Bistrot

P'tit Chêne (Le)




Le Petit Chêne dans le 16 ème à coté de la maison de la radio : on France Intèrise pour bicher en société, on s’autorise de s’encanailler parcequ’on le vaut bien, on grandit comme des p’tits qui ont toujours faim, on bistrote parceque c’est tellement nous. Les codes du bistrot sont posés dés l’entrée, les candélabres dégueulent leur cire sur des tables dressées en papier, serviettes assorties, les ballons dansent en attendant de se remplir, les vielles photos chinées pour dire ou on est nous observent, bienveillantes, la trancheuse manuelle trône comme un miroir de bordel, vierge de charcuterie, l’ardoise s’affiche en écriture manuelle pour exprimer une carte attendue. Les vins transpirent dans leur intitulé entre deux feuilles plastifiées, ça colle aux mains….On est dans un bistrot, ça sent bistrot, pourvu que ce soit bistrot. Ben Ui on est dans une institution, le Paul Chêne en père protecteur, qui a fait grandir l’histoire et qui l’a posté au-dela de la rue Lauriston pour l’émanciper sur des terrains inconnus avec un ADN qui en pose. Alors allons y, fonçons telle une première ligne en finale de la coupe du monde de rugby a Aukland, on prend tout et on verra bien. Oeufs mayo, oignons frits, moui, 6,50 euros à la carte à partager quand on a faim, et on avait faim, rapport au prix on s’en sort ravi, Saint mars’lin pané quelques feuilles d ‘épinard pour la conscience moui, Renée Richard doit grogner, 9 euros, piperade avec des oeufs pour tchoutchouker et du jambon pour bistroter, moui 9 euros, une burrata…..arghhh….on a trouvé le mistigri…pfff.…commerçant jusqu’au bout…un pain délicieux, de campagne, qui sauce à tout va, et s’en suit des plats qui affichent leur identité. Un ris de veau à 34 euros, merci sofinco, mou du dedans par manque de cuisson, mou du dehors par manque de garniture 7 petits pois, deux shitakés, des frites délicieuses en escort girl, un filet de poulet à 19 euros,  la crème tiède, de la purée en escort girl, une entrecôte parfaitement cuite assaisonnée en mode palace, un gratin de pâte aromatisée à la truffe en bonne amie trop maquillée. Mais il est ou le bistrot, dans les plats qui datent, dans le décor qui fait date, kiki tient, deux jeunes filles charmantes, qui bisent à tous va les beaux gosses du coin, on est ni du coin, ni beau,  elle est ou l’âme qui fait vivre l’endroit…?  Disneyland quand tu nous tiens…!! Faim, oui encore, dessert, oui, évidemment, soufflé au chocolat….à pleurer tellement il met tout à plat et balance à la gueule le parfait, une claque de gros bras qui rend humble et heureux, un point final de bonheur pour une soirée moui. Au fait on a bien bu, du bourgogne à redonner soif a celui qui a trop bu,  un Pommard 1er cru Vielles vignes Les Parcellaires 2019 à 190 euros, on fêtait un truc tout de même,  le Petit Chêne était plein, archi plein,  nous aussi, on était la, porté par l’envie, manquait juste ce supplément d’âme et de sincérité qui aurai fait de l’image du bistrot une belle histoire de bistrot.
 


Notre repas du : 
02 juin 2022
Prix : 
69.00 €
pour ce repas avec un verre de

Saint-marcellin pané - Ris de veau - Soufflé au chocolat.