Bistrot Pierre Lambert (Le)
Restaurant

Bistrot Pierre Lambert (Le)

Un bon restaurant

Le nom du lieu revendique l’appartenance au monde des bistrots. La salle au design épuré, simplement meublée mais suffisamment aérée pour ne pas s’inviter dans l’assiette du voisin le confirme. La table en revanche mérite la tour Eiffel qui récompense le "bon restaurant". Le chef Pierre Lambert, self made cuisinier, n’a pas fait ses classes chez les grands. Il a joué les GO au Club Med, a cuisiné chez Coste et a même tâté de la restauration collective avant de devenir chef au Carte blanche, rue Lamartine à Paris. Sa cuisine est intuitive, raffinée, haute en goûts, de haut vol. Rien n’est banal ici, tout est raffiné et surtout ludique. À commencer en amuse-gueule par une interprétation magistrale du hamburger, frite déstructurée et sorbet au Coca-Cola qui pourrait inspirer une célèbre chaîne américaine avec un M pour enseigne. Le gastronome en culottes courtes de la table d’à côté l’a confirmé. Puis on voyage avec l’œuf tacos et son bouillon disparu, l’asperge en tempura, le sashimi de bonite et de foie gras sauce miso et yuzu, le bœuf simmental sauce cambodge et ses chips de riz. Retour dans l’hexagone le temps d’une tombée de cabillaud au beurre blanc, classique et précise. Puis cap à l’est avec la forêt noire revisitée et sa crème de lait mousseuse qui montre que l’imagination débordante du chef ne se cantonne pas au salé. Rien d’étonnant à ce que le facétieux Jacques Décoret à Vichy ait été le mentor du chef. La carte des vins joue le bio, les références pourraient être mieux sélectionnés mais on peut se raccrocher à quelques réussites. L’entrée et le plat vous coûteront 38 € au déjeuner. Le soir, les formules en trois, quatre ou cinq plats sont tarifées de 46 à 62 €. On s’ennuierait en banlieue ? Pas chez Lambert.


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Montcalm
Bistrot

Montcalm

Un bon bistrot

À l’exception d’un bout de mur bleu canard et d’un comptoir au plateau en marqueterie marquée par l’âge, la déco est un peu couleur muraille: William (dans la cambuse) et Guillaume (en salle) ne semblent pas avoir mis tous leurs sous dans les rideaux. Ils se rachètent largement avec leurs assiettes. Au déjeuner, cantine de voisinage avec des propositions à prix serrés et choix tout aussi réduit (entrée et dessert imposés, choix entre deux plats). Le soir, cuisine dans le même style, carte un peu plus étoffée (trois entrées par service), nettement plus chère (carte environ 45€). Mais toujours de la fraîcheur, de bons produits, des goûts taquins (crème de curcuma, glaces au chèvre, au yuzu, à la chartreuse, pannacotta à la badiane), des cuissons au trébuchet. Choix de vins tendance « nature » souvent personnel et intelligemment commentés. 

 


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Jouvence
Bistrot

Jouvence

Un des meilleurs bistrots de la ville

Superbe écrin pour ce bistrot que cette ancienne pharmacie dont on a intelligemment préservé boiseries, carrelages et monte-charge à poulie, simplement réhaussé de tables et d'un comptoir en marbre et cuivre. Plaisir des yeux donc et du palais, grâce à la précision des assiettes du chef, toujours séduisantes, jamais aventureuses, Même si, confessons-le, notre plat principal, n'avait pas la prestance de l'entrée et du dessert, par manque de sel et d'un peu d'iode. La sélection de vins, fortement nature et bios, est elle aussi d'une intéressante conception, favorisant les "déclassés" (vin de pays).


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Roger la Grenouille
Bistrot

Roger la Grenouille

Un bon bistrot

Une institution restée dans son jus, au charme incontestable et reprise avec un certain panache par François Pagot. La grenouille, même si elle fait bonne figure à la carte, se montre aujourd'hui un prétexte pour mettre en avant un registre bien français, entre plats de ménage (terrine, poulet Marengo) et grignotages en phase avec l'époque (double croque-monsieur, burrata ou pannacota). Sérieuse carte de vins classiques. 


