6 Paul Bert (Le)
Bistrot

6 Paul Bert (Le)

Un très bon bistrot
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Si Bertrand Auboyneau est devenu en quelques années le mogul de la rue Paul Bert, avec pas moins de quatre établissements installés dans un périmètre aussi réduit, le capitaine maintient le cap en sachant faire confiance à de jeunes pousses de la gastronomie. Avec le chef Hidéo Uemara, il détient un véritable talent. La salle, à la tendance bruyante, qui allie la tradition du zinc et la modernité de la cuisine ouverte, accueille au déjeuner une clientèle vite devenue fidèle avec un menu au rapport qualité/prix imbattable. À la carte et notamment au dîner, les propositions affichent un peu plus d'audace, bonite fumée au foin ou risotto à l'encre de seiche dynamisé par un fenouil confit. Tout en impressionnant par leur parfaite maîtrise ou technique, sauces ou jus de haute volée notamment. Conseils toujours judicieux du service pour faire son choix parmi l'impressionnante sélection de vins.


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Traboule (La)
Bistrot

Traboule (La)

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Quelques récents travaux ont apporté un peu plus d'espace à la vingtaine de couverts jusqu'à en faire une adresse confortable, rassurante, intimiste. Autre nouveauté, l'arrivée d'un chef taïwanais formé auprès de la sainte-trinité gastronomique, "Robuchon - Ducasse - Alléno". Accompagné d'un commis en cuisine, il envoie des assiettes aussi soignées que dans les grandes maisons, précision des cuissons, accompagnements différents selon les plats et dressages millimétrés. À la carte, des produits souvent disparus ou délaissés apportent une touche bienvenue, salsifis en ce tout début de printemps ou langue de bœuf retravaillée dans un registre contemporain et accompagnée de pois chiches. La bavette de bœuf, à peine fibreuse, parfaitement cuite, arrive relevée d'un jus réduit, avec son chou presque croquant et assaisonnée par la présence d'anchois. Compositions tout aussi bien pensées pour les desserts, gâteau au chocolat à la fois d'une grande simplicité ou pureté et que sucre la crème glacée, ou millefeuille presque croquant à base de noisettes. La cave se limite à quelques vignerons bien choisis, fait un tour presque complet des régions françaises et met en avant une sélection aux verres somme toute raisonnable. Pierre-Yves Chupin 

 

 


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Casimir (Chez)
Bistrot

Casimir (Chez)

Un bon bistrot

Seconde jeunesse pour ce bistrot qui fut le repaire canaille de Thierry Breton. L'équipe qui a repris la maison et exploite déjà plusieurs enseignes à Paris (Bonvivant, Grandcoeur...) a eu la bonne idée d'élargir les horaires (dès 9 heures le matin) pour vivre au rythme d'un vrai café de quartier, peinardement logé au chevet de l'église Saint-Vincent-de-Paul, avec terrasse en zone piétonne. Hors cette agréable privilégiature, le bistrot a repris intérieurement du poil de la bête grâce à un bon coup de peinture qui redonne de la luminosité à l'ensemble et affiche open 7 jours sur 7. Pas vraiment de révolution à la carte quoique appétente, rillettes de canard maison, panisse à la ricotta, aile de raie meunière, côte de cochon du Perche panée, mousse chocolat... si  ce n'est de mettre en avant des pièces à partager, canette de Challans au foin, carré d'agneau de Sisteron ou, sorti des limbes gastros, un bœuf Wellington (comptez de 80 à 90 euros). A l'usage, les croquettes de jambon au coulis de piquillos sonnent juste, un peu plus que le quasi de veau basque au poivre manquant de moelleux, sans trop s'attarder sur les bonnes grosses frites maison <à la peau>, non épluchées, que nous qualifierons méchamment de <à la feignasse>. Fin de parcours avec le paris-brest, dessert « égérique » de Casimir, au bon chou mais à la mousseline au praliné bien timide en pralin. Un p'tit coup de réglage serait bienvenu. Gilles Dupuis


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Monsieur (Chez)
Bistrot

Monsieur (Chez)

