Maison
Restaurant

Maison

Un bon restaurant
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Depuis son départ du Clown bar, Sota Atsumi aura mis presque deux ans avant d'ouvrir sa Maison. Étonnant endroit sur deux étages aux murs intérieurs entièrement recouverts de tomettes. Cuisine ouverte sur la salle, table d'hôtes d'une trentaine de places à l'étage et chef qui n'a surtout rien perdu de sa verve. Il travaille des produits de qualité en provenance de producteurs souvent amis et use d'ingéniosité pour ne rien jeter : la seiche se décline en trois assiettes et les chutes de l'impressionnante côte de bœuf de Galice rentrent dans la farce d'une feuille de blette et civette fraîche. Un registre aussi enthousiasmant que précis. Le service trilingue fait preuve d'un remarquable professionnalisme. La carte des vins valorise des vignerons indépendants travaillant pour la plupart de manière raisonnée et propose aussi quelques bouteilles prestigieuses comme des corton-charlemagne.


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Petit Gris
Bistrot

Petit Gris

Un très bon bistrot
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Le jeune chef qui avait fait une première apparition médiatique éphémère dans l'émission Top Chef en 2015 a depuis roulé sa bosse. A seulement 25 ans, Jean-Baptiste Ascione a œuvré  à La Machine à coudes à Boulogne puis au Kube avant de se retrouver ici seul aux manettes. Un peu à l'écart de la porte de Champerret, ce Petit Gris démarre sur les chapeaux de roue. Dans une ambiance rappelant une campagne idéalisée, bien propre et végétalisée, avec des tables en bois brut, le concept des petites assiettes à partager est exploité à fond tant au dîner qu'au déjeuner. Même si à midi un menu plus classique en deux ou trois temps est aussi disponible. Il faut faire son choix parmi seize propositions classées par type (viande, poisson, végétarien et dessert), servies dans un format tapas et qui, toutes,  relèvent d'un sourcing soigné : porc du Tarn, tomates de Bruno Cayron ou bonite de Saint-Jean-de-Luz notamment. Saveurs percutantes, audaces maîtrisées et plaisir bien réel pour une expérience à renouveler. Un bémol cependant avec des desserts moins aboutis que le reste. Carte des vins encore sage dans ses propositions et qui devrait afficher à l'avenir un peu plus d'engagement. 


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Vertus
Restaurant

Vertus

Voilà une adresse qui a de quoi surprendre : qui pourrait imaginer qu'un chef japonais vienne s'installer dans cette calme rue de Boulogne-Billancourt ? Mitsuru Yanase, formé au japon (notamment à la préparation délicate du fugu) est en fait tombé amoureux des viandes européennes. Au Severo, il a acquis les techniques de maturation, de cuisson et d'assaisonnement, qui, mâtinées de ses origines nippones, confinent à une certaine perfection. Pas besoin de s'attarder sur la décoration des lieux, puisqu'il n'y en a pas ou si peu, le spectacle se joue dans les assiettes à commencer par cet exceptionnel tartare de vache normande à la japonaise. Dommage cependant que les garnitures paraissent un peu faiblardes face à tant de maestria. Courte carte des vins qui mériterait de s'étoffer. 


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Mieux
Bistrot

Mieux

Un très bon bistrot

Le préchi-précha humaniste n'est pas toujours garant de bienveillance comme le choix des produits responsables ne fait pas d'emblée les meilleurs repas. Ici, tout s'aligne, au point que l'enthousiasme des convives empêche presque de s'entendre. Comme leur nom l'indique, sur la courte carte qui change presque chaque jour, chaque ingrédient est ici à sa place. On apprendra ainsi, en sentant le goût de la flamme à la surface du poisson, ce que signifie "bonite torchée". Sarrasin, câpres, criste-marine, chèvre sec : ces petits plus ne sont pas là par hasard. A chaque étape, le chef joue sérieusement son rôle d'intermédiaire entre la nature généreuse, en amont, et les gloutons en salle, qui le sont tout autant.  Les assiettes en céramique choisies, dressées selon les canons d'instagram, ne laissent pas sur sa faim, d'autant qu'un jus, une sauce, une crème invitent à nettoyer le fond avec le bon pain ou le bout du petit doigt. Côté cave, pas de caricature non plus : du nature, mais du sérieux et des conseils avisés. L'addition peut grimper, le soir, d'une gourmandise à l'autre —telle est la contrepartie d'une maison qui se veut respectueuse du travail des producteurs et, surtout, qui sait donner envie de prendre le temps de ne plus quitter la table.


