Clown Bar (Le)
Bistrot

Clown Bar (Le)

Un très bon bistrot

Zinc Nectoux coiffant un comptoir accueillant, l'enseigne ne ment pas, puisque ce bar fut il y a quelques lustres point de ralliement pour piliers de vins nature qui en étaient à leur balbutiement. Quant aux clowns (le bistrot est contigu du Cirque d'Hiver), ils figurent en frises de Sarreguemines 1900 colorées exécutant leurs facéties, et sertissent un sous-verre en plafond chatoyant. Au final ? Une inscription aux Monuments Historiques pour ce petit bijou, dont on profite pleinement installé au bar, sur tabourets ou guéridons hauts. Quant à la cuisine, sous la houlette d'un chef coréen, elle n'a rien de burlesque, en témoigne cet œuf parfait, vraiment parfait car tremblotant de cuisson précise, marié d'une purée de céleri émulsionnée et dégageant des effluves odorantes de shitakés. Comme un avant-goût d'une carte quasiment à double inspiration. Notes asiatiques partielles côté entrées, tartare de bœuf à la sauce coréenne et chips de nori, sériole maturée, ponzu, concombre lactofermenté et kumquats, et plats principaux versant cuisine bourgeoise : vol-au-vent de ris de veau, chanterelles, épinards et sarriette, ou tourte de pigeon de Mesquer (pour 2) et foie gras, sucrine et purée de châtaignes, ayant pour effet de faire grimper l'addition à juste titre (produits nobles). Le menu déjeuner restant pour sa part tout-à-fait convaincant et idéal pour une première approche. Gilles Dupuis


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Comptoir sur mer (Le)
Bistrot

Comptoir sur mer (Le)

Un bon bistrot

Carrelage au sol et sur le murs, une vingtaine de places au bar et sur les deux tables d’hôtes, quelques places encore sur le trottoir. Depuis sa cambuse ouverte surélevée, Olive Davoux (épaulée au service et aux vins par Claire) tient la barre de ce caboulot exclusivement dédié aux poissons, coquillages, crustacés et céphalopodes. En version tapas colorées (c.a.d. portions réduites « à partager »), des produits très frais, scrupuleusement sourcés, taquinés par des agrumes ou quelque touches épicées. Parfois des raretés (foie de lotte). En bande son en sourdine, la playlist perso d’Olive (hip-hop et rap de Hi Tek ou Pete Rock). Le samedi et le dimanche, entre les services, (de 15 h à 19 h 30), dégustation d’huîtres et de coquillages et vente à emporter (sur réservation). Carte des vins  (tendance « nature » mais personnelle, judicieusement expliqués). 

 


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Orillon Bar
Bistrot

Orillon Bar

Un très bon bistrot

A défaut de se lamenter sur l'invasion de la street food et du recul du bistrot de quartier (quoique...), l'Orillon bar, en plein Chinatown bellevillois, valeur sûre, rassure. Troquet d'angle comme il se doit, attaque à 8 heures du mat' et non-stop parfois jusqu'à point d'heure (légalement, deux heures du mat'). Tout y est, croissant, jambon-beurre, planches charcut'-fromentons, l'Equipe et Libé à dispo, etc. Manquent juste la piste de 421 sur le zinc-comptoir mouluré mais pas l'envie de prendre racine, d'interneter, de partager un godet, et la mauvaise blague serait de vous faire dégager parce que vous voulez y faire souche. Aucun risque avec la nouvelle équipe qui, après une décennie sous la houlette de Thomas Chevrier au service de cette cambuse amicale, vient de prendre le relais, ne changeant rien à une formule qui gagne, surtout au déjeuner-semaine. Au sein d'une petite salle (désormais ripolinée de blanc) où on partage tables, conversations, verres de contact et plus si affinités, l'ardoise du jour se décline façon menu ouvrier (22 euros) et taquine même le produit noble avec talent (ce jour-là, rognon de veau et thon cru mariné). À tel point qu'on se demande même pourquoi on devrait se coltiner courses et fourneau, quand on vous livre sur un plateau une vraie cuisine, habile et phosphorée, qui certes reste un peu modeste en quantité, mais réjouit les cœurs. Au dîner, on change de braquet, avec poitrine de cochon fumé et compote de pommes aux noisettes, ragoût d'agneau, risotto d'épeautre et crème de champignons... (assiettes de 8 à 30 euros pour une pièce de viande à partager) et toujours dans cette atmosphère à la sans-façon.Gilles Dupuis


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Servan (Le)
Bistrot

Servan (Le)

Un très bon bistrot

Le Servan occupe une place qui lui est propre dans le paysage gastronomique de la capitale. Avec sa cuisine à la fois ancrée dans le terroir français et matinée, pour ne pas dire épicée, de saveurs asiatiques. Le tout joué dans l’espace d’un ancien café en angle de l'arrondissement qui vient d’ailleurs d’être rafraîchi. C’est là que depuis bientôt cinq ans les soeurs Levha (Tatiana en cuisine, Katia en salle), passées l’une comme l’autre par des grandes maisons, œuvrent pour bousculer les idées reçues sur l’offre bistrotière parisienne. Sauce soja, gingembre, piment, basilic thai, shiso, arachides, miso… viennent balancer les plats canailles tandis que la carte des vins s’aventure volontiers sur le terrain des vins nature - parfois malheureusement un peu trop. Le service, jeune et masculin, est un poil nonchalant mais l’assiette l’emportait jusqu’alors sur le reste pour s'arrêter à ces détails. Très récemment, le Servan a abandonné sa formule déjeuner à 28 € qui en faisait une cantine des bons jours. Désormais, l’addition grimpe très vite dans les tours si l’on veut faire la totale « entrée-plat-dessert », d’autant plus avec une carafe d’eau purifiée tarifée à 5 €.


