Affable (L')
Bistrot

Affable (L')

Un des meilleurs bistrots de la ville

L'Affable a changé, désormais ouvert tous les jours, doté d'une terrasse parmi les plus élégantes d'un quartier qui s'y connaît en bon goût, et enrichi d'une carte de grignotages où terrine, œuf mayo et tarama permettent de se sustenter rapidement et légèrement entre deux rendez-vous ou en avant-spectacle. L'essentiel reste pourtant là, une cuisine qui aime les beaux produits (poissons nobles, belles pièces de viande) et soigne ses présentations à grand renfort d'herbes ou condiments, et un registre sans faille avec des incontournables comme le ris de veau à la cuisson précise et qu'accompagnent au gré des saisons légumes méditerranéens ou champignons des bois, ou le soufflé au chocolat servi tiède avec crème fouettée sans sucre à la vanille. Olivier Hélion, propriétaire et bon vivant, accueille des clients souvent devenus amis, gère ses tables avec une réelle gentillesse, et aime partager une cave toujours fort judicieusement alimentée. 

 

 


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Ami Jean (L')
Bistrot

Ami Jean (L')

Un des meilleurs bistrots de la ville
♥︎

La décoration hors d’âge envoie un signal trompeur. Depuis 17 ans, Stéphane Jégo fait semblant de tenir un vieux rade pour des soiffards sans manière alors qu’il cuisine à l’émotion. S’il lui arrive de crier, c’est pour la bonne cause : régaler les plus fines gueules de la planète avec des plats plus sophistiqués qu’ils n’en ont l’air. Le riz au lait, parlons-en ! Crémeux, croquant, avec juste un peu trop de sucre et ce qu’il faut de sel, pour rendre fou dès la première cuillère et faire tenir l’envie jusqu’à la dernière. Qui dit mieux ? Le chef cache une réjouissante créativité dans les détails de ses plats basiques, comme avec ces cheveux d’ange qui craquent sur un filet de bar fondant, ou cette poudre inventée à base de thym, romarin et basilic brûlés accompagnant la redoutable terrine. Au déjeuner, le menu en quatre services propose l’étendue de son savoir-faire, défendu avec humour par une équipe de salle qui sait s’adapter à son public. Au tarif d’un plat d’une gargote du quartier des Invalides. Même les vins au verre montrent l’ouverture d’esprit et la volonté de fidéliser les clients quand tant d’autres cherchent à les tondre vite fait pour ouvrir ailleurs. Possibilité d'emporter un repas complet ou simplement le fabuleux riz au lait.

 


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Sauvage
Bistrot

Sauvage

Un très bon bistrot

La girouette de La Marlotte toujours présente porte témoignage de la vie d'avant de cette adresse qui portait alors ce nom et était courue par le Tout-Paris. Chaises et tables de bois clair, carte simple pouvant changer deux fois par jour, c'est amusant, inventif et joliment dressé. Les cuissons des viandes comme du homard sont d'une rare précision, les desserts délicieux. L'équipe de salle est jeune et sympathique, la carte des vins invite à un incroyable voyage en IGP et VDF de "faiseurs de cru" géniaux. La facture finale est (relativement) élevée et en augmentation cette année, mais nul ne le regrette : la fête a un prix.


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Cantine du Troquet Cherche-Midi (La)
Bistrot

Cantine du Troquet Cherche-Midi (La)

Un bon bistrot

Depuis 2008, Christian Etchebest a eu l'idée affolante de proposer une cuisine simple, avec le sourire et à prix abordable. Et ça marche ! Dans les cinq établissements, on vous accueille sans prétention comme on vous propose des plats qui, sans mériter le détour, mettent en joie. Le chorizo de bienvenue est puissant, la terrine parfaitement campagnarde et le riz au lait plus que plaisant. Preuve d'un service bienveillant : voyant que nous étions déçus par une cocotte de coques un peu trop loin des côtes normandes, la patronne a proposé de lui substituer une côte de porc qui n'avait pas oublié d'être basque. La carte des vins, courte et originale, ne snobe ni la roussette de Savoie (Dupasquier 2012 à 29€), ni le malbec de Cahors (Clos Suigier 2015 à 26€). Cette "cantine", assurément, vaut mieux que bien des restaurants.