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Flocon
Bistrot

Flocon

Un bon bistrot

Goupillée par un ancien des Pantins (à Pantin, donc), cette nouvelle adresse de la Mouf' est l'une des seules à apporter un peu de niaque à un quartier culinairement sinistré. Pas d'esbrouffe dans le cadre, du bleu, du blanc et des chaises blondes, avec, cependant, un éclairage lumineux apporté par une grand baie vitrée donnant sur un joli jardin (hélas privé!). Le parti-pris de la maison est de s'appuyer sur des produits dits "sourcés" proposés en un impeccable menu déjeuner (également disponible le dimanche midi) et en une carte appétissante au dîner (comptez alors 40 €). Tout y est très frais, percutant dans les saveurs,  et seule la sélection de vins, encore adolescente, n'est pas tout-à-fait au niveau des mets.


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Cocottes Arc de Triomphe (Les)
Bistrot

Cocottes Arc de Triomphe (Les)

Un très bon bistrot

Après avoir converti la rue Saint-Dominique à la gastronomie en jouant la mélodie de son "Violon d’Ingres" et poussé la chansonnette au "Café Constant» non loin de là, le chef Christian Constant essaime dans Paris ses «Cocottes». À quelques encablures de l’arc de Triomphe, il a posé ses célèbres Staub noires et bordeaux dans le décor du Sofitel revisité bois naturel, cuir et parquets, pour restituer la cuisine bistronomique à la marmite. On y déguste un tartare de saumon en entrée associé à des huîtres et du bar, relevé au gingembre et au citron. La salade d'asperges, œuf confit et condiment au sésame vaut également le détour quand la lotte rôtie, carottes fondantes aux noisettes du Piémont reste un must. Mais c’est la volaille des Landes rôtie au beurre d'herbes qui colle au plus près de la tradition occitane du chef : au "chic canaille" qui a fait son succès. En désert ne passez pas à côté de la tarte au chocolat. Et petit conseil pour le choix des tables, celles autour du bar sont certes plus basses mais plus tranquilles et moins bruyantes.


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Chai Éric Sertour
Restaurant

Chai Éric Sertour

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Éric Sertour, sommelier hors-pair, accueille ici dans sa "cave-à-manger" au cœur du vieux Bussy-Saint-Georges, sans oublier la terrasse ouverte dès les beaux jours. Tout est fait maison avec des produits de première qualité, planches de charcuterie espagnole de chez Maximiliano ou corse de la maison Pantaloni notamment et que prolongent les plats du marché. Sélection de vins évidemment pointue avec de nombreux vignerons qui seront les grands de demain. Service professionnel et souriant. 

 

 


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Hommage (L')
Bistrot

Hommage (L')

Un bon bistrot

En plein cœur du quartier chinois, le jeune chef Jonathan Lor a fait le pari d'une cuisine bistronomique. À côté des enseignes criardes de l'avenue de Choisy, son restaurant fait profil bas et se remarque à peine. Dans une salle moderne avec une cuisine ouverte se préparent des plats aussi travaillés que réconfortants et où se glissent tout de même quelques produits d'Asie. Si l'effiloché de canard avec sa déclinaison de pommes de terres fumées au foin nous replonge dans des saveurs traditionnelles françaises, le bœuf saté pour sa part décolle directement pour la Thaïlande. Présentation soignée des assiettes. La carte des vins très correcte n'offre que peu de surprises.


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Traversée
Bistrot

Traversée

Un bon bistrot

Un bistrot inattendu puisque disposant de trois petites salles sur trois niveaux avec deux entrées sur deux rues différentes (d'où l'enseigne) qui a su rapidement trouver son public grâce à son service jeune et souriant et la qualité de sa cuisine. Laquelle est à deux vitesses, excellent menu au déjeuner à prix plancher (20 €) et petites assiettes, cependant copieuses au dîner. Bon choix de vins de propriété à tendance bio que l'on peut même découvrir sans nécessairement déjeuner ou dîner puisque la maison dispose d'une licence bar.


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Panda Panda
Restaurant

Panda Panda

Dans le cadre de la collaboration économique franco-chinoise, saluons cette création dont les deux jeunes boss sont français et le personnel en cuisine, asiatique. Ils ont lifté une ex-table italienne, poutres peintes en blanc, plantes vertes, dragon stylisé en néons multicolores (très réussis), arrière-salle sous verrière... et opté pour une courte carte de plats de Hong-Kong et Taïwan avec, en vedette, les modeux baos, sorte de brioches chinoises que l'on peut garnir de différentes farces. Pas de prise de commande par le personnel (uniquement français), mais une fiche que l'on remplit au crayon et service ultra-rapide car on sent bien que selon les principes du marketing il faut que la rotation de la clientèle soit rapide. Cela nous a valu de voir débarquer nos trois assiettes commandées en même temps. Mais l'ensemble se tient bien (excepté une sauce tamarin à la fois trop sucrée et trop salée), avec une cuisine sans glutamate (tant mieux), facturée un peu plus cher que dans un chinois de quartier tout en étant plutôt copieux. Comme le choix est cependant réduit, il faudra voir si la carte se renouvelle. Bon choix de boissons en prime, avec cocktails, sakés, thés, bières artisanales à la pression et vins de propriétaires parfaitement sélectionnés.


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