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Bistrot Paul Bert
Bistrot

Bistrot Paul Bert

Un très bon bistrot

C'est une institution où, quand ils ne sont pas eux-mêmes au piano, les collègues chefs aiment se retrouver, dans cette ambiance de bistrot rétro animée avec plusieurs salles en parallèle toujours bondées, au service virevoltant. Belle cuisine traditionnelle jamais prise en défaut, rehaussée de touches originales, portions généreuses, cuissons parfaitement maîtrisées, formule déjeuner très avantageuse, clientèle aux anges… et carte de vins étourdissante.


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Auberge Le Quincy
Bistrot

Auberge Le Quincy

Un très bon bistrot

On se pince : le monde change et l'auberge du Quincy demeure. Toujours pas de CB. Encore épinglées au mur, les pulpeuses créatures de Wolinski qui feraient aujourd'hui bondir les comités #metoo. Inoxydable aussi, le serveur chafoin dressant les assiettes avec nonchalance. Et, bon pied, bon œil, l'inimitable Bobosse qui vous renverra au Mc Do ou au kebab si vous évoquez la possibilité de partager une entrée ou de vous priver de dessert. Dans ce décor, heureusement, la cuisine aussi est comme elle a toujours été. Le chef, que l'on pourra saluer devant ses fourneaux en allant aux toilettes, connaît son métier. La tête de veau ravigote, parfaite dans son poêlon de cuivre. La blanquette de veau à l'ancienne, comme elle devrait être à la maison. La poularde au vin jaune et morilles, 20/20 en cuisson et 20/20 en sauce. En fin de repas, les desserts peuvent surprendre, sucrés comme autrefois, mais encore faut-il avoir gardé un peu de lucidité pour en juger, ce qui n'a rien d"évident après l'épreuve calorique subie en début de repas. Bref, une auberge à classer d'urgence comme monument historique. 


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Mélac
Bistrot

Mélac

Ne le cachons plus... Mélac sans Mélac, ce n'est plus Mélac. Si cette aimable légende du bistrot aveyronnais a cédé son affaire il y a plus de deux ans, l'héritage n'est pas totalement assumé … Certes, les lieux sont intacts, tables bistrot, arrière-salle plaisante pour les groupes, casiers à vins, poutres, jambons suspendus, affiches bachiques à foison, tout y est. Mais comment expliquer ce pain de campagne plus que mou du genou, cette terrine de sanglier annoncée maison mais dont le pedigree réel susciterait quelque doute, et surtout un chapitre vins, certes abondants et peu chers, cependant plus que négligé: sélection peu passionnante, références manquantes, fautes d'orthographe (Lagresette au lieu de Lagrezette) et comble de la négligence, un cornas et un côte-rôtie (sic) estampillés du cépage malbec pour le premier, et des cépages malbec, côte, merlot et tannat pour le second, au lieu de la syrah ? Est-ce encore un bistrot à vins sérieux, on en doutera, est-ce encore un troquet fouchtra (même sans la mythique truffade), oui pour le moment...


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Zygomates (Les)
Bistrot

Zygomates (Les)

Un bon bistrot

Les Zygomates campent aux antipodes des modes éphémères : c’est un restaurant de quartier, situé dans une rue tranquille de l'arrondissement, fréquenté par une clientèle d’habitués. Le décor, cynégétique, se singularise par une impressionnante collection de réveil-matin (plus de 300 !) répartis entre les deux petites salles à manger. La cuisine du chef, Christophe Baron, est à l’image du lieu et du décor. Point de fantaisies moléculaires, mais des plats classiques et copieux, à base de produits frais.  Des exemples ? Tartare d’avocat aux écrevisses et huile de basilic, filet de bar à la crème de saumon fumé maison et, en saison de chasse, le col vert en deux façons ou le lièvre à la royale. Efficace et sans chichi. Bonne sélection de vins abordables aux alentours de 35 - 50 €.

 


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Ébauchoir (L')
Bistrot

Ébauchoir (L')

Un bon bistrot

Une institution qui colle parfaitement à l'histoire du quartier et de ses artisans qui avaient ici leur rond de serviette. L'adresse restée dans son jus, vite animée et bruyante, garde son empreinte bohème avec un menu au déjeuner plus qu'accessible et une carte certes plus ambitieuse le soir. La cuisine sait parfaitement faire le grand écart entre harengs marinés maison ou foie gras au melon et safran, rognon de veau ou Saint-Jacques poêlées. En gardant ses repères avec un gâteau de riz grand-mère qui reste irrésistible et indétronnable. Cave impressionnante aux nombreuses références et intelligente au choix important de vins au verre. 

 


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Yard
Bistrot

Yard

Un bon bistrot

Ce bistrot fait à ce point florès que, le jour de notre repas, une dizaine de personnes furent recalées au déjeuner, faute de place. C’est dire si ce restaurant de poche vaut le détour. En revanche, mieux vaut éviter la table pile à côté de l’entrée, à cause des entrées et sorties incessantes et des courants d’air… Désormais entre les mains de Clovis Ochin, aficionado du vin nature, l’endroit plait par sa cuisine inventive. Baptiste Trudel, un ancien de Guy Savoy, peaufine des assiettes lisibles et esthétiques, avec peu d’ingrédients pour mettre en valeur le produit. Ce qui n’empêche pas quelques maladresses, comme la cuisson approximative de l’espadon, légèrement rosé par endroits. Quelques vins au verre suggérés à l’ardoise.


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