la convivialité​ et du bien manger sans jamais faillir. Peinture rouge écarlate, ardoises qui détaillent le menu, et quelques raretés accrochées aux murs comme ces originaux d'Hugo Pratt confinent le client dans une atmosphère un brin baroque où l'on se sent immédiatement à son aise. En hiver, la cheminée certains soirs fonctionne pour le plus grand plaisir de la salle et l'une des dernières flambées de la capitale. La cuisine ne s'embarrasse pas de frivolité, mais va à l'essentiel. Des bases classiques maîtrisées souvent améliorées par une pointe d'exotisme bienvenue. Que ce soit pour le menu déjeuner ou les vins, on peut se faire plaisir ici à vile prix.


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Coucou café
Bistrot

Coucou café

Un bon bistrot

À force d'être titillée par la gastronomie en travaillant des années durant dans une maison d'édition culinaire, Pauline Labrousse a franchi le rubicon. CAP en poche, elle décroche un premier poste chez Caillebotte puis, avec ceux déjà à l'origine de Pantruche et de Belle Maison, elle se lance dans ce café moderne. Ouvert du matin au soir, on y vient pour se détendre dans son ambiance immaculée et zen, avec un café, un verre de vin ou un morceau de gâteau maison selon le moment et les envies. Aux heures des repas, c'est une courte carte aux propositions alléchantes qui est proposée. Magnifique vitello tonnato, rillettes bien gourmandes avec des pickles acidulés ou plat du jour à petit prix (au déjeuner) et à la composition réussie, régalent. Les petits couacs au service qui ont été résolus avec bonheur et geste commercial à la clé, n'entament en rien notre enthousiasme pour cette adresse bistrotière moderne et agréable. Carte des vins courte mais avec des références de caractère.


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Biche
Bistrot

Biche

Un bon bistrot
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Dans le "nord Marais", à deux pas de République, il y a comme une odeur de Canebière. Ancien rade totalement rénové avec goût par la patronne originaire de Marseille, ce bistrot accueille avec simplicité tant pour un café ou un cocktail que pour profiter d'une carte courte où les accents méditerranéens ne sont jamais loin : poulpe flambé au pastis, turbot façon bouillabaisse, aubergine kefta... autant de clins d'oeil réussis à cette cuisine du soleil. Chaque assiette bénéficie d'un dressage soigné sans jamais tomber dans le chichiteux. La générosité est de mise dans une ambiance décontractée. Petits couacs au service pas bien graves. On aurait aimé une carte des vins un peu plus étoffée - une quinzaine de références -, mais d'un autre côté, toutes sont disponibles au verre. À noter le menu déjeuner à l'excellent rapport qualité-prix.


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