 


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Avant-comptoir de la terre (L')
Bistrot

Avant-comptoir de la terre (L')

Un très bon bistrot
♥︎

Au départ, ce troquet s’appelait simplement l’Avant-Comptoir, et servait à calmer la faim montante des clients en quête d’une table au très couru Comptoir du Relais. Devant le succès de ses assiettes à partager avec un verre de vin bien choisi, Yves Camdeborde a multiplié la formule - trois adresses du genre désormais dans le quartier - et rebaptisé le spot initial en Avant-Comptoir de la terre. Et pour cause, 80 % des produits qui composent les assiettes proposées ont des saveurs bien terriennes - le cochon occupe notamment une place de choix . Mais la formule n’a pas changé : aucune réservation possible pour trouver une place - un tabouret - au comptoir de ce local tout en longueur. Une chance, l'affaire est ouverte en continu. Du plafond pendent les classiques de la maison, entre tapas et petits plats typés sud-ouest, tandis qu’une ardoise affiche les suggestions du jour. Attention à ne pas trop se gaver de l’excellent pain de Thierry Breton et du non moins savoureux beurre Bordier dont une motte trône en libre service sur le zinc. Au risque évidemment de ne pas pouvoir faire le tour de la soixantaine d’assiettes proposées.


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Avant-Comptoir de la Mer (L')
Bistrot

Avant-Comptoir de la Mer (L')

Un bon bistrot

Dans les trois Avant-Comptoir d'Yves Camdeborde, dont celui-ci 100 % marin, c'est toujours la même histoire : une quarantaine de propositions suspendues au plafond et présentées sur les ardoises du jour qui laissent à l'évidence le choix et qui peuvent devenir un peu prise de tête! Mais cette prodigalité de choix est bien le marqueur de ce chef hyper-actif et inventif qui accueille d'emblée avec une belle motte de beurre de Normandie posée sur la comptoir et dont on se sert à volonté. Dans l'ensemble notre croisière tapas de la mer s'est bien déroulée, malgré deux écueils: une morue qui n'en était pas (un simple cabillaud salé) et une facturation démente pour un verre de vin de pays du Vaucluse à 11,50 € le verre. 


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René (Chez)
Bistrot

René (Chez)

Un très bon bistrot

 

Un charme intact et préservé, les deux salles claires encadrant le bar, les murs couverts d’affiches de galeristes, les tables nappées et immaculées et le service old fashion (long tablier blanc, gilet noir, chemise blanche, cravate ou nœud pap’) et fun (capable de revivre un match de foot tout en assurant un service impec’). Outre le semainier (pot au feu le jeudi, quenelle lyonnaise le vendredi…), la carte, immuable, déroule les classiques de brasserie. Céleri rémoulade exemplaire car confectionné au dernier moment et à la vinaigrette bien moutardée, os à moelle grillé de plus en plus rare à Paris, saucisson de Lyon pistaché de chez Sibilia, rognon de veau entier, les assiettes arrivent particulièrement copieuses. Grand choix de fromages bien affinés. Un des derniers bistrots où les tarifs comportent encore des centimes, la carte des vins bien pourvue reste accessible avec nombre de bouteilles en dessous de 30 euros. Pierre-Yves Chupin

 


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Ferrandaise (La)
Bistrot

Ferrandaise (La)

Un bon bistrot

La Ferrandaise? Une race bovine (viande et lait), originaire de chez les Arvernes (étymologie, Clermont-Ferrand), qui a failli disparaître et est en timide résurrection. D'où cette enseigne CQFD qui s'y consacre sous forme de veau, uniquement en fin de printemps et début d'été. Mais le patron, viandard et « tripard » bon teint, ne le passe pas à la trappe hors saison, le proposant en morceaux choisis (ris, foie, rognon, tête...), quand il ne biaise pas avec du bœuf limousin bio (côte, entrecôte, filet), élevé en ... Normandie. Chacun y retrouvera ses petits dans cette salle tout en longueur, historiquement poutrée, pierrée (avec superbe salle voûtée en sous-sol) et photogénique en diable  (vaste polychrome où figure la ferrandaise sur arrière-plan de volcans). De quoi satisfaire un étonnant aéropage d'universitaires ravis d'y fourchetter au déjeuner et d'y échanger en polyglottes avertis, façon vernaculaire Erasmus. Pittoresque... L'assiette y reste une affaire sérieuse, généreuse (notre blanquette servie en cocotte Le Creuset, la profiterole) et même parfois extrêmement percutante comme cette délectable terrine du patron, travaillée au couteau avec de vrais morceaux. Sans omettre que la fouchtrattitude n'est ici jamais loin, sous forme d'un florilège de charcuteries des fermes auvergnates à partager en avant-propos. Gilles Dupuis.