Un des meilleurs bistrots de la ville

Tout près de la Madeleine, un bistrot chic avec sa frise de bonnes bouteilles et ses serveurs en chemise blanche, cravate et tablier rayé. Des nappes au blanc impeccable, de la moquette, et des illustrations de l'époque où la pub s'appelait réclame. Quelques tables en terrasse dans la rue. Le nouveau chef, Jonathan Hamel, semble s'adapter à merveille au registre quasi immuable de cette adresse historique du quartier. Il a repris la version maison de la blanquette, à savoir sans accompagnement de riz mais avec pommes terre cuites et servies dans la cocotte. En revanche, son œuf mayo surprend et même déçoit : l'œuf  est ici proposé entier avec un jaune hélas plus que figé et, ce, malgré la macédoine de légumes qui relève et tonifie l'assiette. Ce sérieux cuisinier se révèle pourtant à l'aise dans le sucré comme dans le salé. De la bonne cuisine française, avec escargots, bourguignon, sole meunière, crêpe suzette... et, last but not least,  une belle carte des vins où l'on sent la pâte des pères fondateurs, Carole Colin et Denis Jamet, à la tête du restaurant Les Climats, le temple parisien des vins de Bourgogne. On regrettera seulement l'absence de menu, qui fait vite grimper l'addition, mais le plaisir a son prix.

 

 


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Lazu
Bistrot

Lazu

Un très bon bistrot

Marc Favier, ex-bras droit de Piège, qui a fait le succès de cette adresse, a laissé les clés de la maison à un ancien second de Bruno Doucet (Régalade), Bruno Lazurowicz. Lequel, tout en gardant le dispositif d'ensemble (dominante bleue, mur-miroirs, chaises cannées et bistrots, table d'hôtes centrale...) a ajouté le grain de sel d'un jeu de clichés noir et blanc de la tribu Gainsbourg! Et opté pour une formule de menu-carte (42 euros) au choix large (six plats) avec quelques suppléments justifiés pour les produits plus nobles (ris de veau, pigeon...). Le métier est bien présent, la générosité, quasi légendaire de la bande de la Régalade est au rendez-vous et les plats très gourmands à l'instar de notre poisson dont nous n'avons pas perdu une once de bouillon. Peut-être notre dessert aurait-il du être un poil plus beurré (la crème praliné) pour que nous soyons enthousiastes. Carte de vins d'une très belle ampleur pour ce type d'établissement, qui doit frôler les 250 références, et particulièrement riche en bourgognes.


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Braisenville
Bistrot

Braisenville

Un très bon bistrot

Braisenville, Retour vers le futur ? Pourquoi pas quand on sait qu'il y a une bonne décennie, Philippe Baranes le boss (qui officie également dans le Marais chez Dessance et exploite de part et d'autre de son Braisenville une table italienne et un bar à cocktails), initia le principe des petites assiettes vespérales, élaborées de façon originale à partir d'un four à braise. Rien n'a changé, entre succès de curiosité et fréquentation d'affidés convaincus, la valse à trois temps du menu déjeuner attrayant (saint-jacques crème de potimarron sauce cumin, filet de sanglier aux choux rouge et vert, tartelette de poires aux amandes) étant toujours de mise. Le lieu, tout en longueur, y compris le bar, ne manque pas d'allure avec son mariage de tendance vieux rose aux murs (expos photos) et ses plateaux de table rutilants, à base de granite et de minéraux à dominante anthracite, le tout rythmé d'un éclairage tamisé par de petits globes. Au dîner, il faut opter pour quatre <tapasassiettes> (une douzaine de propositions) afin de satisfaire ses zappétits-zurbains, davantage si vous avez l'estomac dans les talons. L'ensemble se tient fort bien, même s'il peut y avoir un creux de vague (la composition touffue et assez illisible accompagnant les chipirons), dans la mesure où l'audace de certaines assiettes est également une prise de risque. Gilles Dupuis


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Galopin (Le)
Restaurant

Galopin (Le)