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Dame Jane
Bistrot

Dame Jane

Un bon bistrot

Rue Ramponeau, du nom de Jean Ramponeau qui, selon Louis-Sébastien Mercier « abreuvait la populace altérée de tous les faubourgs, à trois sous et demi la pinte : modération étonnante dans un cabaretier, et qu'on n'avait point encore vue jusqu'alors ! ». Jusqu’en 2005, la fraternité Les Sœurs de Nazareth y tenait une soupe populaire. Désormais, dans un décor esthétiquement dévasté (tables disparates, chaises d’école dépareillées, beau carrelage sur les murs) c’est Julie Caute qui concocte et sert avec le sourire une carte réduite (deux propositions par service) renouvelée chaque jour. Un goût affirmé pour les préparations simples mais pas bêtes, les légumes justement cuits et les herbes (soude, obione), les pieds de nez (glace maïs), les vins expliqués sans pédanterie. Une cinquantaine de vins nature, une bonne dizaine de bières artisanales. Vente à emporter.

 


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Os à Moelle (L')
Bistrot

Os à Moelle (L')

Un bon bistrot

Passée pour disparue après sa vente par Thierry Faucher en 2011, cette adresse fut ressuscitée trois ans plus tard une fois rachetée par… ce même Thierry. Un coup de boomerang salvateur pour une cuisine bistronomique exemplaire que cet élève de Christian Constant et cousin "de brigade" avec Camdeborde a su imposer dans le quartier. Le chef n'a qu'une ambition : régaler ses convives quel que soit leur budget. D'où la renaissance également de La Cave de l'os à Moelle juste en face, aux tarifs plus doux mais d'une convivialité bien réelle.


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Bien élevé
Bistrot

Bien élevé

Une cantine bien élevée et bien sage pour les propositions (réduites) du déjeuner. Elle s’élève si l’on choisi, hors menu, les viandes maturées. Bonnes frites à la graisse de bœuf. Une petite quinzaine de vins au verre. 

 


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Mazenay
Bistrot

Mazenay

Un très bon bistrot

Le Mazenay, réjouissant et discrète adresse bistronomique, propose une cuisine bourguignonne classique et bien troussée dans un cadre sobrement raffiné. À la carte, des marqueurs de la tradition, à l’instar des escargots sauvages aux herbes, du pigeon impérial au sang ou du baba au rhum. Le dressage colle bien au "look" du moment : la patte du chef se retrouve notamment dans les attentions végétales venues d’ailleurs qui viennent égayer les assiettes. Pour les porter, pas moins de 200 références en vins, dont une belle déclinaison au verre. Menu déjeuner complet bon marché.


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Divellec
Restaurant

Divellec

Un bon restaurant

L'ancien Le Divellec qui a perdu son article depuis sa reprise par Mathieu Pacaud ne ménage pas ses efforts pour faire venir la clientèle, tables dressées sur le trottoir dès les beaux jours et avec photophore quand la nuit tombe. L'aménagement intérieur flatte tout autant le chaland, avec coins et recoins pour plus ou moins d'intimité, plantes spectaculaires ou notes décoratives bienvenues. La carte ne manque pas non plus d'atouts ou d'arguments, essentiellement marine et fidèle au style de Bernard Pacaud (le père) avec des assiettes travaillées et toujours justes dans les assaisonnements ou les compositions. Les desserts restent la partie congrue de l'offre mais la cave affiche une réelle opulence avec une sélection ambitieuse et des tarifs élevés. D'une manière générale, l'addition s'envole vite ici, ce qui explique peut-être cette ambiance un peu m'as-tu-vu qui peut faire fuire le (simple) bon-vivant. 


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Quinsou
Bistrot

Quinsou

Un des meilleurs bistrots de la ville

Le cadre brut de la salle n’a de chaleur que celle de sa luminosité et, le pas de porte franchi, on se sent à peu près aussi réconforté que dans une salle de classe. Le service également est ascétique : un minimalisme aussi peu performant que voyant, surtout sur les suppléments, assez nombreux sur la carte. Bref, en salle, l’ensemble est à l’exact inverse de la cuisine d’Antonin Bonnet, disciple de Michel Bras et ancien du Sergent Recruteur, qui exprime un talent vivifiant dans la qualité d’assiettes aussi puissantes qu’épurées. C’est à un mouvement de fond qu’il convie, tellement absolu et délicat qu’il resserre la profondeur de champ à la seule précision des mets dégustés, ce qui n’est pas un mal. En prise directe, on oublie l’alentour, frappé par la seule qualité des textures, l’explosion des arômes et le jeu des acidités. Alors bien sûr l’excellence à un prix qui le soir devient vite aussi élevé que le vol onduleux du passereau-pinson dont le restaurant tire son nom, mais devant l’emprise végétale de la stratosphérique déclinaison de racines tubéreuses lissées d’une réduction sucre muscovado-vin rouge, rien n’a plus vraiment droit de cité. Chapeau bas Monsieur Bonnet !


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