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Petit Verdot (Le)
Bistrot

Petit Verdot (Le)

Un très bon bistrot

Hidé Ishizuka, ancien sommelier à Cordeillan-Bages époque Thierry Marx puis au Hiramatsu, reprenait cet établissement historique en 2005. « À l’époque, j’avais demandé à Jean-Michel Cazes si je devais changer d’enseigne, celui-ci me conseillant vivement de conserver le nom » précise Hidé. Un bon conseil rétrospectivement, vu le succès du lieu qui ne désemplit pas. Notre Petit Verdot reste avant tout un restaurant d’habitués, d’œnophiles et de bons vivants. Le genre de tables qui tendent à disparaitre au profit de sandwicheries. La devanture en bois ou le décor de la salle (préférez toutefois celle du premier étage) ont gardé la patine du temps. Un peu comme la cuisine, franche, sincère et ses plats goûteux à la présentation jamais faite pour épater la galerie. Bien que l’équipe, Hidé en tête et son chef Katsu Nitta, soit japonaise, le registre se veut plus que jamais français et traditionnel. Le ris de veau provenant de la boucherie Desnoyers, parfaitement cuit, moelleux, sans être trop rosé, constitue pour beaucoup la spécialité de la maison. Même si le jour de notre passage, le canard col vert était préparé avec tout autant d’aplomb et de dextérité.  Les œnophiles trustent l’adresse pour sa carte des vins (300 références) à prix amicaux avec des coefficients tournant autour de 2 ou 2,5, plutôt que 3 ou 4 dans des établissements similaires. Il y a la carte des vins et puis tout ce qui n’y figure pas et que Hidé réserve à une clientèle à laquelle il entend faire plaisir. Il vous faudra montrer que vous méritez ces trésors cachés de la cave, ce qui n’est pas gagné d’avance, le patron étant difficile à convaincre.

 


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Moulin À Vent (Au)
Bistrot

Moulin À Vent (Au)

Un très bon bistrot

Eh, eh, poussez l'huis du Moulin à Vent et vous en resterez comme deux ronds de flan: zinc martelé (sens propre et figuré, le pauvre a du en voir...), portes de frigo en bois, dessertes hors d'âge, carrelage moucheté, miroirs biseautés, banquettes en moleskine courant sur toute la salle, réclames en V.O. ou en repros aux murs, "cadavres" alignés comme à la parade. Un bistrot qui a vécu, quasi-octogénaire dans son jus 1946, dont l'enseigne cru du beaujolais, rappelle qu'il se trouvait juste en face de la défunte Halle au Vins. Manquent simplement Maigret ou Gabin, au choix. En hommage à ce monument historique du bistrot et à la pérennité de la maison, les nouveaux proprios (millésimés 2019), bien et sympas dans leurs baskets, n'ont rien changé de la carte: gratinée aux oignons, os à moëlle, escargots, désuètes carottes et betteraves râpées (comme les pruneaux d'Agen à l'armagnac et même un calvados Lebey, sic!). Et en vedettes, le chateaubriand grillé (filet de bœuf de Salers) sauce béarnaise, et les immanquables cuisses de grenouille fraîches qu'on accompagne de pommes sautées à l'ail, lequel n'est pas mégoté puisqu'il embaume la totalité de la salle! De leur côté, l'œuf bio mayo maison, cuit au chrono, fait honneur à notre ASOM (Association de Sauvegarde de l'Œuf Mayonnaise) jusqu'à remporter cette année le Championnat du monde de l'œuf mayo, le navarin d'agneau pommes vapeur déborde de générosité et l'on s'achève en toute volupté à la profiterole géante sauce chocolat.

 


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