Un bon restaurant
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En moins de cinq ans, Julien Simmonet n'a pas perdu de temps : rachat de l'ancienne adresse des frères Tischenko et refonte totale de la carte. Ce charmant restaurant ouvert sur la place Sainte-Marthe - la sainte patronne des cuisiniers - n'ouvre désormais qu'au dîner, à l'exception du samedi et bientôt du dimanche sous la forme d’un brunch. Le chef souhaite prendre le temps de soigner et de bien accueillir ses clients, souvent aidé par sa sœur ou sa maman, soit un seul service et un menu unique organisé autour de cinq plats que complète une proposition d'accords mets et vins. Son récent séjour de deux ans auprès de Zaiyu Hasegawa, le chef du réputé Den, marque de son empreinte japonaise le menu : travail sur les transitions entre les plats, utilisation du bœuf Wagyu, poisson selon la méthode ikejime, recours aux algues ou à l'huile de sésame notamment. Un registre qui reste toutefois bien personnel et qui, d'emblée, séduit dès la première bouchée autour d'une tartelette réunissant oignon, œuf de truite, poutargue et mimolette dans un camaïeu de tonalités orangées plaisantes à l’œil. Jusqu'au dessert et sa mise en scène réussie de légumes comme, par exemple, la courge servie avec un crumble maïs sarrasin et une réduction de pommes au caramel, ce jeune chef réussit un équilibre entre saveurs et arômes, entre harmonie et légèreté. Chaque détail du repas est pensé, choix du pain servi avec un beurre maison ou biscuit aux noisettes de sa Creuse natale en accompagnement du café. Il a la tête bien faite et une maturité impressionnante, à trente ans à peine. À suivre de très près, selon la formule … 


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Office (L')
Bistrot

Office (L')

Un bon bistrot

Tout a changé et en fait rien n’a fondamentalement changé à l’Office avec l’arrivée du nouveau propriétaire Charles Nikitits et du chef Charley Breuvart en fin d’année 2018. L'adresse demeure toujours attachée à cette cuisine de saison qui s'empare volontiers des classiques, à l’image de ce filet de bœuf Wellington. L’ambiance alterne entre la fréquentation des habitués du quartier au déjeuner et celle, le soir, d’une clientèle plus internationale. Il faut bien admettre que ce bout de l'arrondissement est devenu en quelques années une destination gastronomique à part entière, véritable observatoire des nouvelles tendances culinaires de la capitale. Un bémol toutefois, la disparition de la formule du déjeuner qui permettait de renouveler les visites à cette adresse sans trop regarder son porte-monnaie.


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Caillebotte
Bistrot

Caillebotte

Un des meilleurs bistrots de la ville

Si seulement on pouvait vieillir aussi bien que ce bistrot installé dans l’ancienne boutique de la famille du peintre Caillebotte ! Depuis 2014 où il a reçu le titre de "meilleur bistrot de l'année", il ne désemplit pas. Cette adresse du trio Franck Baranger, Edouard Bobin et Nicolas Chatellain (Pantruche, Belle Maison, le Coucou) continue de délivrer une cuisine de saison précise et racée, année après année. Dans cette ambiance chaleureuse où les places les plus recherchées demeurent - à juste titre - celles au comptoir, on est surpris voire saisi par l'excellence des saveurs comme celles de ces magnifiques ravioles de pot au feu et moutarde violette qui baignent dans un bouillon parfumé à l'estragon. Volontiers canaille, cette cuisine brille par sa gourmandise et son audace réfléchie. Une carte des vins du même tonneau fait plaisir à boire. Service efficace.


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Vivant 2
Bistrot

Vivant 2

Un bon bistrot

Deux petites tables et une dizaine de places au comptoir de marbre face au cinq cuisiniers. Accueil frimeur à la japonaise avec un « bonsoir monsieur » lancé en chœur: la clientèle, essentiellement touristique, est immédiatement séduite et fera, toute la soirée, assaut d’émerveillement devant chaque plat et chaque verre. Les amateurs de cru seront à la fête: quatre plats crus ou à peine « snackés ». Les produits sont incontestablement de grande qualité, des morceaux dit « de ménage » acquièrent de la noblesse (paleron) mais les portions sont un peu congrues et les prix diamétralement à l’opposé. Grande carte des vins  revendiqués « nature » (sans l’être toujours) allant fouiner jusqu’en Serbie ou en Croatie. À noter: les coordonnées bancaires demandées dès la réservation et un prélèvement de 60€ effectué pour une annulation à moins de 24 heures. Et si Vivant 2 est plein, plan B au Déviant, stand de street food proche, également cornaqué par la bande Touitou/Lacombe. Pas de table, pas de siège mais un comptoir où l’on joue des coudes: portions de 5 à 19€ et vins de la même eau qu’à côté.


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